Week 5 : Redskins at Ravens

Week 5 : La parole est à la défense

Washington Redskins 1610 Baltimore Ravens

Apres avoir égalisé le bilan de la franchise a deux victoires pour deux défaites, les Washington Redskins se sont déplacés à Baltimore pour affronter les Ravens, pour y disputer le derby du Maryland comptant comme le 5e match de cette saison. Les hommes en Bourgogne et Or avaient à cœur de maintenir leur série de deux victoires consécutives face à une équipe qui s’est retrouvée en difficulté sur plusieurs domaines du jeu la semaine dernière à domicile face aux Raiders.

Les joueurs de la capitale ont réussi à s’accrocher dans un match ou le niveau des deux équipes était relativement proche.
La défense un peu maladroite de la semaine précédente a laissé place à une escouade plus impliquée dans son rôle ce qui a permis de pallier les quelques erreurs de l’attaque.

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Le premier quart temps débute et les locaux récupèrent directement le cuir. Les Ravens débutent alors un drive sans fin, petits gains après petits gains, face à une défense encore quelque peu hésitante. Les snaps se rapprochent toujours un peu plus de la zone d’en-but et Joe Flacco saisi l’occasion d’envoyer sa seule passe de touchdown de la soirée vers Crockett Gillmore. Baltimore mène de 7 points.
Au tour désormais de Kirk Cousins de mener son attaque mais le quarterback ne semble pas à l’aise dans poche et ne parvient pas à trouver ses receveurs. Matt Jones le coureur essaye du mieux possible de faire avancer le ballon mais la défense de Baltimore est en réussite aussi bien face à la passe que face à la course.

De retour en attaque les Ravens continuent à bien progresser sur le terrain mais une pénalité va freiner leur avancée et les voilà obligés de punter le cuir. Jamison Crowder se charge de récupérer le ballon et grâce à une belle performance de l’équipe spéciale de Washington, Crowder entame le début d’une course fulgurante de plus de 85 yards pour aller marquer le premier touchdown des Bourgogne et Or du match. (Cette action a valu le titre du meilleur joueur équipe spéciale de la semaine à Jamison Crowder).
Le premier quart s’arrête là avec un avantage d’un seul point pour les locaux, 7-6.

BALTIMORE, MD - OCTOBER 9: Wide receiver Jamison Crowder #80 of the Washington Redskins is tackled by free safety Lardarius Webb #21 of the Baltimore Ravens in the second half at M&T Bank Stadium on October 9, 2016 in Baltimore, Maryland. (Photo by Todd Olszewski/Getty Images)

A partir du second quart temps, la physionomie du match va complètement changer, la défense de Washington se débride complètement et parvient à maîtriser l’attaque de Baltimore. Cette deuxième partie du match ne verra qu’une seule action faisant évoluer le score, un field goal des Ravens pour prendre quatre points d’avance à la mi-temps.

Les joueurs quittent les vestiaires et retournent sur le terrain pour disputer cette deuxième partie de match. La défense des Redskins et toujours aussi efficace et permet de remettre en confiance l’attaque de la capitale.
Kirk enclenche le temps d’un drive le mode Captain et envoie une très belle passe de Touchdown pour Pierre Garçon qui réalise un bon match jusque-là (5 réceptions pour 56 yards et 1 Touchdown)

Quelques minutes plus tard, l’attaque de Flacco rend la possession à celle de Cousins qui débute depuis leur propre ligne d’en-but. Le quarterback envoie une passe directement dans les mains de Mosley, le linebacker adverse va profiter de cette occasion si proche de la zone rouge pour s’offrir un beau « pick six » et l’avantage numérique pour Baltimore, mais le défenseur est plaqué a quelque centimètre de son objectif, il relâche le cuir qui rebondit dans la end zone, le jeu s’arrête, les arbitres se concertent, ce fumble est officiellement un touchback et Washington a réussi a être interceptée pour mieux avancer dans les mêmes 30 secondes.
Les Redskins améliorent leur avantage pour ne plus jamais le perdre, le score 16 à 10 à la fin du troisième quart temps.

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Le dernier acte du match est tout a l’honneur de la defense de la capitale. Les Ravens monopolisent la possession et se rapprochent dangereusement de la end zone puisque seul un Touchdown leur permettrait de remporter le match. Les deux dernières minutes sont extrêmement tendues, Flacco continue toujours un peu plus à avancer mais le temps va commencer à manquer. Baltimore décide donc d’envoyer la balle dans en-but, par quatre fois, mais celles-ci seront toujours parfaitement défendues, notamment par Josh Norman.
L’attaque des Redskins revient donc sur le terrain seulement pour poser un genou et repartir dans le vestiaire avec une troisième victoire.

Ce match a permis de montrer les efforts défensifs réalisés cette semaine suite aux erreurs face a Cleveland. La défense a réellement montré de très belles choses et elle a su se montrer clutch, il y a eu très peu de plaquages ratés et la ligne défensive a réussi à imposer son rythme facilitant le travail de la défense arrière.

Le problème qui a été encore une fois mis à jour pendant la rencontre c’est les difficultés de l’attaque à s’imposer face à une défense correcte. Le jeu de course n’a pas pu se développer correctement (20 tentatives pour seulement 60 yards). La passe étant le seul moyen d’avancer Kirk Cousins a dû beaucoup lancer, 41 fois exactement pour 21 passes complétées.
Toutefois certains joueur a l’image de Jamison Crowder ne sont pas déméritant et permettent d’espérer une attaque plus constante dans ses performances.

Week 4 : Browns at Redskins

Week 4 : Tout est pardonné

Cleveland Browns 2034 Washington Redskins

De retour au FedExField après la week 3 à New York, les Redskins avaient comme ambition rétablir leur bilan à deux victoires et deux défaites en s’imposant pour la première fois de la saison devant son public. Les Cleveland Browns, à la recherche désespérée d’une victoire, souhaitaient s’appuyer sur leur bonne prestation face aux Dolphins et permettre à leur quaterback Cody Kessler de pouvoir montrer ses capacités. En effet c’est bien le rookie qui allait tenir l’attaque des visiteurs, pas de réunion avec Robert Griffin III, blessé. Les hommes de Washington ont tenus leurs promesses en s’appuyant sur un jeu de courses particulièrement performantes et un Kirk Cousins plutôt correct. La défense, quant à elle, a permis à l’attaque de tenir bon sans pour autant délivrer une prestation spectaculaire.

Le coup d’envoi donné, les Redskins s’imposent rapidement pendant le premier quart temps, la ligne offensive répond à l’appel et ouvre des brèches pour le jeu de course avec un premier gros gain accordé par le running back Chris Thompson. Kirk Cousins prend le relais est reste efficace en faisant avancer les chaines jusque dans la redzone, partie du terrain où le quarterback de la capital a le plus de mal depuis le début de la saison. Dimanche, le problème ne s’est pas posé, Captain Kirk trouve sa ReedOption dans l’en-but pour marquer les des premiers touchdowns de cette partie, et Washington mène 14-0 à la fin du premier quart.

Kirk Cousins rentre petit à petit dans sa saison

Kirk Cousins rentre petit à petit dans sa saison

Le deuxième quart est plus difficile pour l’équipe de la capital, le premier drive des Browns semble inarrêtable, et la défense a apparemment complètement oublié les bases du placage puisqu’elle va en manquer plus de 10 sur l’ensemble du match, Isaiah Crowell en profite pour marquer les premiers points de Cleveland en inscrivant un touchdown a la course.
Les Bourgogne et Or s’empressent de repartir à l’attaque pour tenter de faire le break mais Cousin envoie une passe plutôt étrange vers Jamison Crowder qui est interceptée. Les Browns ont dans leurs mains la balle d’égalisation, c’est chose faite par l’intermédiaire de Pryor pourtant défendu par un Josh Norman plutôt transparent pendant cette première mi-temps.

Josh Norman a connu une première mi-temps compliquée, avant de briller en seconde.

Josh Norman a connu une première mi-temps compliquée, avant de briller en seconde.

Lorsque l’arbitre siffle la pause, l’égalité est parfaite entre les deux équipes, 17-17
Pendant la mi-temps le coordinateur défensif Joe Barry a surement du hausser le ton quelque peu puisque ce n’est pas la même défense qui revient sur le terrain. Le 3e quart temps n’as pas été spécialement intéressant puisque seulement un field goal est frappé par Cleveland qui prend donc pour la première fois l’ascendant dans le match.
Les dernières 15 minutes du match ont laissé place à un beau spectacle pour les supporters. Washington ne cède pas à la pression, c’est à ce moment que la défense essaye de se rattraper de ses erreurs de première mi-temps, les linebackers vont provoquer un fumble et rendent le cuir a Kirk qui envoie sa troisième passe du match pour Chris Thompson, il faut donc maintenant pour les locaux essayer de gérer au mieux la montre. Josh Norman intercepte une passe dirigée vers Pryor et permet à l’attaque de jouer les derniers instants de ce match dans la moitié de terrain adverse. Matt Jones s’occupe de porter la balle et marque le dernier touchdown du match.

Jordan Reed et Matt Jones ont porté l'attaque de Washington face à Cleveland.

Jordan Reed et Matt Jones ont porté l’attaque de Washington face à Cleveland.

Ce match a permis a Washington de montrer les progrès effectués depuis la première semaine. L’attaque a vraiment été très intéressante, le jeu de course qui est habituellement un point faible a été un des atout offensif, Matt Jones a délivré une excellente prestation ( 22 tentatives pour 117 yards et 1 touchdown). Kirk Cousins a bien montré qu’il pouvait être efficace en redzone avec 3 touchdowns. Il n’a pas réellement cherché la difficultés mais a réussi à utiliser correctement ses armes avec des passes plutôt courtes comme il savait si bien faire l’an passé.
C’est plutôt la défense qui a pu se montrer inquiétante aujourd’hui. Cette dernière a laissé passer beaucoup de conversion sur troisième tentative et a raté beaucoup trop de plaquages. Ces erreurs n’ont pas coûté trop cher face aux Browns mais le calendrier reste chargé et des améliorations sont attendues sur ce plan.
C’est donc une belle victoire qui nous a été les Redskins ce dimanche qui reste sur une série de deux victoires consécutives, le match face aux Ravens promet déjà d’être passionnant.

Week 1 : Steelers at Redskins

Week 1 : Faux départ

Pittsburgh Steelers 3816 Washington Redskins

Les Redskins ont pu juger de l’écart qui les séparait encore des top franchises de cette ligue. Les Steelers, l’une des franchises les plus stables de ces dernières années a montré sa supériorité pour s’imposer logiquement et largement face à une équipe de Washington avec beaucoup trop de lacunes. Kirk Cousins a aussi pu découvrir ce qu’était un véritable franchise QB en la personne de Ben Roethlisberger.

Big Ben et Antonio Brown, allégorie.

Big Ben et Antonio Brown, allégorie.

Le début de match pouvait laisser espérer un autre sort à la rencontre puisque les Redskins parvenaient à faire avancer le cuir, contrairement à leurs adversaires. Bashaud Breeland débutait même très bien (et de façon trompeuse) son match avec une interception spectaculaire. Mais Kirk Cousins était top imprécis en attaque pour convertir cela en touchdown, et comme lors de la première percée des joueurs en bordeaux et or, l’équipe devait se contenter de 3 points. Dustin Hopkins restant tout à fait solide dans l’exercice du field goal et permettant de prendre l’avantage (6-0 à l’issue du premier QT).

Même bousculés en début de match, les Steelers n'ont jamais paru impressionnés par ce qu'on avait à montrer.

Même bousculés en début de match, les Steelers n’ont jamais paru impressionnés par ce qu’on avait à montrer.

Mais dès que la machine Steelers s’est mise véritablement en route, les Redskins n’ont pu répondre et se mettre au niveau. La connexion Big Ben – Antonio Brown a fait très mal. Brown qui temrine avec 126 yards et 2 TDs. Il faut dire que la stratégie du staff pour contrer celui qui est sans doute le meilleur receveur de la ligue peut prêter au débat. Josh Norman, la grosse acquisition des Redskins à l’intersaison est toujours resté sur son côté gauche traditionnel. Brown de son côté s’est exilé à l’opposé se retrouvant le plus souvent face à un Bashaud Breeland qui a petit à petit perdu pied dans ce match. Mais jamais le coaching staff n’a ajusté cela en déplaçant Norman qui du coup n’a jamais pu s’exprimer face à Brown. Seulement deux fois en fait, et à chaque fois Norman a eu le dessus, étant même tout près de provoquer un fumble sur l’une des actions. Frustrant.

Joe Barry (ou Jay Gruden ?) face à sa décision de ne pas mettre Norman sur Brown.

Joe Barry (ou Jay Gruden ?) face à sa décision de ne pas mettre Norman sur Brown.

Mais cela est loin de suffire pour expliquer la défaite. La défense contre la course a également été en grosse difficulté. Malgré l’absence de Leveon Bell, Deangelo Williams a livré un match très solide et mis en évidence ce qui reste l’une de nos principales faiblesses.

De notre côté ce jeu au sol, tellement important, a été inexistant. Matt Jones n’a progressé que de 24 yards en 7 portées. Une misère. Chris Thompson a paru un tout petit peu plus efficace et il a scoré le seul touchdown de l’équipe. A ce moment les Redskins revenaient à huit points, mais l’espoir était illusoire et les Steelers ont ensuite repris leurs distances. La ligne offensive n’a pas aidé non plus. Ligne offensive qui s’est aussi distinguée par les nombreuses pénalités concédées. Kory Lichtensteiger a confirmé qu’il était un maillon faible alors que Trent Williams pourtant l’un des meilleurs à son poste dans la ligue, a réalisé une prestation en demi-teinte.

Moi devant la performance de notre jeu au sol.

Moi devant la performance de notre jeu au sol.

Autre gros point noir du match, la performance de Kirk Cousins. Alors qu’en face Roethlisberger a livré une performance digne d’un vrai quarterback élite, le meneur de Washington est passé complètement à côté. Imprécisions et mauvaises décisions pour un match complètement raté. Certes, il a lancé pour 329 yards, mais même cette statistique est trompeuse, la plupart de ces yards étant des check down. Et pour cause, le schéma défensif des visiteurs était au point. Ils ont très peu utilisé le blitz, se contentant d’une couverture efficace en profondeur. La faiblesse de notre jeu au sol leur a permis cela. Si Cousins s’était montré très bon sur les lancés courts toute la saisons dernières, son taux de passes complétés en profondeur était bien moins impressionnant. Lundi soir encore, il a pêché dans ce domaine. D’une manière générale ses décisions ont été mauvaises, sa précision également (et ce à toutes les distances, ce qui est nouveau). Il va falloir vite se réveiller pour ce joueur qui doit décrocher un contrat, ici ou ailleurs, pour la saison prochaine.

La performance de Cousins en trois mots.

La performance de Cousins en trois mots.

Au final une défaite logique face une équipe qui pourrait faire très mal cette saison. Il va falloir rapidement se réveiller et se rassurer ce week end contre nos meilleurs ennemis, les Cowboys de Dallas.

Top 3 : Jackson, Reed, Hopkins.

Flop 3 : Cousins, Breeland, Lichtensteiger.

 

Contrat. Jordan Reed prolonge pour 5 ans et 50M$

Jordan Reed, qui aurait été un agent libre à la fin de la saison prochaine, a signé une extension de contrat. Il est désormais lié à la franchise pour les 5 années à venir. Il touchera 50 millions en tout. En comparaison, Rob Gronkowski a signé un contrat de 54M$ (9M$/an) et Jimmy Graham a signé un contrat de 40M$ (10M$/an). Zach Ertz, qui correspond à la génération de Jordan Reed, a signé le sien pour 42,5M$ (8,5M$/an).

Reed se place donc parmi ces plus gros contrats de la ligue pour les tight end. Avec sa dernière saison stratosphérique, c’est ce à quoi on pouvait s’attendre, le dernier payé est toujours le mieux payé. L’inflation continuera pour les suivants. Avec cette prolongation acquise, les Redskins peuvent se concentrer sur Kirk Cousins.

Draft. Retour sur les 2 et 3e jours

Après Josh Doctson au premier tour, les Redskins ont continué leur marcher lors de la draft qui s’est tenue le week end dernier. Scot McCloughan a fait parler son expertise. On notera que notre General manager semble beaucoup apprécier la prochaine classe de 2017 puisqu’il a récupéré deux picks pour l’année prochaine suite à des trades. Coup d’oeil sur les 6 joueurs draftés vendredi et samedi soir.

2e tour – 53e choix : Su’a Cravens (S/LB – USC).

La Californien Su’a Cravens est un joueur hybride très intéressant. Gros travailleur, il possède un profil de défenseur ultra-complet et très polyvalent, pouvait occuper un poste linebacker (ILB dans notre système) ou de safety, poste vers lequel il semble se diriger chez nous puisqu’il a acquis le numéro 36 qui n’est pas prévu pour les linebackers. Ce numéro est également le numéro rookie de Sean Taylor dont Cravens est un grand fan, et il lui a été suggéré par les fans de porter celui-ci (le numéro 21 est évidemment retiré aujourd’hui). Ces dernières années la défense a énormément souffert dans la couverture des tight end, c’est un domaine dans lequel Cravens pourrait beaucoup aider. Un fou de la salle de gym, alors si son modèle est Sean Taylor, attention à ne pas devenir Laron Landry.

3e tour – 84e choix : Kendall Fuller (CB – VTech). 

Kendall Fuller a été longtemps considéré parmi les meilleurs cornerbacks du pays. Mais sa valeur a baissé quelque peu en avançant vers la fin de sa carrière, il faut dire que le jeune joueur de Virginia Tech a été blessé. C’est une des raisons pour lesquelles il n’a été choisi qu’au 3e tour. Mais ce n’est pas tout il a aussi quelques points techniques à corriger pour s’imposer au plus haut niveau.  C’était un choix inattendu après la signature de Josh Norman peu avant la draft. Fuller devient favori pour le poste de nickel cornerback. Chris Culliver en a fait les frais puisqu’il vient d’être coupé par la franchise. Sur les extérieurs, Norman et Breeland semblent compliqués à déloger. Ce pick est un pari, on saura dans quelques années si il a été payant.

5e tour – 152e choix : Matt Ioannidis (DL – Temple).

Encore un joueur polyvalent et complet drafté par McCloughan. Le défenseur de Temple est avant-tout un bon joueur contre la course, ce qui nous a fait défaut l’an passé. Il n’est pas non inutile quand il s’agit de pass rush et peut apporter un peu de pression sur le QB adverse même si il a encore évidemment des progrès à faire et de la puissance à gagner.

6e tour – 187e choix : Nate Sudfeld (QB – Indiana).

Scot nous avait dit qu’il était envisageable de drafter un quarterback, il l’a fait ! Je pense qu’on a tous hâte de le voir à l’oeuvre en pré-saison, drafter un joueur à ce poste reste toujorus particulier. De ce que j’ai vu il a une bonne gestion de poche et une bonne mobilité malgré son gabarit imposant, mais il doit encore beaucoup progresser sur sa mécanique de lancer. Wait and see !

7e tour – 232e choix : Steven Daniels (ILB – Boston College).

Comme Matt Ioannidis, Steven Danlies devrait améliorer la défense contre la course des Redskins, un cran derrière. Ou en tout cas si il joue. Dans un premier temps il pourrait essentiellement être utilisé en équipes spéciales, si il fait sa place dans les 53. Membre important de la meilleure défense universitaire de 2015, cela plaide pour lui, à lui de montrer qu’il a ce qu’il faut pour produire à un même niveau à l’échelon supérieur. Il n’est pas très grand, mais London Fletcher ne l’était pas non plus.

 

7e tour – 242e choix : Keith Marshall (RB – Georgia).

Les Redskins ont attendu le dernier tour pour sélectionner un coureur. On peut donc penser que Matt Jones a toute la confiance du coaching staff. Attention tout de même à Keith Marshall, running back ultra rapide, dont la carrière n’a été ralenti que par les blessure. Si il parvient à rester en bonne santé il pourrait bousculer la hiérarchie. Mais c’est une condition importante qui explique le fait fait qu’il ai glissé jusqu’à ce septième tour.

Draft. Le receveur Josh Doctson au 1er tour

La nuit dernière a eu lieu le premier tour de la draft NFL 2016. Les Redskins avaient le 21e choix de la draft. Après la grosse signature de Josh Norman, les pronostics donnaient un DT ou S chez les Redskins. Mais Scot a joué une autre carte et c’est un receveur qui a été sélectionné, en la personne de Josh Doctson. Un choix qui a finalement beaucoup de sens quand on y regarde de plus près. En effet Pierre Garçon et Desean Jackson sont dans leur dernière année de contrat. Avec le salaire de Norman, plus des gros contrats à offrir à Jordan Reed et Kirk Cousins, il ne reste plus beaucoup de marge de manoeuvre pour les deux receveurs vétérans qui ont peu de chances de rester dans la capitale. Doctson pourrait donc se retrouver receveur numéro un dès la saison prochaine.

Josh Doctson portera l'uniforme Bourgogne et Or en 2016

Josh Doctson portera l’uniforme Bourgogne et Or en 2016

La fiche de Josh Doctson

Naissance : 3/12/1992 à Mansfield (Texas).

Taille : 1, 88m (6’2″).

Poids : 92 kgs (202lbs)

Université : Texas Christian University. 


Pourquoi Josh Doctson est un choix vraiment trop cool

  • Le receveur de TCU offre une cible de grande taille. Un profil que les Redskins n’avaient pas dans leur escouade (Desean Jackson, Pierre Garçon, Jamison Crowder et Ryan Grant font tous moins d’1,84 m). Il sera très important en redzone et devrait aider Cousins à convertir davantage d’offensives dans le camp adverse en touchdowns.
  • Il est capable d’aller chercher la balle très haut grâce à un excellent jump ce qui le rend très dangereux en un contre un, même quand il ne parvient pas à créer de différence avec son cornerback.
  • Sa mentalité semble faire l’unanimité, pas étonnant quand on sait que Scot McCloughan attache beaucoup d’importance à cela.
  • Si il n’est pas à l’abri de quelques drops, il réussit surtout des catchs très impressionnants en situation compliquée.
  • Il devrait s’adapter assez rapidement à la west coast offense de Jay Gruden et la rendre encore plus agressive.

 

Pourquoi Josh Doctson n’est pas un choix si cool

  • Si il est grand, il est plutôt frêle et pourrait le payer avec la dimension physique de la NFL. Il n’a pour l’instant pas la puissance pour créer quelque chose après le premier contact.
  • Si il n’est pas lent, il ne fait pas partie des receveurs les plus rapides de cette promotion. Heureusement, nous avons d’autres joueurs dans ce registre.
  • A 23 ans, Doctson est un « vieux » de la draft. Né en 1992, il a 3 ans de plus que Treadwell et 2 ans de plus que Coleman, les autres top receveurs de la classe.
  • Le receveur a manqué la fin de la saison de TCU, blessé au bras.
  • Josh Doctson jouait dans une spread offense qui favorise le un contre un et donne beaucoup d’espace. Il n’a pas eu à travailler des routes très variées. Sa productivité pourrait en prendre un coup dans la transition vers la NFL.

En conclusion un choix sûr qui semble avoir les outils pour réussir rapidement à l’échelon supérieur, à condition de gagner en masse musculaire. Il dégage en tout cas une vraie facilité et apporte de la complémentarité dans cette escouade de receveurs. Un choix qui me convient plutôt. Rendez-vous ce vendredi soir pour deux tours qui risquent d’être axés sur la défense (mais tout peut arriver).

Top 5 : Les Quarterbacks

Depuis bien des années, les Redskins ont eu beaucoup de mal à installer un quarterback sur la durée. Les noms se succèdent sans s’imposer depuis plus de deux décennies. Kirk Cousins sera-t-il enfin ce franchise quarterback tant attendu ? Difficile à dire. En attendant de trouver celui du futur, je vous propose de découvrir ou redécouvrir les meilleurs quarterbacks du passé. Voici donc le troisième Top 5 Bourgogne et Or, après les coachs et les first round picks, les quarterbacks ! Tout ceci reste bien sûr subjectif, et vous remarquerez que je n’ai pas mis Rex Grossman, ça a été difficile.

#5

Billy Kilmer, le Soldat de George Allen

Billy Kilmer

Billy Kilmer

1971-1978 (50V – 23D- 1N). 12352 yards, 103 TDs, 75 INTs.

Pas facile de succéder à Sonny Jurgensen, un des meilleurs (le meilleur ?) passeur que les Redskins ont connu. Pourtant Billy Kilmer, d’abord remplaçant de luxe de Jurgensen s’est fait petit à petit une place, et même un nom. Il a grapillé du temps de jeu avant de s’installer définitivement comme titulaire au sein de la franchise. C’est le premier joueur que fait venir George Allen, alors qu’il reprend la franchise en main pour la mener à nouveau vers les sommets. Kilmer participera à ce renouveau, en étant notamment sélectionné au pro-bowl dès sa deuxième saison avec la franchise, en 1972, année où il atteindra le superbowl face aux Dolphins, malheureusement il ne remportera jamais le trophée suprême. Kilmer réalise sa dernière saison de titulaire en 1977, puis Allen quitte son poste de head coach et c’est Joe Theismann qui récupère le poste.

#4

Mark Rypien, le Canadien

Mark Rypien

Mark Rypien

1988-1993 (45V-27D). 15928 yards, 101 TDs, 75 INTs.

Ce natif du Canada a été drafté par les Redskins au sixième tour de la draft 1988. Malgré ce choix relativement tardif il s’empare du poste de titulaire dès sa saison rookie. Les Redskins viennent de remporter le superbowl avec Doug Williams aux commandes, mais le QB peine à confirmer et Rypien prend petit à petit sa place. Après deux saisons à manquer les playoffs, Rypien qualifie enfin les siens en postseason lors de la saison 1990. Et puis la consécration ultime arrive à l’issu de la saison suivante. Les Redskins se hissent au Superbowl XXVI et le remportent 37-24, Mark Rypien est élu MVP. Si Doug Williams était le premier afro-américain à remporter le superbowl à ce poste, Rypien est lui le premier (et seul) Canadien. Malheureusement, après cette saison de très haut niveau, il semble atteint du « syndrome Williams » et son niveau de jeu s’écroule. L’année 1993 sera la dernière avec la franchise de la capitale. Gus Frerotte lui succédera avec un succès mitigé. Quant au Canadien il ne retrouvera jamais une place de titulaire ailleurs. Mais on lui doit un Superbowl, et Angela Rypien (google images est votre ami).

#3

Joe Theismann, le Tardif

Joe Theismann

Joe Theismann

1974-1985 (77V – 47D). 25206 yards, 160 TDs, 138 INTs.

Joe Theismann aussi, connait le Canada. En effet, bien que drafté par les Dolphins en 1971, il ne trouve pas d’accord avec eux et préfère tenter sa chance en canadian Football league, à Toronto. Après trois saisons là bas, les Redskins de George Allen cèdent un premier tour de draft aux Dolphnis pour récupérer ses droits. Gros prix pour un joueur qu’Allen ne fera finalement jamais débuter. Il commence en tant que punt returner, devant lui Billy Kilmer est le titulaire, et Sonny Jurgensen est toujours là. Il devient back up en 1976 et débute même quelques matchs avant de prendre définitivement la place de titulaire sous le coaching de Jack Pardee. Il ne manque que 3 matchs de 1978 à 1985, année où sa carrière s’arrête brutalement. Sur un sack de la défense des Giants sa jambe est fracturée. Le Washington Post a rebaptisé ce jeu : « The Hit That No One Who Saw It Can Ever Forget » (Le coup que quiconque a vu ne pourra jamais oublier). Avant cela, Theismann aura tout de même eu le temps d’offrir au Redskins leur troisième titre, quarante ans après le dernier, le premier Superbowl. Ce sont les Dolphins (comme on se retrouve) qui sont vaincus en 1982 par l’équipe entraînée par le jeune Joe Gibbs. Riggins est élu MVP du match. Avec 167 matchs, Theismann est le QB qui a le plus joué pour les Redskins.

#2

Sonny Jurgensen, le « Gunslinger »

Sonny Jurgensen

Sonny Jurgensen

1964-1974 (52V – 51D – 5N). 22585 yards, 179 TDs, 116 INTs.

L’un des deux seuls quarterbacks des Redskins à avoir été inscrit au Hall of Fame, temple suprême de la NFL. Il s’agit sans doute du meilleur passeur que l’équipe a connu. Arrivé en 1964 en provenance de Philadelphie, il a battu de nombreux records sous la tunique bourgogne et or. Il a mené la ligue en yards à la passe en 1961, 62, 66, 67, 69 (deux saisons avec les Eagles, trois avec les Redskins). En 1961 et 1967 il mène aussi la ligue en touchdowns lancés, et il a été sélectionné à pas moins de 5 pro-bowl. Il a égalé le plus long touchdown de la ligue avec une passe de 99 yards. Le plus impressionnant dans ces statistiques est qu’elles ont été réalisées lors de ce qu’on appelle la dead ball era, et c’est d’ailleurs le quarterback avec la meilleure évaluation durant cette période. C’est une période dominée par les défenses et le jeu au sol. Les interférences de passes comme on les connait aujourd’hui n’existaient pas, ce qui rend les exploits des quarterbacks et receveurs encore plus grands. Sa meilleure saison intervient en 1967, lorsqu’il lance pour 3747 yards, 31 TDs et 16 INTs, ce qui, pour l’époque, est exceptionnel.  Malheureusement pour lui, les Redskins ne sont pas au niveau collectivement dans les années 1960 et il ne pourra jamais soulever le trophée tant convoité. Il a tout de même eu le temps d’être champion avec les Eagles avant cela (oui, les Eagles ont gagné un titre, mais il ne faut pas le dire trop fort). A son arrivée, George Allen lui préférera le plus prudent Billy Kilmer.

#1

Sammy Baugh, le Génie

"Slinging" Sammy Baugh

« Slinging » Sammy Baugh

1937-1952. 21886 yards, 187 TDs, 203 INTs.

Je vous en déjà parlé plusieurs fois, notamment dans le dernier top 5. Difficile d’en dire plus sur le meilleur joueur passé par la franchise, peut être même dans la ligue. Il a tout simplement ré-inventé la passe vers l’avant. A une époque où lancer ce ballon était très compliqué, il a fait de cela une arme redoutable. De feux champions avec les Redskins, il a battu tous les records. Au poste de quarterback, évidemment, mais aussi aux postes de punter et defensive back. Un joueur à part, et même plus qu’un joueur. La première star, celui qui a amené la passion pour le football professionnel à Washington DC. Il a été le premier joueur introduit au Hall of Fame en 1963, à l’unanimité. On peut noter cette saison 1943, où il complète 133 passes (1er de la ligue), réalise une moyenne de 45.9 yards par punt (1er de la ligue) et réussit 11 interceptions (1er de la ligue). Tout simplement exceptionnel. Il serait trop long d’énumérer tout ses records, retenons simplement que c’était un génie.

Mentions honorables : Eddie Lebaron, Gus Frerotte, Norm Snead, Jay Schroeder, Doug Williams, Mark Brunell, Brad Johnson, Jason Campbell.