charley Taylor

TOP 5 : Les first round picks

La draft arrive, et nous allons avoir un choix de premier tour, ça faisait longtemps ! L’occasion de partager mon deuxième TOP 5. Voici cette fois les cinq meilleurs choix du premier tour des Redskins, depuis la création de la draft, en 1936. On espère que celui qui va être sélectionné cette semaine sera du calibre des cinq ci dessous.

#5

Sean Taylor, le Regretté

Sean Taylor

Sean Taylor

Draft 2004 – Pick 5 (de Miami).

Après une carrière universitaire à Miami remarquée et remarquable, Sean Taylor est sélectionné au premier tour de la draft 2004 par un certain Joe Gibbs. A une position où le talent est rare ces temps-ci, et où il est difficile de trouver des joueurs complets, Sean Taylor surnageait. En plus d’être un athlète rapide, grand et costaud, il avait une excellente lecture et compréhension du jeu. Que ce soit contre la course ou la passe, il excellait. Gibbs a même dit de lui qu’il était le joueur le plus talentueux qu’il ai eu à entraîner, alors que Gibbs à été à la tête de 3 équipes victorieuses du superbowl. Malheureusement, Taylor n’a pas pu exprimer son talent assez longtemps, en novembre 2007 il reçoit une balle dans la jambe suite à un cambriolage, et décède peu après. Mais sa trace est indélébile, non seulement au sein de la franchise, mais également dans toute la ligue. Demandez à n’importe quel safety aujourd’hui qui est son idole, ou modèle de jeu, il y a fort à parier qu’il répondra Sean Taylor.

#4

Charley Taylor, le Converti

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Charley Taylor

Draft 1964 – Pick 3 (de Arizona State).

Running back star dans sa fac d’Arizona State, il est sélectionné avec le troisième choix de la draft 1964 par les Redskins. Mais à Washington, il va rapidement effectuer la transition vers le poste de receveur avec une réussite exceptionnelle. Il vole progressivement la vedette au receveur Bobby Mitchell. Le plus souvent associé au génial quarterback Sonny Jurgensen, les deux font partie d’un attaque aérienne qui donne bien du mal à toutes les défenses de la ligue. De plus, sa longévité lui permet de battre tous les records et quand il prend finalement sa retraite à l’issu de la saison 1977, il est statistiquement le meilleur receveur de l’Histoire, avec 9110 yards en 649 réceptions, ainsi que 79 touchdowns. Il a aussi été sélectionné pas moins de huit fois au Pro-Bowl et il est évidemment inclus au Hall of Fame de la NFL.

 

#3

Art Monk, le Sacré

Art Monk

Art Monk

Draft 1980 – Pick 18 (de Syracuse).

A Washington, on ne pensait pas revoir un receveur de la trempe de Taylor avant un long moment. Pourtant, seulement trois ans après la retraite de Taylor, les Redskins draftent Art Monk. Le moine succède au converti. Comme son aîné, sa carrière est marquée par une incroyable longévité qui lui permet de briser de nombreux records. Il devient notamment le premier joueur à réceptionner au moins un touchdown pendant 15 saisons consécutives ! Un des meilleurs receveurs de l’Histoire de la NFL, qui constituait avec Gary Clark et Ricky Sanders une triplette de receveurs redoutable du milieu des années 1980 jusqu’au début des années 1990. Monk a fait son entrée au Hall of Fame en 2008, après une carrière qui lui aura permis d’être sacré trois fois champion NFL.

#2

Darrell Green, l’Infatigable

Darrell Green

Darrell Green

Draft 1983 – Pick 28 (Texas A&M–Kingsville)

A la suite de leur titre, les Redskins se retrouvent donc avec le dernier choix du premier tour de la draft 1983, mais ils savent en faire bon usage ! En effet, juste après que les Dolphins ont choisi un certain Dan Marino, Joe Gibbs fait le choix de Darrell Green. Et clairement, le staff avait flairé là un bon coup. Ce cornerback n’avait pas le physique du standard d’aujourd’hui avec les Sherman et compagnie, mais c’était un excellent joueur de football avec notamment une pointe de vitesse légendaire. Si Monk a réussi 15 saisons consécutives avec au moins un touchdown, lui a réussi pas moins de 19 saisons consécutives avec au moins une interception. Record jamais égalé et qui est probablement bien installé. A presque 42 ans, en 2001, il réussit sa dernière interception pour les Redskins, seule franchise pour la quelle il a joué, pendant 20 saisons. C’est également, avec 295 matchs, le joueur défensif qui a joué le plus grand nombre de matchs dans sa carrière. Il est sélectionné pas moins de sept fois au Pro-Bowl, remporte deux Superbowls et entre au Hall of Fame dès 2008.

#1

Sammy Baugh, la Star

Sammy Baugh

Sammy Baugh

Draft 1937 – Pick 6 (de Texas Christian).

Le plus grand joueur des Redskins est né au Texas, c’est un comble. Mais ce natif du de l’Etat à l’étoile unique est rapidement devenu la première et unique star de la ligue. A une époque où le sportif n’était pas encore tant starifié, il fut l’un des pionniers, profitant de la politique de George Preston Marshall et des premières retransmissions télévisées. Mais c’est avant tout grâce à son immense talent qu’il est arrivé à ce statut. Ce quarterback, enfin quand il n’était pas defensive back ou punter, a révolutionné le jeu de passe, grâce également au génie du coach Ray Flaherty. Jusqu’alors une arme désespérée, la passe était eux une véritable arme. Il a remporté deux titres avec la franchise, le premier dès son année rookie, le second en 1942. Il fait partie des premiers joueurs à entrer au Hall of Fame, à la création de celui ci en 1963. Son numéro 33 a été retiré. Énumérer ses records prendrait une éternité, mais il faut savoir qu’il en a établi aux trois positions auxquelles il a joué, ce qui en fait indéniablement un des meilleurs joueurs de tous les temps.

Mentions honorables : Andy Farkas, Dan Bosseler, Mark May. Et pourquoi pas dans quelques années Trent Williams et Ryan Kerrigan.

NFC Eastory : Les années 1960 (4)

NFC Eastory : Les années 1960

La dernière décennie Marshall

           

            Avec ses franchises historiques, ses rivalités animées, ses fans acharnés et ses moments dramatiques, la NFC East est sans aucun doute la division la plus représentative de ce qui fait du football américain le sport le plus populaire des États-Unis. Pour cette raison, les blogueurs francophones de la NFC East vous invitent à découvrir les moments incroyables qui ont forgé la renommée de cette fantastique division.

            Tout au long de la saison, Gauthier de Big Blue Blog, Martin de Bourgogne et Or, Maxime & Hughes de Dallas Cowboys France et Aurélien de Philadelphia Eagles France publieront simultanément sur leurs blogs respectifs une série d’articles, chacun racontant en détails une décennie de l’histoire de leur franchise, des années 30 à maintenant.

Nouveau stade, nouveau rival

L’année 1960 est la dernière jouée au Griffith Stadium par les Redskins. Elle est aussi l’année qui marque l’entrée des Dallas Cowboys dans la ligue. Les deux franchises vont devenir parmi les pires ennemis de la ligue. Les Redskins étaient en effet installés télé-visuellement dans le sud et la création des Cowboys à Dallas n’était pas vue d’un bon œil par le propriétaire, Marshall. Une rivalité était ainsi née, et elle perdurera sur le terrain.

Pour ce qui est du sportif, l’année 1960 est dans la lignée de la décennie précédente, un échec. Avec encore Mike Nixon à sa tête, l’équipe ne remporte qu’un match, contre… les Dallas Cowboys. Les Redskins terminent bon dernier de leur conférence.

L’année 1961 débute donc avec un nouveau stade tout simplement appelé DC stadium dans un premier temps (il change pour RFK memorial stadium en 1969). Un nouveau coach débarque également en la personne de Bill McPeak. Mais une nouvelle fois la saison est un désastre, les Cowboys sont encore la seule équipe contre laquelle les Redskins ne perdent pas, avec une victoire et un nul. Un nouveau quarterback s’installe, il s’agit de Norm Sead qui lance pour 2337 yards. Il reste cependant loin des 3723 d’un certain Sonny Jurgensen qui domine largement la ligue cette année-là, avec les Eagles.

Sonny Jurgensen

Sonny Jurgensen

1962 marque un nouveau tournant symbolique. Si les Redskins ont été pionniers dans beaucoup domaine celui de la diversité n’en fait pas partie, bien au contraire. En effet, George Preston Marshall est profondément raciste et a longtemps refusé d’intégrer des afro-américains dans son équipe. Il y avait déjà eu plusieurs amérindiens, mais jamais d’afro-américains. Mais pour la première fois en 1962, ils seront trois à porter les couleurs bordeaux et or des Redskins. La franchise sélectionne d’abord Ernie Davis (Heismann trophy qui malheuresement décèdera d’une leucémie avant même de jouer un match en NFL) au premier tour, et l’échange contre Bobby Mitchell, autre running back afro-américain, et futur hall of famer. La franchise sélectionne également Ron Hatcher (Marshall refusera cependant de poser avec lui pour la photo) au 8ème tour de la draft, mais celui-ci sera coupé juste avant le début de la saison régulière. Enfin, le halfback Leroy Jackson et le guard John Nisby sont les deux autres joueurs noirs intégrés à l’équipe en 1962.

Côté football la saison est moins mauvaise que les précédentes, mais reste décevante, avec un bilan de 5 victoires, 7 défaites et 2 nuls. La seule vraie réussite est la conversion de Bobby Mitchell en receveur. Avec 1384 yards il domine la ligue dans ce domaine. Il réceptionne aussi 11 touchdowns, plus un autre au sol. Dick James perpétue quant à lui la tradition des bons spécialistes retour de coups de pied dans la capitale. Avec 889 yards en kick return, il se classe second de la ligue dans cette catégorie.

Bobby Mitchell

Bobby Mitchell

La saison 1963 est à nouveau catastrophique avec seulement 3 victoires pour 11 défaites (notamment contre les Cowboys et Eagles). Avec 1436 yards, Bobby Mitchell est une fois de plus le meilleur receveur de NFL. Il réceptionne notamment une passe pour 99 yards, ce qui est évidemment le plus long touchdown de la ligue. Il est aussi le seul receveur à plus 100 yards par match en moyenne.

Sonny Jurgensen pose sa marque

En 1964, un nouveau trade va marquer la franchise pour de nombreuses années. Il s’agit de l’acquisition du quarterback Sonny Jurgensen en provenance de Philadelphie. Norm Snead fait le chemin inverse. Un autre échange envoie Dick James chez les New York Giants alors que le linebacker Sam Huff vient lui dans la capitale. Il deviendra un joueur clé de l’équipe et sera inclus au Hall of fame en 1982.

Sam Huff

Sam Huff

Cette saison 1964 n’est une de plus pas grandiose. Les Redskins remportent 6 matchs pour 8 défaites. Sonny Jurgensen bat notamment ses anciens coéquipiers des Eagles par deux fois, scorant 4 touchdowns lors de la première confrontation entre les deux équipes. Mais 4 défaites consécutives dès le début de saison n’ont permis aucun espoir. Jurgensen offre tout de même 24 touchdowns et lance en tout pour 2934 yards, soit le deuxième meilleur total de la ligue. Le rookie Charley Taylor, 3ème pick de la draft, réussit lui aussi une saison d’exception. Il gagne 814 yards en réception et 755 autres à la course et inscrit 10 touchdowns en tout. Suffisant pour être élu rookie de l’année. Bobby Mitchell réussit encore une belle saison avec 10 touchdowns réceptionnés et 904 yards. Enfin, Paul Krause est le meilleur de la ligue en interceptions avec pas moins de 12 balles chipées aux quarterbacks.

Charley Taylor

Charley Taylor

La saison 1965 des Redskins est, comme la précédente, tuée dans l’œuf à cause de 5 défaites pour commencer. Le bilan final est le même que l’année précédente ; 6 victoires et 8 défaites. Bobby Mitchell et Paul Krause réalisent une fois de plus une bonne saison mais collectivement, c’est médiocre.

Après ces nouvelles années de disettes, les Redskins choisissent de se séparer du coack McPeak et engagent l’ancien célèbre quarterback des Browns, Otto Graham, en tant que headcoach. Pour la première fois de la décennie, les Redskins n’ont pas un bilan négatif mais restent tout de même loin de leurs grandes années. L’équipe termine avec un bilan équilibré de 7 victoires et autant de défaites. Avec 3209 yards, Sonny Jurgensen est le quarterback ayant gagné le plus de yards. Il est bien aidé par son duo de receveurs composé de Charley Taylor et Bobby Mitchell qui ont chacun respectivement reçu pour 1119 et 905 yards, 12 et 9 touchdowns. L’attaque sous Sonny Jurgensen est donc résolument tournée vers la passe. La saison est aussi marqué par le record de 72 points inscrits contre les New York Giants le 27 novembre 1966.

En 1967, avec l’addition des New Orleans Saints, les conférences sont divisées en 2 divisions. Les Redskins sont dans la Capitol division, avec les Cowboys, Eagles et Saints. Les performances collectives sont encore moyennes avec seulement 5 victoires, 6 défaites et 3 matchs nuls, mais les Redskins s’imposent comme la meilleure attaque aérienne de la ligue, comme aux plus belles heures de Sammy Baugh. Jurgensen lance pour pas moins de 3747 yards et 31 touchdowns, soit la meilleure saison de sa carrière au niveau des chiffres mais aussi un record NFL. En plus de Bobby Mitchell et Charley Taylor, le tight end Jerry Smith (12 touchdowns) profite aussi des grosses performances de son quarterback. Un trio de receveur se démarque ainsi, les trois joueurs cumulent 2705 yards et 25 touchdowns.

Jurgensen, avec Taylor, Smith et Mitchell, ses receveurs

Jurgensen, avec Taylor, Smith et Mitchell, ses receveurs

Les prémices de la NFC East

Les Giants de New York remplacent les Saints de New Orleans dans la division Capitol en 1968, formant ainsi une division semblable à la NFC East que l’on connait aujourd’hui. Les rivalités actuelles ont ainsi été accentuées ou créées à ce moment. Avec 5 victoires et 9 défaites les Redskins se classent troisième de la division pour la dernière saison de Graham à la tête de la franchise. Même l’attaque des Redskins ne fait plus si peur. Seul Brig Owens et ses 8 interceptions (36 en carrière) se démarque quelque peu.

L’année 1969 est marquée par la mort du propriétaire, George Preston Marshall. Jack Kent Cook prend le relais. Le mythique coach Vince Lombardi est alors embauché. Il n’a jamais été head coach d’une équipe avec un bilan négatif, et il va perpétuer cela avec les Redskins avec 7 victoires contre 5 défaites et 2 nuls. Il s’agit du meilleur bilan depuis 14 ans ! Il échoue cependant à la deuxième place de la division, derrière les Cowboys de Dallas et ne pourra jamais emmener les Redskins plus haut, puisqu’il décède en 1970. Avec plus de 3000 yards Sonny Jurgensen retrouve des couleurs, mais c’est le rookie running back Larry Brown sur qui tous les yeux se tournent. Seulement sélectionné au 8ème tour de la draft (deux autres running backs sont choisis avant lui par les Redskins), il s’impose tout de suite dans l’équipe, gagnant 888 yards au sol, auxquels s’ajoutent 302 yards en réception.

Focus sur… Sonny Jurgensen

Si la décennie des années 1960 n’a pas été meilleure que la précédente collectivement, les Redskins ont tout de même vu passer de grands joueurs dans leurs rangs. Bobby Mitchell, Sam Huff ou Charley Taylor auraient par exemple pu être cités ici, mais c’est sur le quarterback Sonny Jurgensen que nous allons nous arrêter.

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Né le 23 aout 1934 en Caroline du nord, c’est d’abord chez les rivaux des Eagles que Sonny Jurgensen fait ses preuves. Il y établit notamment de record de yards lancés sur une saison, record qu’il va lui-même améliorer avec les Redskins. Avant cela c’est par l’université de Duke qu’il était passé. Il n’était pour autant pas le quarterback le plus en vue de sa promotion et n’a été sélectionné qu’au 4ème tour de la draft.

Quarterback assez atypique, il a marqué son époque. Il est d’ailleurs rentré dans le Hall of Fame en 1983. Réputé bon vivant, c’était aussi un quarterback qui n’hésitait pas à prendre des risques dans ses passes. Il est notamment le troisième et dernier quarterback à avoir complété une passe de 99 yards pour les Redskins.

Pure passeur, avec une précision chirurgicale, il a su faire briller ses receveurs et n’avait guère d’égal en son temps. Il a notamment été sélectionné à 5 reprises pour le pro-bowl. En tout il aura lancé pour 32.224 yards et 255 touchdowns en NFL.

Après sa riche carrière, il s’est lancé dans un rôle de consultant télé.


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