Calendrier 2015 officialisé

Fini les rumeurs, le calendrier officiel est tombé. Il est toujours difficile de tirer des conclusions dès maintenant, mais si on se réfère à la saison dernière, il s’agit d’un calendrier plutôt favorable en début de saison et qui va en se compliquant. Seuls les Panthers, Patriots et Cowboys ont participé aux playoffs parmi nos adversaires. Mais on sait bien qu’en NFL tout peut vite changer d’une saison à l’autre.

Voici le calendrier complet :

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L’ouverture de la saison se fera donc au FedEx Field face aux Dolphins de Miami. Ce match aura un parfum de superbowl. En effet les deux premiers superbowls disputés par les Redskins l’ont été face aux Dolphins. Le premier, le 14 janvier 1973, s’est terminé sur une défaite 14-7 des hommes de George Allen, alors que le second a offert le premier titre de l’ère superbowl aux joueurs de Joe Gibbs après une victoire 27 à 17.

La BYE WEEK n’arrive pas trop tôt, même si un peu plus tard aurait été encore mieux. Elle permettra en tout cas de se préparer au mieux avant le gros morceau du calendrier, les Patriots.

Le premier déplacement de la saison ne sera pas simple. Il se fera chez un rival de division, les Giants de New York, lors du Thursday Night Football. Peu de temps pour le préparer donc.

Le Monday Night Football se fera en Week 13 avec la réception de nos meilleurs ennemis, les Cowboys. Une fin de saison compliquée puisqu’on jouera 4 matchs de division lors des 6 dernières semaines en terminant par deux déplacements chez les Eagles et Cowboys.

On peut noter aussi assez peu de matchs en prime time. En plus du TNF et MNF, on affrontera les Eagles en horaire tardive le samedi de la semaine de Noël en Week 16.

Maintenant tout ça c’est du bavardage, il va falloir jouer, vivement que ça commence !

DESTIN BOURGOGNE ET OR (3) – Eddie LeBaron

Destin Bourgogne et Or

3 : Eddie LeBaron, le plus petit Général

Le 1er avril dernier, Eddie LeBaron nous quittait à l’âge de 85 ans. Si il n’est pas le plus célèbre des quarterbacks passés par la franchise, il est par contre un joueur atypique et malgré tout un titulaire solide pendant plusieurs saisons. Difficile de se faire un nom quand on succède au légendaire Sammy Baugh et quand on précède l’excellent Sonny Jurgensen. Pour ce troisième volet de la saga, nous allons donc revenir sur sa carrière.

Edward Wayne LeBaron, deuxième du nom, naît le 7 janvier 1930 à San Rafael, en Californie. A l’échelon universitaire il joue pour le College of the Pacific à Stockton* où il entre en tant que freshman dès 16 ans. Il joue chaque snap. Quarterback en attaque, safety en défense et punter en équipe spéciale. Tiens, ça ne vous rappelle pas un certain Sammy Baugh ? En 1949, lors de la dernière de ses quatre années à la fac, il fait partie de la sélection All American.

Les Redskins le sélectionnent avec le 123ème choix de la draft 1950, mais il part aussitôt accomplir son service militaire dans la guerre de Corée, d’où il revient décoré de la médaille de bronze pour ses actions héroïques. Ce côté courageux se retrouvera dans son jeu, en effet il n’a jamais peur du contact avec les poids lourds de la ligue.

Eddie LeBaron (#14) attend son tour dans la boue

Eddie LeBaron (#14, à gauche) attend son tour dans la boue

Il revient à Washington et réalise sa première saison en 1952, en tant que quarterback et punter. Il a la lourde tâche de remplacer Sammy Baugh, titulaire indiscutable depuis la fin des années 1930 et véritable star de la ligue. Pour porter cette responsabilité, un petit bonhomme d’un mètre soixante dix (5’7″) pour un poids qui tournait autour de 75 kgs. Un véritable poids plume, quand on sait qu’aujourd’hui Russell Wilson, avec dix centimètres de plus, est considéré comme un petit quarterback. LeBaron a d’ailleurs parfois dû mentir sur sa taille, et certains avaient bien du mal à le croire quand il affirmait être quarterback en NFL. Pourtant, LeBaron est loin d’être ridicule, très mobile, il sait éviter les monstres de muscles qui se ruent sur lui, et ses passes sont souvent précises. Assez en tout cas pour garder sa place de titulaire l’année suivante.

En 1954 il décide de suivre son coach universitaire en CFL, accompagné également par Gene Brito. Deux grosses pertes pour les Redskins, mais après une saison avec les Stampeders de Calgary, ils reviennent au bercail en 1955.

LeBaron cesse d’être punter en 1956, mais reste titulaire au poste de quarterback jusqu’en 1959. En tout il aura lancé pour plus de 8000 yards et 59 touchdowns sous l’uniforme bourgogne et or. Il est notamment réputé pour maîtriser à merveille l’arme de la play-action (feinte de course, puis passe). Malheureusement pour lui il s’agit d’une très mauvaise période sportive pour les Redskins qui jamais n’obtiendront de fiche positive avec lui.

Eddie LeBaron

Eddie LeBaron

En 1960 il rejoint les Cowboys avec qui il termine sa carrière en 1963, après quatre nouvelles saisons en tant que titulaire.

Si son jeu comportait beaucoup de déchets (88 interceptions avec les Redskins, dans une période où tout de même les ratios TD/INTs étaient bien moins avantageux que pour les QBs d’aujourd’hui) il a tout de même montré qu’on pouvait s’imposer en NFL en dehors des standards. Il parait cependant difficile d’imaginer tel miracle se reproduire dans la ligue moderne, tant la dimension physique a pris de l’ampleur en quelques décennies.

Toujours est il que celui qu’on a surnommé « le plus petit Général », autant pour sa taille que pour son passé de militaire, reste un joueur important de la franchise, en témoignent ses quatre sélections au pro Bowl (dont trois avec les Redskins : 1955, 57 et 58) et sa sélection parmi les 80 greatest Redskins.

*
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Qui seraient les Redskins dans la série Game of Thrones ?

La célèbre série Game of Thrones revient bientôt pour une nouvelle saison. Mais qui seraient donc les joueurs des Redskins si ils étaient dans la série ? Voici la réponse.

Robert Griffin III est… Joffrey Baratheon.

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Égocentriques, parfois insupportables, extrêmement talentueux, ces deux jeunes hommes ont beaucoup en commun. Qu’on les aiment ou pas ils s’en fichent, ce sont eux qui mènent le royaume, ou l’équipe. Une chose est sûre, ils font parler d’eux !

Kirk Cousins est… Stannis Baratheon.

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Pour certains, ils sont leaders légitimes, ils travaillent d’arrache pied pour récupérer un titre qui leur est dû. Cependant, ils doivent encore beaucoup à apprendre de leurs erreurs, se rendre compte de leurs faiblesses et doivent savoir garder la tête froide.

Trent Williams est… Brienne de Tarth.

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Ils font tout pour remplir leur rôle et assurer la protection de celui dont ils ont la garde. Ce n’est pas toujours suffisant mais une chose est sûre, ils n’ont rien à se reprocher de leur côté. Tous les deux sont parmi les meilleurs à leur poste.

Bashaud Breeland est… Arya Stark.

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Tous les deux ont déjà prouvé qu’ils pouvaient avoir de l’influence sur le cours des événements, mais tous les deux sont encore jeunes et doivent confirmer. Vu ce qu’ils ont montré, on ne doute pas qu’ils vont très vite devenir des protagonistes.

Desean Jackson est… Bronn.

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On peut très bien les qualifier de mercenaires, et ils peuvent être très irritants, mais une chose est certaine, ils sont très utiles et on préfère les avoir dans notre camp que dans le camp adverse.

Alfred Morris est… Tyrion Lannister.

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Ils ne sont pas très grands, mais ils sont vaillants ! Ils n’ont pas peur de se mettre en danger pour protéger des intérêts plus grands. Ils ne recherchent pas la gloire mais travaillent d’abord pour leur groupe, même si ils ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Les fans eux, les adorent.

Ryan Kerrigan est… Jon Snow.

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D’abord dans l’ombre de leurs aînés (Robb / Orakpo), ils ont su s’émanciper, tracer leur propre route et remporter leurs propres victoires. Ils opèrent sur la ligne de front, au contact direct de l’ennemi et n’ont pas peur de faire le sale boulot.

DeAngelo Hall est… Jaime Lannister.

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Tous les deux peuvent être un peu antipathiques aux premiers abords, mais plus on apprend à les connaitre plus on se rend compte qu’ils tiennent avant tout beaucoup à leur famille/équipe et feraient tout pour elle. On finit par s’attacher à eux malgré leurs défauts, malheureusement tous les deux ont une sévère blessure récemment qui pourraient les handicaper pour la suite.

BONUS : Rex Grossman est… Daenerys Targaryen.

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Oui je sais, mon très cher Rex Grossman n’est plus dans la capitale. Cependant je ne pouvais pas passer à côté de cette comparaison. Les deux sont super sexy, les deux balancent des dragons difficilement contrôlable, mais peu importe, on en redemande à chaque fois. Et évidemment, les deux vont sauver le Monde.

Quel sera le premier choix des Redskins à la draft ?

La draft aura lieu du 30 avril au 2 mai prochain. Après deux années sans premier tour de draft suite au trade pour RGIII, les Redskins vont choisir en cinquième position. La dernière fois que la franchise choisissait à cette position c’était il y a tout juste 10 ans, et Joe Gibbs sélectionnait Sean Taylor.

Difficile à l’heure actuelle de savoir vers qui la franchise va se tourner, tant les premiers choix ne sont pas figés, seul Jameis Winston à Tampa Bay semble une chose de plus en plus probable. Il est certain en tout cas que tous les supporters signeraient pour un joueur du calibre de Taylor.

Sean Taylor, le dernier joueur que nous avons choisi en #5

Sean Taylor, le dernier joueur que nous avons choisi en #5

Pas de safety à ce niveau cependant cette année. Le meilleur parait être Landon Collins, mais il est loin de valoir un choix si haut. Si la franchise reste à cette place, voici une liste (non exhaustive) des prospects susceptibles de finir à Washington :

Marcus Mariota, QB, Oregon.

Si la sélection de Winston semble destinée à être plus haut, il reste une petite de chance de voir Marcus Mariota glisser jusqu’au cinquième choix. Et alors, qui sait ce que Scot McCloughan décidera. A ce niveau là il devrait très probablement sélectionner le meilleur joueur disponible, et si ce joueur est Mariota alors il ne le laissera pas passer, Griffin ou pas Griffin. Mariota est un excellent quarterback, très mobile, mais son système de jeu à l’université le mettait largement en valeur et il est difficile de savoir quel serait son rendement à l’échelon supérieur. On se souvient que ces même questions se posaient pour RGIII.

Brandon Scherff, OT, Iowa.

Afin d’avoir un quarterback productif, peut être faut il le protéger. Les Redskins ont concentré leur free agency sur la défense, ne recrutant aucun lineman offensif, secteur qui était pourtant loin d’être irréprochable la saison dernière. Si il y a déjà des jeunes en attente d’éclosion dans l’effectif (Compton, Moses, Long), un renfort tôt dans la draft n’est pas à exclure. Le tout est de savoir si Jay Gruden et Scot McCloughan voient un joueur avec suffisamment de valeur à ces postes pour être choisi en cinquième position. Brandon Scherff est le nom qui revient le plus. Ce beau bébé peut dominer avec réelle facilité, mais il semble justement parfois trop facile. Le potentiel semble toutefois réel, même si je trouve qu’il ne vaut pas spécialement une sélection si haute. Pour une meilleure productivité, il n’est pas impossible de le voir aligné en position de guard au niveau supérieur.

La’el Collins, OT, LSU.

Toujours à ce même poste, un autre prospect intéressant peut être La’el Collins. Plus actif et agressif que Scherff, La’el laisse entrevoir plus d’implication. Il a cependant quelques lacunes techniques en pass protection qui en font un choix incertain en cinquième position. Comme Scherff, il pourrait également être repositionné guard en NFL.

Dante Fowler, EDGE, Florida.

Les pass rushers semblent un peu plus talentueux cette année, et ce pourrait être vers là que se tourne le choix des Redskins. De plus, si l’intérieur de la ligne défensive a été renouvelé pendant l’intersaison, à l’extérieur personne n’a signé pour remplacer Brian Orakpo, parti à Nashville. Trent Murphy semble être l’héritier désigné, mais tout cela manque quand même de certitudes. Fowler a été utilisé un peu partout par les Gators, mais dans notre 3-4 ce serait davantage un profil d’outside linebacker. Athlète impressionnant, il a parfois du mal à mettre cette force au service de son jeu, ce qui laisse une impression de frustration.

Vic Beasley, EDGE, Clemson.

Autre pass rusher, plus léger et plus explosif que Fowler. Il a les qualités qu’on attend d’un outside linebacker dans notre système, puisqu’il se déplace bien sur le terrain. Il pourrait toutefois manquer d’un peu de puissance et de consistance contre la course. Il était capable d’être ultra dominant grâce à son explosivité au niveau universitaire, mais il devra avoir un jeu moins stéréotypé en NFL.

Shane Ray, EDGE, Missouri.

Sans doute mon préféré de ces trois joueurs à ce poste. Petit mais costaud. Son gabarit peut faire douter les équipes mais il a tout de même une belle puissance et des vrais instincts de joueur de football sur le terrain. Il semble plus complet que les deux autres, mais comme je l’ai dit son physique peut faire penser qu’il dispose d’une marge de progression moins importante.

Amari Cooper, WR, Alabama.

Cette draft est plutôt bien dotée en receveurs, en tout cas il y a deux ou trois très bons talents qui devraient partir tôt. Amari Cooper en fait partie. La star d’Alabama, nominé pour le dernier Heisman trophy a de quoi faire parler de lui en NFL. Il s’agit d’un receveur complet qui peut à peu près tout faire. Quelques problèmes de drops de temps à autres mais il reste une valeur sûre à ce poste. Physiquement, il pourrait souffrir davantage face aux DBs professionnels après avoir marché sur ceux de NCAA.

Kevin White, WR, WVU.

Sans doute le meilleur receveur de cette fournée. Grand, rapide, fluide, de bonnes mains, il semble avoir toutes les qualités pour réussir en NFL. Si son niveau à la sorti de la fac n’est peut être pas celui de Cooper, son potentiel pourrait être supérieur. Un choix qui serait donc peut être moins sûr que Cooper, mais un pari qui pourrait porter ses fruits. Il est quasiment certain qu’un de ces deux receveurs sera disponible en #5, si ce ne sont pas les deux. Et si les deux sont encore là, on peut imaginer que Scot Mcloughan voit dans au moins l’un deux une valeur suffisante pour franchir le pas. Je suis cependant mitigé quant à prendre un receveur si haut si il n’apporte pas 100% de certitudes, surtout avec Jackson et Garçon déjà dans l’effectif, et Ryan Grant qui ne demande qu’à percer.

Finalement, la solution la plus valable pour les Redskins est peut être le trade down, afin de reculer un peu et gagner des chois plus tard dans la draft. Encore une fois, tout cela dépend de la valeur donné aux top prospects par McCloughan et Gruden. Et encore faut il qu’une équipe veuille monter, et nous offre suffisamment pour cela.

 

Dashon Goldson arrive à Washington

Nouvelle recrue défensive pour les Redskins, avec l’arrivée du free safety Dashon Goldson. Il s’agissait d’un réel besoin, Jeron Johnson semblant plutôt destiné à jouer strong safety, finalement ces deux là pourraient faire la paire. Encore faut il que Goldson retrouve son niveau. Si il avait été très performant lors de ses années à San Francisco, il est complètement passé au travers de ses deux années à Tampa Bay. Cette arrivée se fait sous forme de trade, les deux franchises échangeront des tours de draft tardifs en 2016. Pour être précis, Tampa Bay récupère notre sixième tour de draft et nous leur septième. Autrement le coût est quasi nul à ce niveau là.

Dans mes bras Washington !

Dans mes bras Washington !

Pour ce qui est du salaire, Goldson doit toucher 8 millions en 2015. Les Buccaneers ont dû lui en payer 4 sous forme de bonus, ce qui en laisse autant aux Redskins. Cela reste un gros salaire vu ses dernières performances, mais moins important que ça aurait pu l’être.

Cela signifie également qu’il y a peu de chances de revoir Brandon Meriweather, ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Même si malheureusement Goldson a également eu des suspensions pour des hits jugés illicites par la ligue.

Il faut rappeler que c’est Scot McCloughan qui l’avait drafté en 2007, au quatrième tour, quand il opérait encore pour les 49ers. Son physique n’est pas sans rappeler un certain Sean Taylor, et comme de nombreux joueurs à cette position il s’en sert d’exemple.

Voici ce qu’il a déclaré sur les réseaux sociaux :

« A ma nouvelle équipe, les Washington Redskins. Je veux que vous sachiez à quel point ma famille et moi sommes heureux de faire partie de cette solide organisation. J’ai été un fan de l’équipe pendant un moment. Un de mes joueurs favoris (Sean Taylor) a donné le ton à cette position pendant des années ici. Je ne suis pas Sean mais je serais heureux de fouler le même terrain que lui. Aux fans, ce sera une aventure fun et excitante. Notre objectif en tant qu’équipe sera simplement de botter des fesses et gagner des matchs. Pour ceux qui en savent peu sur moi, sachez que j’adore pratiquer ce sport. Il est certain que j’amènerai du caractère à cette défense. Avec l’expérience et le savoir que j’ai accumulé, je ferai tout pour rendre meilleurs ceux qui m’entourent. Mon objectif pour nous sera de se mettre sur la même longueur d’onde en tant qu’équipe et plus spécialement en tant que défense, car c’est là que tout commence. Cela étant dit, HTTR. »

Si cette recrue de 30 ans n’est évidemment pas une solution pour le long terme, il s’agit toutefois d’un réponse à un besoin urgent de joueur à ce poste. Un vrai pari, on saura à la fin de la saison si c’était un bon choix ou non, mais les risques restent relativement limités.

On peut déjà imaginer à 11 de départ se dégager en défense, avant que peut être la draft renforce cela.

                                  Goldson – Johnson

Breeland (Hall)                                          Culliver

                                   Riley – Robinson

Murphy                                                       Kerrigan

                         Paea – Knighton – Hatcher (Jean-François)

Top 5 : Les Head Coaches

C’est tout neuf, voici les top 5 ! Nouveau format d’articles, j’en ferai de temps en temps sur tout et n’importe quoi (joueurs, coachs, matchs, cheerleaders ?, etc…) qui a un rapport avec la franchise. Pour commencer, voici mon top 5 des head coaches de la franchise. Ceci reste évidemment subjectif, n’hésitez pas à réagir si vous n’êtes pas d’accord.

#5

Vince Lombardi, la Légende

Vince Lombardi

Vince Lombardi

Certes, Lombardi n’a passé qu’une saison à Washington, mais comment ne pas le mettre ici. Si il a donné son nom au trophée NFL, ce n’est pas un hasard. Il a marqué son sport, terminant toutes ses saisons avec un bilan positif et offrant cinq titres aux Packers en l’espace sept ans. On le considère comme le plus grand caoch de l’Histoire de ce sport. A Washington il n’aura entrainé qu’une saison pour un bilan de 7 victoires, 5 défaites et 2 nuls, avant d’être rattrapé par la maladie. Pas de titre, mais les Redskins peuvent se vanter d’avoir parmi les nombreux head coaches qui ont défilé, le fameux Vince Lombardi.

#4

Lone Star Dietz, le Symbole

Lone Star Dietz

Lone Star Dietz

Selon certaines versions, ce serait lui qui aurait inspiré à George Preston Marshall le surnom de Redskins pour sa franchise. En effet, le coach qui prend ses fonctions en 1933, pour deux saisons, a du sang amérindien. Plus précisément il se réclame de la nation Sioux. Ce nom qui fait tant débat aujourd’hui, et sans doute à juste raison, je n’y reviendrai pas, ne partait sans doute pas d’une mauvaise intention. Il est donc engagé en 1933 précédé d’une excellente réputation de coach universitaire. Mais sportivement, William Henry Dietz, de son vrai nom, n’a pas marqué la franchise plus que cela. Il a quitté son poste après deux saisons, 11 victoires et 11 défaites. Il reste cependant un personnage hautement symbolique de la franchise, qui recrutait également à l’époque des joueurs d’origine amérindienne. Encore aujourd’hui il apparaît comme un justificatif pour le nom de l’équipe, bien que son héritage amérindien soit contesté.

#3

George Allen, le Maudit

George Allen

George Allen

Allen c’est le coach qui a marqué les années 1970 de la franchise, en la remettant sur les bons rails après deux décennies marquées par les échecs sportifs. Cependant il n’a jamais pu offrir de nouveaux titres à la franchises. Souvent dominateurs en saison régulière, les Redskins ne sont jamais venus à bout des playoffs sous ses ordres. En 1972 il mène tout de même son équipe au Superbowl VII, non sans éliminer brillamment les Cowboys (au moment où la rivalité commence à être très forte), mais l’équipe échoue face aux Dolphins. En tout, Allen c’est 7 rencontres de playoffs en 7 saisons pour deux victoires et 5 défaites. Malgré tout il a permis à la franchise de reprendre de l’élan et de redevenir incontournable dans le paysage de la NFL. C’est son fils, Bruce Allen, qui est toujours aujourd’hui en fonction en temps que Président de la franchise, mais la réussite n’est pas la même.

#2

Ray Flaherty, le Pionnier

Ray Flaherty

Ray Flaherty

Je vous ai déjà parlé plus longuement de lui dans cet article. Ray Flaherty c’est l’homme qui a montré le chemin de la victoire aux Redskins, en offrant à la franchise ses deux premiers titres. Coach de le 1936 à 1942 il a remporté deux titres en 1937 et 1942. Avec son légendaire quarterback Sammy Baugh, il a révolutionné le jeu de passe dans la ligue. Il s’agit donc d’un pionnier en de nombreux points, que ce soit pour la franchise mais également pour son sport en général. Et qui sait combien de titre il aurait encore pu décrocher si la guerre ne l’avait pas appelé. Aujourd’hui encore, il est le seul autre coach avec Joe Gibbs à avoir soulevé des trophées pour les Bourgogne et Or.

#1

Joe Gibbs, le Maitre

Joe Gibbs

Joe Gibbs

L’évidence. Joe Gibbs, c’est 124 victoires pour 60 défaites. C’est 16 victoires en 21 matchs de playoffs. Et évidemment ce sont ces 3 Superbowls remportés, les trois seuls de la franchise puisque les titres de Flaherty ont été remportés avant l’ère Superbowl. Il a seulement 40 ans quand il est propulsé head coach des Redskins en 1981, sans aucune expérience à ce poste. Quand il quitte son poste onze ans plus tard, il est une légende. Capable de faire passer n’importe quel joueur médiocre pour une star, son génie tactique a marqué la NFL. Souvent imité, rarement égalé, il reste aujourd’hui une référence. Il était d’ailleurs revenu en 2004, pour 3 saisons, mais il ne connait pas le même succès. Toujours est il que si la franchise a une riche Histoire aujourd’hui, c’est en grande partie à cet homme qu’elle le doit.

Mentions honorables : Dudley De Groot, Joe Kuharich, Jack Pardee, Nov Turner.

Destin Bourgogne et Or (2) – Timmy Smith

Destin Bourgogne et Or

2 : Timmy Smith, One shot wonder

Deuxième épisode de cette saga sur les personnages marquants de la franchise, celui ci vous surprendra peut être, peut être n’en avez vous jamais entendu parlé ; il s’agit de Timmy Smith. Si vous avez vu le Superbowl XXII en revanche, vous le connaissez forcément. Il y a des joueurs qui brillent une saison avant de disparaître, et puis il y a des joueurs, comme Smith, qui survolent un match – et quel match – avant de complètement se faire oublier.

Timothy LaRay Smith, de son nom complet, est né le 21 janvier 1964 à Hobbs, au Nouveau Mexique. Il joue au collège à Texas Tech, et malgré une blessure au genou lors de sa saison junior puis à la cheville lors de sa saison senior, Joe Gibbs et Boby Beathard (le General Manager de l’époque) voient en lui assez de potentiel pour le drafter au cinquième tour, avec le 117ème choix de la draft. Ce choix est assez surprenant à l’époque, car en plus du passif de blessures de Smith, les Redskins comptent déjà dans leurs rangs deux talentueux running backs, qui sont le fameux George Rogers, et le polyvalent Kelvin Bryant. Lui même ne s’attendait pas être drafté, et encore moins par la franchise de Washington. On l’a ainsi réveillé dans son sommeil pour lui annoncer la nouvelle, et il se serait exclamé « mais pourquoi les Redskins ? » en se demandant la raison de ce choix malgré un effectif déjà bien fourni.

Timmy Smith surclasse la défense des Broncos

Timmy Smith surclasse la défense des Broncos

Et la saison régulière lui donne presque raison puisqu’il ne contribue que très peu à l’excellent parcours de son équipe. Il cumule en tout 126 yards en 29 courses et aucun touchdown. Mais les pépins physiques rattrapent Rogers et donne l’opportunité à Smith de s’exprimer en postseason. En deux matchs il court pour 138 yards, soit plus que sur l’ensemble de sa saison régulière. Mais il ne va pas s’arrêter là. Après un rodage face aux Bears et Vikings, il va sortir le match de sa vie face aux Broncos de John Elway, lors du Superbowl XXII. Il ne court pas moins de 204 yards, dont un touchdown de 58 yards ! Il survole le match, profitant des trous ouverts par sa redoutable ligne offensive (les fameux « hogs » de l’époque) pour placer des accélérations qui laissent sur place les défenseurs de Denver. Ces 204 yards gagnés à la course constituent un nouveau record pour la finale du championnat NFL, le précédent étant détenu par Marcus Allen qui avait couru 191 yards pour les Raiders contre… les Redskins, quatre ans plus tôt. A l’heure actuelle, aucun running back n’a encore fait mieux et ce record tient toujours. Sur le seul deuxième quart temps, connu comme le plus prolifique pour une équipe lors d’un superbowl, Smith court pour 122 yards.

A propos de son touchdown de 58 yards, Timmy Smith déclare plus tard :

« Je peux me rappeler de ce jeu. C’est un counter gap, je pense que chaque équipe universitaire et de NFL l’appelle maintenant. Je ferme les yeux et la seule chose que je vois c’est Joe Jacoby et Raleigh McKenzie qui poussent devant moi et plus rien en face de moi qu’un espace libre. »

Les meilleurs moments de son match sont dans la compilation ci dessous.

Les Redskins l’emportent finalement 42-10 mais Smith ne sera pas pour autant élu MVP du match, la récompense revient à Doug Williams, qui devient alors le premier quarterback afro-américain à remporter le titre suprême.

Après cette performance exceptionnelle on peut s’attendre à une grosse carrière, mais non… Blessures et problèmes de drogue vont ruiner le reste de sa carrière. Il court encore pour 470 yards et 3 touchdowns l’année suivante, et puis plus rien. Il tente de rebondir chez les Chargers, puis Cowboys, mais il ne jouera en fait plus jamais. En 2005 il est arrêté puis condamné pour vente de cocaïne à Denver. Denver contre qui il avait brillé, Denver où il a sombré.


Source statistiques : http://www.pro-football-reference.com

Source déclaration : http://articles.latimes.com/1993-01-27/news/ss-2029_1_super-bowl-xxvii