Destin Bourgogne et Or (2) – Timmy Smith

Destin Bourgogne et Or

2 : Timmy Smith, One shot wonder

Deuxième épisode de cette saga sur les personnages marquants de la franchise, celui ci vous surprendra peut être, peut être n’en avez vous jamais entendu parlé ; il s’agit de Timmy Smith. Si vous avez vu le Superbowl XXII en revanche, vous le connaissez forcément. Il y a des joueurs qui brillent une saison avant de disparaître, et puis il y a des joueurs, comme Smith, qui survolent un match – et quel match – avant de complètement se faire oublier.

Timothy LaRay Smith, de son nom complet, est né le 21 janvier 1964 à Hobbs, au Nouveau Mexique. Il joue au collège à Texas Tech, et malgré une blessure au genou lors de sa saison junior puis à la cheville lors de sa saison senior, Joe Gibbs et Boby Beathard (le General Manager de l’époque) voient en lui assez de potentiel pour le drafter au cinquième tour, avec le 117ème choix de la draft. Ce choix est assez surprenant à l’époque, car en plus du passif de blessures de Smith, les Redskins comptent déjà dans leurs rangs deux talentueux running backs, qui sont le fameux George Rogers, et le polyvalent Kelvin Bryant. Lui même ne s’attendait pas être drafté, et encore moins par la franchise de Washington. On l’a ainsi réveillé dans son sommeil pour lui annoncer la nouvelle, et il se serait exclamé « mais pourquoi les Redskins ? » en se demandant la raison de ce choix malgré un effectif déjà bien fourni.

Timmy Smith surclasse la défense des Broncos

Timmy Smith surclasse la défense des Broncos

Et la saison régulière lui donne presque raison puisqu’il ne contribue que très peu à l’excellent parcours de son équipe. Il cumule en tout 126 yards en 29 courses et aucun touchdown. Mais les pépins physiques rattrapent Rogers et donne l’opportunité à Smith de s’exprimer en postseason. En deux matchs il court pour 138 yards, soit plus que sur l’ensemble de sa saison régulière. Mais il ne va pas s’arrêter là. Après un rodage face aux Bears et Vikings, il va sortir le match de sa vie face aux Broncos de John Elway, lors du Superbowl XXII. Il ne court pas moins de 204 yards, dont un touchdown de 58 yards ! Il survole le match, profitant des trous ouverts par sa redoutable ligne offensive (les fameux « hogs » de l’époque) pour placer des accélérations qui laissent sur place les défenseurs de Denver. Ces 204 yards gagnés à la course constituent un nouveau record pour la finale du championnat NFL, le précédent étant détenu par Marcus Allen qui avait couru 191 yards pour les Raiders contre… les Redskins, quatre ans plus tôt. A l’heure actuelle, aucun running back n’a encore fait mieux et ce record tient toujours. Sur le seul deuxième quart temps, connu comme le plus prolifique pour une équipe lors d’un superbowl, Smith court pour 122 yards.

A propos de son touchdown de 58 yards, Timmy Smith déclare plus tard :

« Je peux me rappeler de ce jeu. C’est un counter gap, je pense que chaque équipe universitaire et de NFL l’appelle maintenant. Je ferme les yeux et la seule chose que je vois c’est Joe Jacoby et Raleigh McKenzie qui poussent devant moi et plus rien en face de moi qu’un espace libre. »

Les meilleurs moments de son match sont dans la compilation ci dessous.

Les Redskins l’emportent finalement 42-10 mais Smith ne sera pas pour autant élu MVP du match, la récompense revient à Doug Williams, qui devient alors le premier quarterback afro-américain à remporter le titre suprême.

Après cette performance exceptionnelle on peut s’attendre à une grosse carrière, mais non… Blessures et problèmes de drogue vont ruiner le reste de sa carrière. Il court encore pour 470 yards et 3 touchdowns l’année suivante, et puis plus rien. Il tente de rebondir chez les Chargers, puis Cowboys, mais il ne jouera en fait plus jamais. En 2005 il est arrêté puis condamné pour vente de cocaïne à Denver. Denver contre qui il avait brillé, Denver où il a sombré.


Source statistiques : http://www.pro-football-reference.com

Source déclaration : http://articles.latimes.com/1993-01-27/news/ss-2029_1_super-bowl-xxvii

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Un commentaire

  1. Trois victoires au superbowl avec trois « équipages » QB-RB différents : ouais la OL était fantastique et Joe Gibbs un vrai stratège. Timmy Smith n’a fait que ce match , mais pour Doug Williams aussi c’était la perf de sa vie. Il faut dire aussi que tout le monde brillait au SB contre Denver. Le plus dur à l’époque ( de 85 à 95) c’était de gagner la NFC ( voir la NFC east).
    HTTH

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