Mois: octobre 2013

Redskins 21 Broncos 45

WEEK 8

WASHINGTON REDSKINS 21 45 DENVER BRONCOS

WAS (1)DEN

Washington Redskins v Denver Broncos

A première vue ce score n’a rien de très surprenant. Oui mais voilà, au milieu du troisième quart-temps les Redskins menaient 21 à 7 ! De quoi laisser de lourds regrets. Les Broncos ont tout simplement inscrit les 38 derniers points du match, dont 31 dans le dernier quart temps. Cette fin de match a été une machine à turnovers. Peyton Manning a lancé trois interceptions dans ce match (dont deux pour DeAngelo Hall), Robert Griffin III (15/30, 132 yards, 1TD, 2INT) en a lancé deux, tout comme Kirk Cousins (5/9, 48 yards, 2INT) qui l’a remplacé pour les dernières minutes. En effet Griffin a ressenti une douleur au genou gauche suite un sack en fin de match. C’est donc Cousins qui a terminé le match, sans vraiment avoir une chance de le sauver.

Avant cette débâcle de fin de match, les Redskins avaient contrôlé le match grâce à une défense au rendez-vous, une discipline exemplaire (aucune pénalité en première mi-temps) et un jeu de course performant. Alfred Morris (17 courses, 93 yards, 1TD) a encore sorti un match honorable. Mais quand il a fallu ensuite accélérer le jeu par les airs, les Redskins ont manqué d’inventivité et de justesse. Jordan Reed continue tout de même sur la lancée de sa prestation de la semaine dernière et reste l’une des satisfactions. Tout comme Hall encore auteur d’un gros match avec deux interceptions dont une retournée jusque dans la endzone. Les rookies David Amerson et Baccari Rambo ont également montré quelques progrès, et Ryan Kerrigan s’est illustré en forçant un fumble sur Manning.

Match à la fois encourageant et inquiétant donc, l’attaque aérienne a encore du pain sur la planche, que ce soit au niveau de play-calling ou de l’exécution. La défense a certes encaissé beaucoup d points, mais surtout parce que l’attaque ne lui a pas permis de souffler.

Prochain adversaire, San Diego !

Publicités

On change de nom ?

Washington_Redskins

(image original)

Je ne vais peut être pas me faire que des amis avec cet article, mais comme on dit, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis. Ça fait déjà quelques semaines que mon opinion commençait à changer, mais je crois bien que j’ai trouvé ma position définitive.

Une des raisons est la rencontre avec un amérindien en visite en France avec qui j’ai pu discuter du sujet. La frustration de ce « dossier » était de n’avoir que des points de vue de médias qui cherchaient la polémique à tout prix ou celui de la franchise qui campait aveuglément sur ses positions. Au milieu de tout cela il était difficile d’avoir un vrai avis d’un amérindien sans que celui ci soit repris et parfois déformé.

Ma rencontre avec Klee Benally, indien Navajo (ou Dineh comme il préfère qu’on dise) m’a donc définitivement convaincue que ce nom de franchise n’était pas possible et devait changer. Quand j’ai commencé à lui demander ce qu’il pensait du nom il a à peine précisé qu’il était offensant, tellement cela semblait évident (il semblait même étonné quand je lui ai dit que je ne me rendais pas bien compte de cela) et a tout de suite porté le problème à un autre échelon. Pour lui, non seulement le nom est offensant mais en plus et surtout c’est l’image de l’indien qui est véhiculée à travers ces différentes franchises sportives qui le blesse.

Klee Benally

Klee Benally

C’est pour cela que même qu’il est également réticent envers le noms des Chiefs par exemple (bien que le mot ne soit pas offensant en lui même), ainsi que d’autre franchises sportives qui utilisent des symboles amérindiens tout en cultivant une certaine image qui ne correspond pas à la réalité. Il s’agit d’une image de spectacle, pour ne pas dire de carnaval, qui ne rend pas hommage aux autochtones. Les grandes coiffes indiennes multicolores ne sont pas ce qui les représentent. C’est le mythe entretenu depuis toujours dans la littérature et le cinéma ou les indiens d’Amérique apparaissent soit comme de violents sauvages, soit comme de faibles victimes de l’Histoire, toujours dans le contexte de la conquête de l’ouest. Jamais au cœur du sujet, ils sont là pour le tableau folklorique de l’ouest sauvage, alors que leur diversité est importante. Les indiens des plaines ne sont pas ceux qui foulaient les terres du Maryland ou de Virginie.  A une heure où ils tentent de se faire entendre de manière crédible sur des sujets sérieux, les amérindiens ne peuvent donc s’enthousiasmer d’une telle représentation.

Klee n’était pas très optimiste quant à un changement de nom prochainement, tant les enjeux économiques sont importants. On peut aisément le rejoindre là dessus, « Redskins » est en effet devenu une marque qui se vend dans le monde entier. Cependant il se félicitait que le débat ait atteint un très haut niveau dans les sphères politiques. En effet le débat existe depuis presque toujours mais il est longtemps resté cantonné à un niveau peu politisé et médiatisé. Il y a quelques mois le maire de Washington DC s’est emparé du sujet en prenant position pour un changement de nom et puis encore plus récemment c’est Barack Obama en personne qui a expliqué qu’il fallait penser à revoir cette dénomination.

Sa sincérité et sa franchise m’ont convaincu. Même si c’est loin d’être le sujet le plus grave de la cause amérindienne, d’après lui rares sont ceux que le nom ne dérange pas dans la communauté (même si il y en bien quelques un, à qui la franchise adore donner la parole).

Et pourtant il m’a été difficile de me convaincre que ce nom n’était pas correct, croyez moi. Quand j’ai commencé à suivre les Redskins c’était en partie lié à ce nom et cet emblème. Tout petit quand je jouais aux Cowboys et aux Indiens, les Indiens étaient toujours les vainqueurs et aujourd’hui encore il s’agit d’une culture qui me passionne. Je m’imagine difficilement supporter d’autres couleurs. C’est pour cette raison que pendant longtemps je me suis refusé de voir l’évidence, qualifiant ce problème de « faux débat ». Il faut dire que la communication de la franchise est au point. Il y a carrément une section spéciale sur le site officiel baptisée Redskins pride qui regroupe tous les articles censés justifier le nom de la franchise.

Si il est évident que le choix original n’était pas d’offenser une communauté (il y avait d’ailleurs plusieurs joueurs amérindiens dans la première équipe des Redskins en 1933, en plus de l’entraîneur) il serait temps de reconnaître la maladresse et corriger l’erreur.  La franchise traîne déjà des casseroles à cause de son racisme envers la communauté afro-américaine pendant un temps, il pourrait peut être être bon de penser à se racheter un jour.

Voilà, j’espère ne pas avoir été trop confus et je sais que tout le monde ne sera pas d’accord, mais n’hésitez pas à réagir, les commentaires sont là pour ça.

Meriweather suspendu

On a dit pas avec le casque en avant, Brandon !

On a dit pas avec le casque en avant, Brandon !

Brandon Meriweather vient d’être suspendu pour deux matchs par la ligue. Il paye son jeu « dirty » qui se répétait un peu trop souvent. Contre les Packers cela s’était retourné contre lui puisqu’après un premier placage dangereux il s’était lui même blessé dans un choc casque contre casque plus tard dans le match.

Contre les Bears il s’est remis à la faute, coûtant deux pénalités de 15 yards à son équipes suite à des placages illicites.

La secondary des Redskins n’est déjà pas très performante mais il va maintenant falloir faire sans Meriweather pour deux matchs. Sans être excellent il fait partie de nos moins mauvais defensive back. Reste à voir qui le remplacera. Baccari Rambo, le rookie qui était titulaire en début de saison, ou bien Jose Gumbs cantonné jusque là en équipe spéciale. La dernière option est Trenton Robinson, fraichement débarqué dans la capitale à la place de Jordan Pugh.

 

Bears 41 Redskins 45

WEEK 7

CHICAGO BEARS 4145 WASHINGTON REDKSINS 

CHI (1)WAS (1)

 

 

 

 

Chicago Bears v Washington Redskins

 

That was fun ! C’est un match fou que nous ont offert Redskins et Bears au FedEx Field hier. Deux attaques explosives face à deux défenses dépassées et vous obtenez un match à 86 points, soit le deuxième match le plus prolifique de la saison.

Si Robert Griffin III (18/29, 298 yards, 2TD, 1INT et 11 courses pour 84 yards) a commencé difficilement, avec une interception, il s’est bien repris ensuite livrant un match de qualité en continuant de montrer de meilleures choses à la course. Dans les airs il a trouvé une cible de choix en la personne du rookie Jordan Reed. Ce dernier avait montré de belles choses lors des premiers matchs et les fans en demandaient plus. Kyle Shanahan les a exaucés, Jordan Reed a capté 9 ballons pour 134 yards et un touchdown. A la course si Alfred Morris (19 courses pour 95 yards) a fait le plus gros des gains, c’est Roy Helu Junior (11 courses pour 41 yards et 3 TD).

En défense, ce fût moins glorieux. Si DeAngelo Hall a réussi à limiter Marshall à « seulement » 75 yards, de son côté Alshon Jeffery a cumulé 105 yards en seulement 4 réceptions. Finalement la blessure précoce de Cutler n’a fait qu’aider Chicago, tant son remplaçant McCown a été plus performant que lui. Matt Forte avec ses 91 yards et 3 touchdowns a profité des brèches dans la défense.

Au final les équipes se sont rendues coup pour coup mais les Redskins ont su gérer de façon optimale leur dernier drive pour prendre la tête tout en laissant un minimum de temps aux Bears pour répliquer.

Une victoire loin de la perfection donc, mais qui fait du bien face à une équipe du standing des Bears.

Avant match : Bears @ Redskins

Avant match 

Week 7 

Chicago Bears @ Washington Redskins

CHIWAS

 

 

 

Jonathan+Wilhite+Aldrick+Robinson+Washington+9YP7j2TWj98l

 

Les espoirs de playoffs sont rangés au placard, il faut maintenant prendre les matchs semaine par semaine et essayer d’offrir des prestations dignes de la franchise.

On espère qu’à domicile les Redskins auront à coeur de se racheter. Ce match contre les Bears a un petit parfum rétro entre deux équipes historiques qui avaient l’occasion de se retrouver régulièrement en playoffs dans leurs premières années d’existence.

Mais le temps a passé et aujourd’hui les Bears partent bien favoris du match. Leur attaque s’est bien améliorée par rapport aux années passées. Jay Cutler joue bien et trouve régulièrement ses cibles favorites que sont Brandon Marshall et Alshon Jeffery. A la course, Matt Forte reste une valeur sûre de la ligue.

Côté défense, si les Bears ne sont plus aussi dominants que ces dernières années, il reste plus effrayants que les Redskins dans ce domaine. La défense contre la course reste notamment très solide.

On choc qui parait donc déséquilibré mais qui ne doit pas paraître perdu d’avance pour les Redskins. En 2010 les Bears avaient dominés les Redskins dans le jeu mais c’était finalement inclinés suite aux nombreux turnovers. Il faudra assurément en forcer encore quelques uns et ajouter un brin de folie dans ce match pour espérer être compétitifs.

Robert Griffin III devra être plus régulier, la défense devra être dans le match tout de suite pour une fois. La ligne offensive devra également faire un meilleur travail, notamment pour le jeu de course ou Alfred Morris se retrouve trop vite submergé.

Bref, beaucoup de choses à améliorer, et je ne vois pas une victoire.

Mon pronostic : Bears 24 – 13 Redskins

Hall réagit à Cutler

dhalljayundertand1010

Vous vous rappelez peut être de ce match de 2010, c’était en week… 7 et DeAngelo Hall égalait le record du nombre d’interception en un match face à Jay Cutler, déjà quarterback des Bears à cette époque.

Les médias ont forcément cela dans le coin de la tête au moment où les deux joueurs vont s’affronter à nouveau.

Du coup ils ont demandé à Jay Cutler ce qu’il pensait du cornerback des Redskins. Il a répondu que c’était « un gars comme un autre ».

Hall a réagit à ces propos, se demandant « quelle genre de réponse vous vouliez de lui ?  Je ne sais pas ce que vous voulez qu’il dise… ‘Oh mon dieu je suis terrifié par ce mec !’ ? »

Et il ajoute : « Qu’il le croit au fond de lui ou non, c’est ce qu’il à dire : ‘je suis un mec comme un autre’. Il a joué contre de grands quarterback dans cette ligue et je ne suis probablement pas le meilleur d’entre tous ».

Si sur le terrain DeAngelo Hall peut être un sanguin, il montre ici une belle lucidité et maturité vis à vis des propos du quarterback de Chicago.

Pour le souvenir, voici ses quatre interceptions de 2010, dont une retournée pour un touchdown :

NFC Eastory : Années 1940 (2)

NFC Eastory : Les années 1940

La décennie Baugh

           

            Avec ses franchises historiques, ses rivalités animées, ses fans acharnés et ses moments dramatiques, la NFC East est sans aucun doute la division la plus représentative de ce qui fait du football américain le sport le plus populaire des États-Unis. Pour cette raison, les blogueurs francophones de la NFC East vous invitent à découvrir les moments incroyables qui ont forgé la renommée de cette fantastique division.

            Tout au long de la saison, Gauthier de Big Blue Blog, Martin de Bourgogne et Or, Maxime & Hughes de Dallas Cowboys France et Aurélien de Philadelphia Eagles France publieront simultanément sur leurs blogs respectifs une série d’articles, chacun racontant en détails une décennie de l’histoire de leur franchise, des années 30 à maintenant.

La conquête d’un palmarès

            La décennie 1940 s’ouvre de façon prometteuse pour les Redskins, désormais installés parmi les meilleures équipes de la division est. La saison régulière 1940 est encore très bien menée, avec toujours Ray Flaherty à la baguette. Les Redskins remportent leurs sept premiers matchs et s’adjugent la division avec un bilan de neuf victoires pour deux défaites. Ils battent deux fois les Eagles et partagent les victoires avec New York. Le titre se joue face aux Bears de Chicago que les Redskins ont déjà battus 7 à 3 en saison régulière. Sauf que rien ne va se passer comme prévu, et ce match tourne à l’humiliation pour les Redskins. 7 et 3 restent les chiffres du match, mais pour une victoire 73-0 des Bears… Preston Marshall s’était moqué de l’attitude de « pleureuse » des Bears lors de la première confrontation. Ces derniers se sont servis de cela comme motivation pour la finale, avec succès. Le hall-of-famer Turk Edwards termine même sa carrière juste avant le coup d’envoi, après avoir appelé le toss, il se tord le genou en retournant vers sa sideline. Sale match pour les Redskins…

Turk Edwards

Turk Edwards

            Sammy Baugh mène tout de même les statistiques de la ligue dans le jeu passe et les punts. Il cumule le plus de yards à la passe, le plus de touchdowns lancés, la plus longue passe de la saison, la meilleure moyenne de punts et le plus long punt de la saison. Rien que ça. Il jouait également en tant que defensive back, poste auquel il a notamment retourné une interception sur 44 yards.

            La saison 1941 repartait sur de bonnes bases mais finalement une série de quatre défaites consécutives met fin aux espoirs des Redskins. Une dernière victoire contre les Eagles portera le bilan final de 1941 à 6 victoire contre 5 défaites mais elle ne sera même pas célébré, l’attaque contre Pearl Harbor venant d’avoir lieu. Wayne Miller s’engagera d’ailleurs dans l’armée. Cette saison là les Redskins s’inclinent deux fois contre les Giants et battent les Eagles à deux reprises. Baugh a une saison un peu moins bonne à son échelle, il lance notamment un total de 19 interceptions, un maximum dans la ligue cette année-là.

Sammy Baugh

Sammy Baugh

            La saison 1942 est un peu spéciale, les équipes perdant beaucoup de joueurs qui partent à la guerre. Cela reste toutefois une vraie saison de football où les Redskins vont briller. Malgré une défaite frustrante dès le second match face aux Giants (les Redskins s’inclinent 14 à 7 en n’ayant concédé qu’un seul yard offensif), ils vont réaliser une saison quasi-parfaite avec 10 victoires pour une défaite. Et pour la finale les Redskins retrouvent l’équipe invaincue des… Chicago Bears. Il y a donc un air de revanche dans l’air. Et cette fois ci les Redskins répondent présent, étouffant l’attaque des Bears qui ne marquera aucun point, leurs seuls points étant défensifs. A Whasington, devant 36 000 personnes, les Redskins ajoutent donc une seconde ligne à leur palmarès. Les supporters envahissent le terrain et arrachent même les poteaux. Ils avaient raison d’en profiter, il faudra attendre 40 ans pour revoir un nouveau titre dans la capitale.

1 2 3 4 Final
Chicago Bears 0 6 0 0 6
Washington Redskins 0 7 7 0 14

Le premier touchdown des Redskins est pour Wilbur Moore, qui réceptionne une passe de 39 yards de Sammy Baugh. Le deuxième est l’œuvre d’Andy Farkas, sur une course d’un yard.

Andy Farkas, Sammy Baugh et Dick Todd

Andy Farkas, Sammy Baugh et Dick Todd

Ce match est aussi le dernier du coach Ray Flaherty, qui s’engage juste après dans l’armée.

Toujours placés, mais plus gagnants

            Le nouveau coach des Redskins en 1943 se nomme Dutch Bergam. Il mène les Redskins à un nouveau titre de division après une drôle de saison. L’équipe est en effet invaincue après 7 matchs puis s’incline lors des trois derniers. Le premier contre les Steagles (ex Eagles et Steelers) puis les deux derniers contre les Giants, ce qui permet à la franchise de New York de revenir à égalité avec les Redskins. Un match de playoffs a donc lieu pour départager les deux équipes. Il s’agit du troisième match en trois semaines entre les deux équipes. Cette fois les Redskins s’imposent et gagnent donc le droit de participer à une troisième finale consécutive. Et encore une fois ce sont les Bears qui se retrouvent sur leur chemin. Les Redskins ne rééditeront pas l’exploit de l’année précédente et s’inclinent sur le score de 41 à 21. A défaut de mener la ligue dans les statistiques à la passe, Baugh est le meilleur dans l’exercice du punt (comme la plupart des années) et également en termes d’interceptions, avec 11 à son compteur.

            Bergman ne reste pas à la tête de l’équipe, et c’est Dudley DeGroot qui reprend les rênes pour la saison 1944 et la suivante. Cette saison régulière 1944 ressemble beaucoup à la précédente, avec un bon début avant de perdre contre les Eagles puis les deux derniers matchs contre Les Giants qui privent la franchise de playoffs pour la première fois depuis quatre ans. Côté extra-sportif, les Redskins prouvent encore cette année-là leur esprit novateur en devenant la première franchise à avoir un réseau de radio.

            Les Redskins retrouvent la finale dès 1945, après une belle saison à 8 victoires et 2 défaites (dont une contre les Eagles). La finale se joue dans des conditions difficiles, avec une température glaciale (-22°C !). Les Redskins vont s’incliner 15 à 14 après avoir notamment concédé un safety qui a fait beaucoup parlé de lui. Baugh lance une passe depuis sa endzone dans un poteau (ils étaient à l’époque placés sur la ligne d’en-but) et cela est considéré à l’époque comme un safety. Cela coûte deux points à l’équipe et donc finalement le match. La règle sera changée dès la saison suivante. Les Redskins manquent également deux field goal qui auraient pu leur donner la victoire.

Les joueurs glacés sur le banc lors de la finale de 1945

Les joueurs glacés sur le banc lors de la finale de 1945

Le début du déclin

            En 1946, la franchise installe un ancien grand joueur de la maison au poste de head coach. Il s’agit du hall of famer Turk Edwards. Après quatre matchs sans défaites, les Redskins s’inclinent cinq fois sur les sept derniers matchs. Ils affichent un bilan équilibré contre les Giants et Eagles.

            1947 ne fait que confirmer ce déclin, les Redskins finissant avec un bilan négatif (4-8) pour la première fois depuis leur installation à Washington. Pour la première fois aussi ils s’inclinent lors de leurs deux confrontations avec les Eagles. Paradoxalement Sammy Baugh est alors au sommet de son art, planant sur la ligue du haut de ses 25 touchdowns et 2938 yards à la passe. Dans ces deux aspects il domine la ligue. Il a aussi le meilleur tôt de passes complétées (59%). C’est d’ailleurs durant cette saison qu’est célébré un « Sammy Baugh Day » au Griffith Stadium. On lui offre une voiture et il saura être reconnaissant, lançant pour 355 yards et 6 touchdowns !

            La saison 1948 est un peu mieux puisque l’équipe finit avec un bilan positif de sept victoires pour cinq défaites, mais cela est insuffisant pour remporter la division. Les Redskins restent en effet derrière les Eagles contre qui ils ont dû s’incliner à deux reprises. Si Baugh a encore une fois des excellentes statistiques à la passe, un autre joueur se distingue cette année-là. Il s’agit du rookie Dan Sandifer. Excellent kick et punt-returner il se distingue aussi et surtout en défense avec un total de 13 interceptions. C’est à ce moment un record dans la ligue et encore aujourd’hui un record pour la franchise, malgré que les saisons se soient allongées. Il est aussi à égalité pour le record d’interceptions en un seul match avec quatre unités. Il partage notamment ce record avec un certain DeAngelo Hall.

Dan Sandifer et Hugh Taylor

Dan Sandifer et Hugh Taylor

            En 1949, Erman Ball est le nouveau head coach de l’équipe mais ses débuts sont difficiles puisque l’équipe ne remporte que quatre matchs et est encore bien loin de la course au championnat. Hugh Taylor, une valeur montante, est l’une des rares satisfactions de la saison.  Avec ses neuf touchdowns réceptionnés, il se place en effet en tête de la ligue dans ce domaine.

 


Focus sur… Sammy Baugh

            Sammy Baugh est sans doute le plus grand grand joueur ayant porté le maillot des Redskins et aussi un des plus grands joueurs de l’Histoire de la NFL. Performant en défense, un des meilleurs punters de son temps, il a aussi et surtout révolutionné le jeu de passe dans le football de l’époque.

Sammy Baugh

Sammy Baugh

            C’est le 27 mars 1914 que ce futur génie voit le jour au Texas. L’histoire ne dit pas si il portait déjà le casque de cuir. Toujours est-il qu’il va vite trouver sa voix, s’imposant comme un athlète complet à l’université de Texas Christian. Mais c’est bien dans le football qu’il se voit un avenir, et il est drafté au premier tour de la draft 1937 par des Redskins plein d’ambitions, qui viennent d’emménager à Washington. Preston Marshall accepte de lui donner le salaire de 8000$ qu’il demande, même si celui-ci est bien au dessus de ce qui se faisait à l’époque. Lui-même s’est dit gêné en apprenant que les meilleurs joueurs de l’équipe (Battles, Edwards et Millner notamment) ne gagnaient pas la moitié de ça.

            La franchise ne s’est pas trompée, Baugh va avoir une longue et prolifique carrière dans la capitale qu’il ne quittera pas. Quand il se retire en 1952, à 38 ans, il a lancé pour 21886 yards et 187 touchdowns.

Sammy Baugh

Sammy Baugh

            Avant lui, la forward pass, ou passe en avant, n’était utilisée que par nécessité absolue et souvent en désespoir de cause sur des third down. La défense et le jeu au sol étaient les pièces maîtresses du jeu. Avec Baugh la passe en avant est devenue un vrai élément du plan de jeu et une arme redoutable entre ses mains. Malgré le manque de médiatisation de l’époque, il est ainsi devenu en quelques sortes la première star au poste de quarterback, rendant ce rôle plus important que les autres.

            Son surnom de Sammy « Slingin’ » Baugh (le frondeur) rappelle ce geste qu’il a répété tant de fois avec succès pour faire de lui ce passeur de légende.

            Plus que des résultats et des statistiques, il a apporté de la passion au jeu, transformant les spectateurs en véritables fans. L’engouement autour des Redskins a réellement commencé avec lui. Pour la franchise, il détient encore le record de touchdowns lancés (187) et celui de la moyenne de punts (45.1 yards).

            Il est entré au Hall of Fame en 1963 à l’unanimité, ce qui est loin d’être toujours le cas. Il s’est éteint en 2008 à l’âge de 94 ans en laissant une empreinte indélébile sur la seule franchise pour laquelle il a joué.

Vous pouvez trouvez ci-après un mini-reportage intéressant sur Sammy Baugh :


Rendez vous prochainement pour les années 1950 !

Les années 30 : Giants | Redskins | Eagles |

Les années 40 : Giants | Redskins | Eagles |

Les années 50 : Giants | Redskins | Eagles |

Les années 60 : Giants | Redskins | Eagles | Cowboys

Les années 70 : Giants | Redskins | Eagles | Cowboys

Les années 80 : Giants | Redskins | Eagles | Cowboys

Les années 90 : Giants | Redskins | Eagles | Cowboys

Les années 2000 : Giants | Redskins | Eagles | Cowboys

Les années 2010 : Giants | Redskins | Eagles | Cowboys

(les liens vers les articles des autres franchises seront ajoutés au fur et à mesure)