Mois: mars 2014

NFC Eastory : Les années 1960 (4)

NFC Eastory : Les années 1960

La dernière décennie Marshall

           

            Avec ses franchises historiques, ses rivalités animées, ses fans acharnés et ses moments dramatiques, la NFC East est sans aucun doute la division la plus représentative de ce qui fait du football américain le sport le plus populaire des États-Unis. Pour cette raison, les blogueurs francophones de la NFC East vous invitent à découvrir les moments incroyables qui ont forgé la renommée de cette fantastique division.

            Tout au long de la saison, Gauthier de Big Blue Blog, Martin de Bourgogne et Or, Maxime & Hughes de Dallas Cowboys France et Aurélien de Philadelphia Eagles France publieront simultanément sur leurs blogs respectifs une série d’articles, chacun racontant en détails une décennie de l’histoire de leur franchise, des années 30 à maintenant.

Nouveau stade, nouveau rival

L’année 1960 est la dernière jouée au Griffith Stadium par les Redskins. Elle est aussi l’année qui marque l’entrée des Dallas Cowboys dans la ligue. Les deux franchises vont devenir parmi les pires ennemis de la ligue. Les Redskins étaient en effet installés télé-visuellement dans le sud et la création des Cowboys à Dallas n’était pas vue d’un bon œil par le propriétaire, Marshall. Une rivalité était ainsi née, et elle perdurera sur le terrain.

Pour ce qui est du sportif, l’année 1960 est dans la lignée de la décennie précédente, un échec. Avec encore Mike Nixon à sa tête, l’équipe ne remporte qu’un match, contre… les Dallas Cowboys. Les Redskins terminent bon dernier de leur conférence.

L’année 1961 débute donc avec un nouveau stade tout simplement appelé DC stadium dans un premier temps (il change pour RFK memorial stadium en 1969). Un nouveau coach débarque également en la personne de Bill McPeak. Mais une nouvelle fois la saison est un désastre, les Cowboys sont encore la seule équipe contre laquelle les Redskins ne perdent pas, avec une victoire et un nul. Un nouveau quarterback s’installe, il s’agit de Norm Sead qui lance pour 2337 yards. Il reste cependant loin des 3723 d’un certain Sonny Jurgensen qui domine largement la ligue cette année-là, avec les Eagles.

Sonny Jurgensen

Sonny Jurgensen

1962 marque un nouveau tournant symbolique. Si les Redskins ont été pionniers dans beaucoup domaine celui de la diversité n’en fait pas partie, bien au contraire. En effet, George Preston Marshall est profondément raciste et a longtemps refusé d’intégrer des afro-américains dans son équipe. Il y avait déjà eu plusieurs amérindiens, mais jamais d’afro-américains. Mais pour la première fois en 1962, ils seront trois à porter les couleurs bordeaux et or des Redskins. La franchise sélectionne d’abord Ernie Davis (Heismann trophy qui malheuresement décèdera d’une leucémie avant même de jouer un match en NFL) au premier tour, et l’échange contre Bobby Mitchell, autre running back afro-américain, et futur hall of famer. La franchise sélectionne également Ron Hatcher (Marshall refusera cependant de poser avec lui pour la photo) au 8ème tour de la draft, mais celui-ci sera coupé juste avant le début de la saison régulière. Enfin, le halfback Leroy Jackson et le guard John Nisby sont les deux autres joueurs noirs intégrés à l’équipe en 1962.

Côté football la saison est moins mauvaise que les précédentes, mais reste décevante, avec un bilan de 5 victoires, 7 défaites et 2 nuls. La seule vraie réussite est la conversion de Bobby Mitchell en receveur. Avec 1384 yards il domine la ligue dans ce domaine. Il réceptionne aussi 11 touchdowns, plus un autre au sol. Dick James perpétue quant à lui la tradition des bons spécialistes retour de coups de pied dans la capitale. Avec 889 yards en kick return, il se classe second de la ligue dans cette catégorie.

Bobby Mitchell

Bobby Mitchell

La saison 1963 est à nouveau catastrophique avec seulement 3 victoires pour 11 défaites (notamment contre les Cowboys et Eagles). Avec 1436 yards, Bobby Mitchell est une fois de plus le meilleur receveur de NFL. Il réceptionne notamment une passe pour 99 yards, ce qui est évidemment le plus long touchdown de la ligue. Il est aussi le seul receveur à plus 100 yards par match en moyenne.

Sonny Jurgensen pose sa marque

En 1964, un nouveau trade va marquer la franchise pour de nombreuses années. Il s’agit de l’acquisition du quarterback Sonny Jurgensen en provenance de Philadelphie. Norm Snead fait le chemin inverse. Un autre échange envoie Dick James chez les New York Giants alors que le linebacker Sam Huff vient lui dans la capitale. Il deviendra un joueur clé de l’équipe et sera inclus au Hall of fame en 1982.

Sam Huff

Sam Huff

Cette saison 1964 n’est une de plus pas grandiose. Les Redskins remportent 6 matchs pour 8 défaites. Sonny Jurgensen bat notamment ses anciens coéquipiers des Eagles par deux fois, scorant 4 touchdowns lors de la première confrontation entre les deux équipes. Mais 4 défaites consécutives dès le début de saison n’ont permis aucun espoir. Jurgensen offre tout de même 24 touchdowns et lance en tout pour 2934 yards, soit le deuxième meilleur total de la ligue. Le rookie Charley Taylor, 3ème pick de la draft, réussit lui aussi une saison d’exception. Il gagne 814 yards en réception et 755 autres à la course et inscrit 10 touchdowns en tout. Suffisant pour être élu rookie de l’année. Bobby Mitchell réussit encore une belle saison avec 10 touchdowns réceptionnés et 904 yards. Enfin, Paul Krause est le meilleur de la ligue en interceptions avec pas moins de 12 balles chipées aux quarterbacks.

Charley Taylor

Charley Taylor

La saison 1965 des Redskins est, comme la précédente, tuée dans l’œuf à cause de 5 défaites pour commencer. Le bilan final est le même que l’année précédente ; 6 victoires et 8 défaites. Bobby Mitchell et Paul Krause réalisent une fois de plus une bonne saison mais collectivement, c’est médiocre.

Après ces nouvelles années de disettes, les Redskins choisissent de se séparer du coack McPeak et engagent l’ancien célèbre quarterback des Browns, Otto Graham, en tant que headcoach. Pour la première fois de la décennie, les Redskins n’ont pas un bilan négatif mais restent tout de même loin de leurs grandes années. L’équipe termine avec un bilan équilibré de 7 victoires et autant de défaites. Avec 3209 yards, Sonny Jurgensen est le quarterback ayant gagné le plus de yards. Il est bien aidé par son duo de receveurs composé de Charley Taylor et Bobby Mitchell qui ont chacun respectivement reçu pour 1119 et 905 yards, 12 et 9 touchdowns. L’attaque sous Sonny Jurgensen est donc résolument tournée vers la passe. La saison est aussi marqué par le record de 72 points inscrits contre les New York Giants le 27 novembre 1966.

En 1967, avec l’addition des New Orleans Saints, les conférences sont divisées en 2 divisions. Les Redskins sont dans la Capitol division, avec les Cowboys, Eagles et Saints. Les performances collectives sont encore moyennes avec seulement 5 victoires, 6 défaites et 3 matchs nuls, mais les Redskins s’imposent comme la meilleure attaque aérienne de la ligue, comme aux plus belles heures de Sammy Baugh. Jurgensen lance pour pas moins de 3747 yards et 31 touchdowns, soit la meilleure saison de sa carrière au niveau des chiffres mais aussi un record NFL. En plus de Bobby Mitchell et Charley Taylor, le tight end Jerry Smith (12 touchdowns) profite aussi des grosses performances de son quarterback. Un trio de receveur se démarque ainsi, les trois joueurs cumulent 2705 yards et 25 touchdowns.

Jurgensen, avec Taylor, Smith et Mitchell, ses receveurs

Jurgensen, avec Taylor, Smith et Mitchell, ses receveurs

Les prémices de la NFC East

Les Giants de New York remplacent les Saints de New Orleans dans la division Capitol en 1968, formant ainsi une division semblable à la NFC East que l’on connait aujourd’hui. Les rivalités actuelles ont ainsi été accentuées ou créées à ce moment. Avec 5 victoires et 9 défaites les Redskins se classent troisième de la division pour la dernière saison de Graham à la tête de la franchise. Même l’attaque des Redskins ne fait plus si peur. Seul Brig Owens et ses 8 interceptions (36 en carrière) se démarque quelque peu.

L’année 1969 est marquée par la mort du propriétaire, George Preston Marshall. Jack Kent Cook prend le relais. Le mythique coach Vince Lombardi est alors embauché. Il n’a jamais été head coach d’une équipe avec un bilan négatif, et il va perpétuer cela avec les Redskins avec 7 victoires contre 5 défaites et 2 nuls. Il s’agit du meilleur bilan depuis 14 ans ! Il échoue cependant à la deuxième place de la division, derrière les Cowboys de Dallas et ne pourra jamais emmener les Redskins plus haut, puisqu’il décède en 1970. Avec plus de 3000 yards Sonny Jurgensen retrouve des couleurs, mais c’est le rookie running back Larry Brown sur qui tous les yeux se tournent. Seulement sélectionné au 8ème tour de la draft (deux autres running backs sont choisis avant lui par les Redskins), il s’impose tout de suite dans l’équipe, gagnant 888 yards au sol, auxquels s’ajoutent 302 yards en réception.

Focus sur… Sonny Jurgensen

Si la décennie des années 1960 n’a pas été meilleure que la précédente collectivement, les Redskins ont tout de même vu passer de grands joueurs dans leurs rangs. Bobby Mitchell, Sam Huff ou Charley Taylor auraient par exemple pu être cités ici, mais c’est sur le quarterback Sonny Jurgensen que nous allons nous arrêter.

Sonny_Jurgensen

Né le 23 aout 1934 en Caroline du nord, c’est d’abord chez les rivaux des Eagles que Sonny Jurgensen fait ses preuves. Il y établit notamment de record de yards lancés sur une saison, record qu’il va lui-même améliorer avec les Redskins. Avant cela c’est par l’université de Duke qu’il était passé. Il n’était pour autant pas le quarterback le plus en vue de sa promotion et n’a été sélectionné qu’au 4ème tour de la draft.

Quarterback assez atypique, il a marqué son époque. Il est d’ailleurs rentré dans le Hall of Fame en 1983. Réputé bon vivant, c’était aussi un quarterback qui n’hésitait pas à prendre des risques dans ses passes. Il est notamment le troisième et dernier quarterback à avoir complété une passe de 99 yards pour les Redskins.

Pure passeur, avec une précision chirurgicale, il a su faire briller ses receveurs et n’avait guère d’égal en son temps. Il a notamment été sélectionné à 5 reprises pour le pro-bowl. En tout il aura lancé pour 32.224 yards et 255 touchdowns en NFL.

Après sa riche carrière, il s’est lancé dans un rôle de consultant télé.


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Free Agency : premières (re)signatures

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La période folle de ce début de free agency commence à se calmer, il est temps de faire le point sur les acquisitions de la franchise. Cette année, pas de folie de la part des dirigeants. Pas de nom ronflant, pas de contrat mirobolant.

Andre Roberts est peut être le nom le plus connu, c’est dire. Le receveur évoluait jusqu’ici à Phoenix pour les Cardinals. Il est donc resté dans l’ombre de Larry Fitzgerald et il a été ensuite rétrogradé dans la hiérarchie par Michael Floyd. Il semble loin d’avoir les capacités d’assurer une place de numéro un mais il fera du bien dans un groupe de receveurs qui manque de profondeur. Il est rapide et capable d’engranger les yards après catch. En quatre saisons il a engrangé un peu plus de 200 yards et inscrit 11 touchdowns. A 26 ans il peut rester une solution de long terme.

Une autre recrue est venue compléter une ligne offensive plutôt fébrile en 2013. Shawn Lauvao en provenance des Browns. Lui aussi âgé de 26 ans, il vient pour une place de titulaire. Une rumeur Bruce Campbell a circulé, mais il semblerait que sa signature ait été abandonné à la dernière seconde au moment où j’écris ces lignes.

Un linebacker a également signé. Il s’agit de Adam Hayward. Il vient sans doute davantage pour un rôle de backup et surtout pour contribuer en special team. En effet l’équipe a beaucoup souffert dans ce domaine cette saison et semblent avoir eu du mal à digérer le départ de Lorenzo Alexander.

Autre linebacker qui jouera pour la franchise en 2014, c’est Perry Riley. Il reste à Washington après avoir signé un nouveau contrat. Prolongation d’un an également pour le receveur Santana Moss, le plus ancien joueur de l’équipe. Mais il devra se battre pour figurer dans le roster définitif.

Le tag pour Orakpo, Carriker et Rocca out

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L’incertitude planait autour de Brian Orakpo, dont le contrat arrivait à terme. Finalement il restera au moins un an de plus à Washington, puisque le franchise tag a été utilisé sur sa personne. Le pass rusher avait réalisé une excellente saison 2013, après un saison 2012 marquée par les blessures. Vous l’aviez d’ailleurs plébiscité pour le titre de meilleur joueur défensif de la saison. Avec Ryan Kerrigan toujours présent à l’autre extrémité de la ligne défensive, ce secteur de jeu sera l’un des seuls avec lequel Jay Gruden pourra avoir des certitudes.

Il n’y aura par contre pas d’année supplémentaire dans la capitale fédérale pour le punter vétéran Sav Rocca. L’Australien de 40 ans aura sans doute du mal à retrouver une nouvelle franchise et cela pourrait donc bien être la fin d’une longue carrière commencée dans le football australien.

Pas d’année supplémentaire non plus pour Adam Carriker qui sort d’une saison blanche à cause d’une blessure. Il s’était donné du mal pour retrouver sa forme en 2013 (peut être trop puisqu’il avait fait une rechute) mais cela n’a pas suffit. Le defensive end qui était une pièce importante de la ligne défensive les années précédentes devra réussir à convaincre une autre franchise de l’embaucher. On lui souhaite !