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Top 5 : Les Quarterbacks

Depuis bien des années, les Redskins ont eu beaucoup de mal à installer un quarterback sur la durée. Les noms se succèdent sans s’imposer depuis plus de deux décennies. Kirk Cousins sera-t-il enfin ce franchise quarterback tant attendu ? Difficile à dire. En attendant de trouver celui du futur, je vous propose de découvrir ou redécouvrir les meilleurs quarterbacks du passé. Voici donc le troisième Top 5 Bourgogne et Or, après les coachs et les first round picks, les quarterbacks ! Tout ceci reste bien sûr subjectif, et vous remarquerez que je n’ai pas mis Rex Grossman, ça a été difficile.

#5

Billy Kilmer, le Soldat de George Allen

Billy Kilmer

Billy Kilmer

1971-1978 (50V – 23D- 1N). 12352 yards, 103 TDs, 75 INTs.

Pas facile de succéder à Sonny Jurgensen, un des meilleurs (le meilleur ?) passeur que les Redskins ont connu. Pourtant Billy Kilmer, d’abord remplaçant de luxe de Jurgensen s’est fait petit à petit une place, et même un nom. Il a grapillé du temps de jeu avant de s’installer définitivement comme titulaire au sein de la franchise. C’est le premier joueur que fait venir George Allen, alors qu’il reprend la franchise en main pour la mener à nouveau vers les sommets. Kilmer participera à ce renouveau, en étant notamment sélectionné au pro-bowl dès sa deuxième saison avec la franchise, en 1972, année où il atteindra le superbowl face aux Dolphins, malheureusement il ne remportera jamais le trophée suprême. Kilmer réalise sa dernière saison de titulaire en 1977, puis Allen quitte son poste de head coach et c’est Joe Theismann qui récupère le poste.

#4

Mark Rypien, le Canadien

Mark Rypien

Mark Rypien

1988-1993 (45V-27D). 15928 yards, 101 TDs, 75 INTs.

Ce natif du Canada a été drafté par les Redskins au sixième tour de la draft 1988. Malgré ce choix relativement tardif il s’empare du poste de titulaire dès sa saison rookie. Les Redskins viennent de remporter le superbowl avec Doug Williams aux commandes, mais le QB peine à confirmer et Rypien prend petit à petit sa place. Après deux saisons à manquer les playoffs, Rypien qualifie enfin les siens en postseason lors de la saison 1990. Et puis la consécration ultime arrive à l’issu de la saison suivante. Les Redskins se hissent au Superbowl XXVI et le remportent 37-24, Mark Rypien est élu MVP. Si Doug Williams était le premier afro-américain à remporter le superbowl à ce poste, Rypien est lui le premier (et seul) Canadien. Malheureusement, après cette saison de très haut niveau, il semble atteint du « syndrome Williams » et son niveau de jeu s’écroule. L’année 1993 sera la dernière avec la franchise de la capitale. Gus Frerotte lui succédera avec un succès mitigé. Quant au Canadien il ne retrouvera jamais une place de titulaire ailleurs. Mais on lui doit un Superbowl, et Angela Rypien (google images est votre ami).

#3

Joe Theismann, le Tardif

Joe Theismann

Joe Theismann

1974-1985 (77V – 47D). 25206 yards, 160 TDs, 138 INTs.

Joe Theismann aussi, connait le Canada. En effet, bien que drafté par les Dolphins en 1971, il ne trouve pas d’accord avec eux et préfère tenter sa chance en canadian Football league, à Toronto. Après trois saisons là bas, les Redskins de George Allen cèdent un premier tour de draft aux Dolphnis pour récupérer ses droits. Gros prix pour un joueur qu’Allen ne fera finalement jamais débuter. Il commence en tant que punt returner, devant lui Billy Kilmer est le titulaire, et Sonny Jurgensen est toujours là. Il devient back up en 1976 et débute même quelques matchs avant de prendre définitivement la place de titulaire sous le coaching de Jack Pardee. Il ne manque que 3 matchs de 1978 à 1985, année où sa carrière s’arrête brutalement. Sur un sack de la défense des Giants sa jambe est fracturée. Le Washington Post a rebaptisé ce jeu : « The Hit That No One Who Saw It Can Ever Forget » (Le coup que quiconque a vu ne pourra jamais oublier). Avant cela, Theismann aura tout de même eu le temps d’offrir au Redskins leur troisième titre, quarante ans après le dernier, le premier Superbowl. Ce sont les Dolphins (comme on se retrouve) qui sont vaincus en 1982 par l’équipe entraînée par le jeune Joe Gibbs. Riggins est élu MVP du match. Avec 167 matchs, Theismann est le QB qui a le plus joué pour les Redskins.

#2

Sonny Jurgensen, le « Gunslinger »

Sonny Jurgensen

Sonny Jurgensen

1964-1974 (52V – 51D – 5N). 22585 yards, 179 TDs, 116 INTs.

L’un des deux seuls quarterbacks des Redskins à avoir été inscrit au Hall of Fame, temple suprême de la NFL. Il s’agit sans doute du meilleur passeur que l’équipe a connu. Arrivé en 1964 en provenance de Philadelphie, il a battu de nombreux records sous la tunique bourgogne et or. Il a mené la ligue en yards à la passe en 1961, 62, 66, 67, 69 (deux saisons avec les Eagles, trois avec les Redskins). En 1961 et 1967 il mène aussi la ligue en touchdowns lancés, et il a été sélectionné à pas moins de 5 pro-bowl. Il a égalé le plus long touchdown de la ligue avec une passe de 99 yards. Le plus impressionnant dans ces statistiques est qu’elles ont été réalisées lors de ce qu’on appelle la dead ball era, et c’est d’ailleurs le quarterback avec la meilleure évaluation durant cette période. C’est une période dominée par les défenses et le jeu au sol. Les interférences de passes comme on les connait aujourd’hui n’existaient pas, ce qui rend les exploits des quarterbacks et receveurs encore plus grands. Sa meilleure saison intervient en 1967, lorsqu’il lance pour 3747 yards, 31 TDs et 16 INTs, ce qui, pour l’époque, est exceptionnel.  Malheureusement pour lui, les Redskins ne sont pas au niveau collectivement dans les années 1960 et il ne pourra jamais soulever le trophée tant convoité. Il a tout de même eu le temps d’être champion avec les Eagles avant cela (oui, les Eagles ont gagné un titre, mais il ne faut pas le dire trop fort). A son arrivée, George Allen lui préférera le plus prudent Billy Kilmer.

#1

Sammy Baugh, le Génie

"Slinging" Sammy Baugh

« Slinging » Sammy Baugh

1937-1952. 21886 yards, 187 TDs, 203 INTs.

Je vous en déjà parlé plusieurs fois, notamment dans le dernier top 5. Difficile d’en dire plus sur le meilleur joueur passé par la franchise, peut être même dans la ligue. Il a tout simplement ré-inventé la passe vers l’avant. A une époque où lancer ce ballon était très compliqué, il a fait de cela une arme redoutable. De feux champions avec les Redskins, il a battu tous les records. Au poste de quarterback, évidemment, mais aussi aux postes de punter et defensive back. Un joueur à part, et même plus qu’un joueur. La première star, celui qui a amené la passion pour le football professionnel à Washington DC. Il a été le premier joueur introduit au Hall of Fame en 1963, à l’unanimité. On peut noter cette saison 1943, où il complète 133 passes (1er de la ligue), réalise une moyenne de 45.9 yards par punt (1er de la ligue) et réussit 11 interceptions (1er de la ligue). Tout simplement exceptionnel. Il serait trop long d’énumérer tout ses records, retenons simplement que c’était un génie.

Mentions honorables : Eddie Lebaron, Gus Frerotte, Norm Snead, Jay Schroeder, Doug Williams, Mark Brunell, Brad Johnson, Jason Campbell.

TOP 5 : Les first round picks

La draft arrive, et nous allons avoir un choix de premier tour, ça faisait longtemps ! L’occasion de partager mon deuxième TOP 5. Voici cette fois les cinq meilleurs choix du premier tour des Redskins, depuis la création de la draft, en 1936. On espère que celui qui va être sélectionné cette semaine sera du calibre des cinq ci dessous.

#5

Sean Taylor, le Regretté

Sean Taylor

Sean Taylor

Draft 2004 – Pick 5 (de Miami).

Après une carrière universitaire à Miami remarquée et remarquable, Sean Taylor est sélectionné au premier tour de la draft 2004 par un certain Joe Gibbs. A une position où le talent est rare ces temps-ci, et où il est difficile de trouver des joueurs complets, Sean Taylor surnageait. En plus d’être un athlète rapide, grand et costaud, il avait une excellente lecture et compréhension du jeu. Que ce soit contre la course ou la passe, il excellait. Gibbs a même dit de lui qu’il était le joueur le plus talentueux qu’il ai eu à entraîner, alors que Gibbs à été à la tête de 3 équipes victorieuses du superbowl. Malheureusement, Taylor n’a pas pu exprimer son talent assez longtemps, en novembre 2007 il reçoit une balle dans la jambe suite à un cambriolage, et décède peu après. Mais sa trace est indélébile, non seulement au sein de la franchise, mais également dans toute la ligue. Demandez à n’importe quel safety aujourd’hui qui est son idole, ou modèle de jeu, il y a fort à parier qu’il répondra Sean Taylor.

#4

Charley Taylor, le Converti

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Charley Taylor

Draft 1964 – Pick 3 (de Arizona State).

Running back star dans sa fac d’Arizona State, il est sélectionné avec le troisième choix de la draft 1964 par les Redskins. Mais à Washington, il va rapidement effectuer la transition vers le poste de receveur avec une réussite exceptionnelle. Il vole progressivement la vedette au receveur Bobby Mitchell. Le plus souvent associé au génial quarterback Sonny Jurgensen, les deux font partie d’un attaque aérienne qui donne bien du mal à toutes les défenses de la ligue. De plus, sa longévité lui permet de battre tous les records et quand il prend finalement sa retraite à l’issu de la saison 1977, il est statistiquement le meilleur receveur de l’Histoire, avec 9110 yards en 649 réceptions, ainsi que 79 touchdowns. Il a aussi été sélectionné pas moins de huit fois au Pro-Bowl et il est évidemment inclus au Hall of Fame de la NFL.

 

#3

Art Monk, le Sacré

Art Monk

Art Monk

Draft 1980 – Pick 18 (de Syracuse).

A Washington, on ne pensait pas revoir un receveur de la trempe de Taylor avant un long moment. Pourtant, seulement trois ans après la retraite de Taylor, les Redskins draftent Art Monk. Le moine succède au converti. Comme son aîné, sa carrière est marquée par une incroyable longévité qui lui permet de briser de nombreux records. Il devient notamment le premier joueur à réceptionner au moins un touchdown pendant 15 saisons consécutives ! Un des meilleurs receveurs de l’Histoire de la NFL, qui constituait avec Gary Clark et Ricky Sanders une triplette de receveurs redoutable du milieu des années 1980 jusqu’au début des années 1990. Monk a fait son entrée au Hall of Fame en 2008, après une carrière qui lui aura permis d’être sacré trois fois champion NFL.

#2

Darrell Green, l’Infatigable

Darrell Green

Darrell Green

Draft 1983 – Pick 28 (Texas A&M–Kingsville)

A la suite de leur titre, les Redskins se retrouvent donc avec le dernier choix du premier tour de la draft 1983, mais ils savent en faire bon usage ! En effet, juste après que les Dolphins ont choisi un certain Dan Marino, Joe Gibbs fait le choix de Darrell Green. Et clairement, le staff avait flairé là un bon coup. Ce cornerback n’avait pas le physique du standard d’aujourd’hui avec les Sherman et compagnie, mais c’était un excellent joueur de football avec notamment une pointe de vitesse légendaire. Si Monk a réussi 15 saisons consécutives avec au moins un touchdown, lui a réussi pas moins de 19 saisons consécutives avec au moins une interception. Record jamais égalé et qui est probablement bien installé. A presque 42 ans, en 2001, il réussit sa dernière interception pour les Redskins, seule franchise pour la quelle il a joué, pendant 20 saisons. C’est également, avec 295 matchs, le joueur défensif qui a joué le plus grand nombre de matchs dans sa carrière. Il est sélectionné pas moins de sept fois au Pro-Bowl, remporte deux Superbowls et entre au Hall of Fame dès 2008.

#1

Sammy Baugh, la Star

Sammy Baugh

Sammy Baugh

Draft 1937 – Pick 6 (de Texas Christian).

Le plus grand joueur des Redskins est né au Texas, c’est un comble. Mais ce natif du de l’Etat à l’étoile unique est rapidement devenu la première et unique star de la ligue. A une époque où le sportif n’était pas encore tant starifié, il fut l’un des pionniers, profitant de la politique de George Preston Marshall et des premières retransmissions télévisées. Mais c’est avant tout grâce à son immense talent qu’il est arrivé à ce statut. Ce quarterback, enfin quand il n’était pas defensive back ou punter, a révolutionné le jeu de passe, grâce également au génie du coach Ray Flaherty. Jusqu’alors une arme désespérée, la passe était eux une véritable arme. Il a remporté deux titres avec la franchise, le premier dès son année rookie, le second en 1942. Il fait partie des premiers joueurs à entrer au Hall of Fame, à la création de celui ci en 1963. Son numéro 33 a été retiré. Énumérer ses records prendrait une éternité, mais il faut savoir qu’il en a établi aux trois positions auxquelles il a joué, ce qui en fait indéniablement un des meilleurs joueurs de tous les temps.

Mentions honorables : Andy Farkas, Dan Bosseler, Mark May. Et pourquoi pas dans quelques années Trent Williams et Ryan Kerrigan.

Top 5 : Les Head Coaches

C’est tout neuf, voici les top 5 ! Nouveau format d’articles, j’en ferai de temps en temps sur tout et n’importe quoi (joueurs, coachs, matchs, cheerleaders ?, etc…) qui a un rapport avec la franchise. Pour commencer, voici mon top 5 des head coaches de la franchise. Ceci reste évidemment subjectif, n’hésitez pas à réagir si vous n’êtes pas d’accord.

#5

Vince Lombardi, la Légende

Vince Lombardi

Vince Lombardi

Certes, Lombardi n’a passé qu’une saison à Washington, mais comment ne pas le mettre ici. Si il a donné son nom au trophée NFL, ce n’est pas un hasard. Il a marqué son sport, terminant toutes ses saisons avec un bilan positif et offrant cinq titres aux Packers en l’espace sept ans. On le considère comme le plus grand caoch de l’Histoire de ce sport. A Washington il n’aura entrainé qu’une saison pour un bilan de 7 victoires, 5 défaites et 2 nuls, avant d’être rattrapé par la maladie. Pas de titre, mais les Redskins peuvent se vanter d’avoir parmi les nombreux head coaches qui ont défilé, le fameux Vince Lombardi.

#4

Lone Star Dietz, le Symbole

Lone Star Dietz

Lone Star Dietz

Selon certaines versions, ce serait lui qui aurait inspiré à George Preston Marshall le surnom de Redskins pour sa franchise. En effet, le coach qui prend ses fonctions en 1933, pour deux saisons, a du sang amérindien. Plus précisément il se réclame de la nation Sioux. Ce nom qui fait tant débat aujourd’hui, et sans doute à juste raison, je n’y reviendrai pas, ne partait sans doute pas d’une mauvaise intention. Il est donc engagé en 1933 précédé d’une excellente réputation de coach universitaire. Mais sportivement, William Henry Dietz, de son vrai nom, n’a pas marqué la franchise plus que cela. Il a quitté son poste après deux saisons, 11 victoires et 11 défaites. Il reste cependant un personnage hautement symbolique de la franchise, qui recrutait également à l’époque des joueurs d’origine amérindienne. Encore aujourd’hui il apparaît comme un justificatif pour le nom de l’équipe, bien que son héritage amérindien soit contesté.

#3

George Allen, le Maudit

George Allen

George Allen

Allen c’est le coach qui a marqué les années 1970 de la franchise, en la remettant sur les bons rails après deux décennies marquées par les échecs sportifs. Cependant il n’a jamais pu offrir de nouveaux titres à la franchises. Souvent dominateurs en saison régulière, les Redskins ne sont jamais venus à bout des playoffs sous ses ordres. En 1972 il mène tout de même son équipe au Superbowl VII, non sans éliminer brillamment les Cowboys (au moment où la rivalité commence à être très forte), mais l’équipe échoue face aux Dolphins. En tout, Allen c’est 7 rencontres de playoffs en 7 saisons pour deux victoires et 5 défaites. Malgré tout il a permis à la franchise de reprendre de l’élan et de redevenir incontournable dans le paysage de la NFL. C’est son fils, Bruce Allen, qui est toujours aujourd’hui en fonction en temps que Président de la franchise, mais la réussite n’est pas la même.

#2

Ray Flaherty, le Pionnier

Ray Flaherty

Ray Flaherty

Je vous ai déjà parlé plus longuement de lui dans cet article. Ray Flaherty c’est l’homme qui a montré le chemin de la victoire aux Redskins, en offrant à la franchise ses deux premiers titres. Coach de le 1936 à 1942 il a remporté deux titres en 1937 et 1942. Avec son légendaire quarterback Sammy Baugh, il a révolutionné le jeu de passe dans la ligue. Il s’agit donc d’un pionnier en de nombreux points, que ce soit pour la franchise mais également pour son sport en général. Et qui sait combien de titre il aurait encore pu décrocher si la guerre ne l’avait pas appelé. Aujourd’hui encore, il est le seul autre coach avec Joe Gibbs à avoir soulevé des trophées pour les Bourgogne et Or.

#1

Joe Gibbs, le Maitre

Joe Gibbs

Joe Gibbs

L’évidence. Joe Gibbs, c’est 124 victoires pour 60 défaites. C’est 16 victoires en 21 matchs de playoffs. Et évidemment ce sont ces 3 Superbowls remportés, les trois seuls de la franchise puisque les titres de Flaherty ont été remportés avant l’ère Superbowl. Il a seulement 40 ans quand il est propulsé head coach des Redskins en 1981, sans aucune expérience à ce poste. Quand il quitte son poste onze ans plus tard, il est une légende. Capable de faire passer n’importe quel joueur médiocre pour une star, son génie tactique a marqué la NFL. Souvent imité, rarement égalé, il reste aujourd’hui une référence. Il était d’ailleurs revenu en 2004, pour 3 saisons, mais il ne connait pas le même succès. Toujours est il que si la franchise a une riche Histoire aujourd’hui, c’est en grande partie à cet homme qu’elle le doit.

Mentions honorables : Dudley De Groot, Joe Kuharich, Jack Pardee, Nov Turner.