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NFC Eastory : Les années 1950 (3)

NFCEastory : Les années 1950

Une décennie noire

 

            Avec ses franchises historiques, ses rivalités animées, ses fans acharnés et ses moments dramatiques, la NFC East est sans aucun doute la division la plus représentative de ce qui fait du football américain le sport le plus populaire des États-Unis. Pour cette raison, les blogueurs francophones de la NFC East vous invitent à découvrir les moments incroyables qui ont forgé la renommée de cette fantastique division.

            Tout au long de la saison, Gauthier de Big Blue Blog, Martin de Bourgogne et Or, Maxime & Hughes de Dallas Cowboys France et Aurélien de Philadelphia Eagles France publieront simultanément sur leurs blogs respectifs une série d’articles, chacun racontant en détails une décennie de l’histoire de leur franchise, des années 30 à maintenant.

Défaites à la télé

            L’année 1950 marque un tournant pour la franchise et la ligue en générale. Les Redskins deviennent en effet la première franchise à obtenir la diffusion de leur entière saison via la American Oil Company. Une nouvelle fois, George Preston Marshall inculque un caractère novateur et avant-gardiste à la franchise. Cependant, sportivement la saison des Redskins est un échec. Toujours avec Herman Ball à leurs têtes, les Redskins ne s’imposent que trois fois et terminent bons derniers de leur toute nouvelle American Conference (l’AAFC venait d’être absorbée par la NFL) en concédant notamment 4 défaites contre les Giants et Eagles. Hugh Taylor reste une nouvelle fois l’une des rares satisfactions de la saison, avec 833 yards réceptionnés et 8 touchdowns et reste parmi les meilleurs receveurs de la ligue. Bill Dudley inscrit également son nom dans les statistiques avec un punt retourné pour 96 yards contre les Steelers lors d’une victoire 24 à 7. Il est depuis entré dans le Hall of Fame.

Bill Dudley, sous l'uniforme de l'université de Virginie

Bill Dudley, sous l’uniforme de l’université de Virginie

            1951 repart de la pire des manières, après une série de trois défaites pour commencer la saison, avec une dernière sur le score de 45-0 face aux Browns, Herman Ball est remercié et c’est l’ancien joueur de la franchise, Dick Todd qui prend sa place. Il fait mieux puisqu’il remporte 5 des 9 matchs qu’il coache, mais cela reste insuffisant pour l’équipe qui échoue à la troisième place de la conférence. Une nouvelle fois les Giants s’imposent deux fois contre la franchise de la capitale, tandis que les victoires sont partagées face aux Eagles. Au niveau individuel, Rob Goode est le joueur qui se met le plus en évidence. Le running back cumule 9 touchdowns au sol, soit le plus gros total de la NFL, et il n’est pas loin non plus de mener la ligue en terme de yards parcourus avec 951 au total. De son côté Bill Dudley s’illustre cette fois ci en terme de coup de pieds. Il a le meilleur pourcentage de réussite en fieldgoals.

Rob Goode face aux Eagles

Rob Goode face aux Eagles

Même avec Lambeau ça ne marche plus…

            En 1952, George Preston Marshall veut à nouveau frapper un grand coup et fait signer le mythique coach Curly Lambeau. Malgré deux victoires en fin de saison face aux Giants et Eagles, la saison est cependant un échec, les Redskins terminant derniers de leur conférence. Sammy Baugh fera ses adieux lors du dernier match de la saison, une victoire 27-21 contre Philadelphie. Johnny Williams figure comme le meilleur retourneur de la ligue, avec 852 yards cumulés en punt et kick return. Il retourne notamment deux punts pour touchdowns, en plus d’une interception.

Charlie Justice

Charlie Justice

            La saison 1953 est un peu mieux puisque pour la première fois depuis un moment la franchise termine avec une fiche positive. C’est cependant bien insuffisant pour rivaliser avec les ogres de Cleveland, qui dominent outrageusement la conférence lors de ces années. Jack Scarbath, choisi au premier tour de la draft 1953 a la tâche compliqué de faire oublier le déjà légendaire Sammy Baugh.  Son duo avec le running back Charlie Justice est performant, mais ne peut être comparé à la paire Baugh/Battles ou Baugh/Farkas.

L’ère Kuharich

            L’équipe retombe dans ses travers en 1954. Joe Kuharich remplace Curly Lambeau à la tête de l’équipe, sans plus de résultats. L’équipe retombe dans ses travers pour terminer avec un bilan de 3 victoires pour 9 défaites. Le rookie running back Billy Wells, avec ses 516 yards à la course (dont une course de 88 yards) est l’un des rayons de soleils de cette nouvelle saison terne, tout comme le defensive back Dick Alban avec ses 9 interceptions.

Billy Wells (à gauche, évidemment)

Billy Wells (à gauche, évidemment)

            L’équipe retrouve des couleurs en 1955 en échouant de peu pour les playoffs et Kuharich est même nommé coach de l’année. Les Redskins remportent même le match d’ouverture face aux Browns, une première. La franchise de Cleveland restera tout de même la seule devant les Redskins qui terminent avec une fiche de 8 victoires pour 4 défaites. Lors du deuxième match face aux Eagles, les Redskins vont réussir l’exploit de marquer 21 points en 137 secondes après avoir été menés 16-0. Ils remporteront finalement le match 31 à 30. Le defensive end Gene Brito est l’un des grands artisans de cette bonne saison. Ancien joueur offensif reconverti, il a est une terreur pour les attaques adverses. Il recouvre notamment 6 fumbles dans la saison. En attaque, le halfback Vic Janowicz est une double menace course/réception. Il avait remporté le Heisman trophy (trophée du meilleur joueur universitaire) en 1950 avec Ohio State. Joe Scudero fait perdurer la tradition de bons retourneurs dans la franchise. Il cumule près de 700 yards en kick return, comprenant un touchdown.

Vic Janowicz

Vic Janowicz

            Malheureusement les Redskins ne parviennent pas à s’appuyer là-dessus pour s’élever au niveau supérieur. Ils ne profitent pas non plus de la baisse de régime des Browns en 1956 et d’une division plus ouverte. La saison est compromise après trois défaites de suite lors des premiers matchs. Malgré une fin de saison bien meilleure la franchise échoue à la troisième place avec un  bilan équilibré de 6 victoires et 6 défaites. Leur principal fait d’arme est une victoire face aux Lions de Detroit qui écrasent la conférence ouest depuis plusieurs années.

            La saison suivant est quasi identique, avec un bilan de 5 victoires, 6 défaites et un match nul. Le quarterback Eddie LeBaron, installé maintenant en titulaire depuis quelques saisons, réalise toutefois une de ses saisons les plus accomplies, avec 1500 yards lancés et 11 touchdowns. Au sol le rookie drafté au premier tour, Don Bosseler, réalise aussi une saison correcte, 673 yards et 7 touchdowns (ses meilleurs totaux en carrière).

Eddie Lebaron

Eddie Lebaron

            En 1958, les Redskins s’enfoncent encore un peu plus pour ce qui est la dernière saison de coach Kuharich. L’équipe terminera avec un bilan de 4 victoires pour 7 défaites et un nul.

            Pour la dernière saison de la décennie, c’est Mike Nixon qui prend la tête de l’équipe. La réussite n’est pas au rendez-vous, les Redskins ne remportent que trois matchs. Individuellement, Bill Anderson est l’un des seuls à se mettre en évidence. Le receveur réalise la meilleure saison de sa carrière en cumulant 734 yards (21 yards de moyenne par réception !) et 6 touchdowns.

Bill Anderson

Bill Anderson

            Cette décennie est donc un échec sportivement pour les Redskins. Si elle reste toujours avant-gardiste extra-sportivement, les résultats ne sont eux pas au rendez vous, et les Redskins ne garnissent pas leur sale des trophées pendant ces années 1950.


Focus sur… Gene Brito

            Difficile de se concentrer sur quelqu’un dans cette décennie, il n’y a pas vraiment un joueur qui a été au dessus des autres. J’aurais pu m’arrêter sur le seul hall of famer de la franchise pour cette époque : Bill Dudley, mais je vais finalement m’arrêter (rapidement) sur Gene Brito, Dudley n’ayant fait que terminer sa prestigieuse carrière dans la capitale.

Gene Brito

Gene Brito

            Brito est né en 1925 en Californie. Il joue pour l’université de Loyola Marymount, à Los Angeles et est un athlète complet. Quand les Redskins le draftent en 196ème position de la draft de 1951, c’est pour jouer offensive end (équivalent de la position de tight end aujourd’hui). C’est le poste qu’il occupera jusqu’en 1953. A ce poste il cumulera 618 yards et 2 touchdowns. Rien d’extraordinaire donc, mais c’est ensuite qu’il va se faire un nom. A partir de 1954 il occupe le poste de defensive end et devient un des meilleurs éléments de l’équipe. Chasseur de ballon, il provoque de nombreux fumbles et est un poison pour les attaques adverses.

            Il termine sa carrière aux Rams et meurt peu après, à l’âge de 39 ans. Sa popularité était également due une émission le « Gene Brito show » avant les matchs.

            Il sera intégré aux « 70 greatest Redskins » en 2002.


Rendez vous prochainement pour les années 1960 !

Les années 30 : Giants | Redskins | Eagles |

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NFC Eastory : Années 1940 (2)

NFC Eastory : Les années 1940

La décennie Baugh

           

            Avec ses franchises historiques, ses rivalités animées, ses fans acharnés et ses moments dramatiques, la NFC East est sans aucun doute la division la plus représentative de ce qui fait du football américain le sport le plus populaire des États-Unis. Pour cette raison, les blogueurs francophones de la NFC East vous invitent à découvrir les moments incroyables qui ont forgé la renommée de cette fantastique division.

            Tout au long de la saison, Gauthier de Big Blue Blog, Martin de Bourgogne et Or, Maxime & Hughes de Dallas Cowboys France et Aurélien de Philadelphia Eagles France publieront simultanément sur leurs blogs respectifs une série d’articles, chacun racontant en détails une décennie de l’histoire de leur franchise, des années 30 à maintenant.

La conquête d’un palmarès

            La décennie 1940 s’ouvre de façon prometteuse pour les Redskins, désormais installés parmi les meilleures équipes de la division est. La saison régulière 1940 est encore très bien menée, avec toujours Ray Flaherty à la baguette. Les Redskins remportent leurs sept premiers matchs et s’adjugent la division avec un bilan de neuf victoires pour deux défaites. Ils battent deux fois les Eagles et partagent les victoires avec New York. Le titre se joue face aux Bears de Chicago que les Redskins ont déjà battus 7 à 3 en saison régulière. Sauf que rien ne va se passer comme prévu, et ce match tourne à l’humiliation pour les Redskins. 7 et 3 restent les chiffres du match, mais pour une victoire 73-0 des Bears… Preston Marshall s’était moqué de l’attitude de « pleureuse » des Bears lors de la première confrontation. Ces derniers se sont servis de cela comme motivation pour la finale, avec succès. Le hall-of-famer Turk Edwards termine même sa carrière juste avant le coup d’envoi, après avoir appelé le toss, il se tord le genou en retournant vers sa sideline. Sale match pour les Redskins…

Turk Edwards

Turk Edwards

            Sammy Baugh mène tout de même les statistiques de la ligue dans le jeu passe et les punts. Il cumule le plus de yards à la passe, le plus de touchdowns lancés, la plus longue passe de la saison, la meilleure moyenne de punts et le plus long punt de la saison. Rien que ça. Il jouait également en tant que defensive back, poste auquel il a notamment retourné une interception sur 44 yards.

            La saison 1941 repartait sur de bonnes bases mais finalement une série de quatre défaites consécutives met fin aux espoirs des Redskins. Une dernière victoire contre les Eagles portera le bilan final de 1941 à 6 victoire contre 5 défaites mais elle ne sera même pas célébré, l’attaque contre Pearl Harbor venant d’avoir lieu. Wayne Miller s’engagera d’ailleurs dans l’armée. Cette saison là les Redskins s’inclinent deux fois contre les Giants et battent les Eagles à deux reprises. Baugh a une saison un peu moins bonne à son échelle, il lance notamment un total de 19 interceptions, un maximum dans la ligue cette année-là.

Sammy Baugh

Sammy Baugh

            La saison 1942 est un peu spéciale, les équipes perdant beaucoup de joueurs qui partent à la guerre. Cela reste toutefois une vraie saison de football où les Redskins vont briller. Malgré une défaite frustrante dès le second match face aux Giants (les Redskins s’inclinent 14 à 7 en n’ayant concédé qu’un seul yard offensif), ils vont réaliser une saison quasi-parfaite avec 10 victoires pour une défaite. Et pour la finale les Redskins retrouvent l’équipe invaincue des… Chicago Bears. Il y a donc un air de revanche dans l’air. Et cette fois ci les Redskins répondent présent, étouffant l’attaque des Bears qui ne marquera aucun point, leurs seuls points étant défensifs. A Whasington, devant 36 000 personnes, les Redskins ajoutent donc une seconde ligne à leur palmarès. Les supporters envahissent le terrain et arrachent même les poteaux. Ils avaient raison d’en profiter, il faudra attendre 40 ans pour revoir un nouveau titre dans la capitale.

1 2 3 4 Final
Chicago Bears 0 6 0 0 6
Washington Redskins 0 7 7 0 14

Le premier touchdown des Redskins est pour Wilbur Moore, qui réceptionne une passe de 39 yards de Sammy Baugh. Le deuxième est l’œuvre d’Andy Farkas, sur une course d’un yard.

Andy Farkas, Sammy Baugh et Dick Todd

Andy Farkas, Sammy Baugh et Dick Todd

Ce match est aussi le dernier du coach Ray Flaherty, qui s’engage juste après dans l’armée.

Toujours placés, mais plus gagnants

            Le nouveau coach des Redskins en 1943 se nomme Dutch Bergam. Il mène les Redskins à un nouveau titre de division après une drôle de saison. L’équipe est en effet invaincue après 7 matchs puis s’incline lors des trois derniers. Le premier contre les Steagles (ex Eagles et Steelers) puis les deux derniers contre les Giants, ce qui permet à la franchise de New York de revenir à égalité avec les Redskins. Un match de playoffs a donc lieu pour départager les deux équipes. Il s’agit du troisième match en trois semaines entre les deux équipes. Cette fois les Redskins s’imposent et gagnent donc le droit de participer à une troisième finale consécutive. Et encore une fois ce sont les Bears qui se retrouvent sur leur chemin. Les Redskins ne rééditeront pas l’exploit de l’année précédente et s’inclinent sur le score de 41 à 21. A défaut de mener la ligue dans les statistiques à la passe, Baugh est le meilleur dans l’exercice du punt (comme la plupart des années) et également en termes d’interceptions, avec 11 à son compteur.

            Bergman ne reste pas à la tête de l’équipe, et c’est Dudley DeGroot qui reprend les rênes pour la saison 1944 et la suivante. Cette saison régulière 1944 ressemble beaucoup à la précédente, avec un bon début avant de perdre contre les Eagles puis les deux derniers matchs contre Les Giants qui privent la franchise de playoffs pour la première fois depuis quatre ans. Côté extra-sportif, les Redskins prouvent encore cette année-là leur esprit novateur en devenant la première franchise à avoir un réseau de radio.

            Les Redskins retrouvent la finale dès 1945, après une belle saison à 8 victoires et 2 défaites (dont une contre les Eagles). La finale se joue dans des conditions difficiles, avec une température glaciale (-22°C !). Les Redskins vont s’incliner 15 à 14 après avoir notamment concédé un safety qui a fait beaucoup parlé de lui. Baugh lance une passe depuis sa endzone dans un poteau (ils étaient à l’époque placés sur la ligne d’en-but) et cela est considéré à l’époque comme un safety. Cela coûte deux points à l’équipe et donc finalement le match. La règle sera changée dès la saison suivante. Les Redskins manquent également deux field goal qui auraient pu leur donner la victoire.

Les joueurs glacés sur le banc lors de la finale de 1945

Les joueurs glacés sur le banc lors de la finale de 1945

Le début du déclin

            En 1946, la franchise installe un ancien grand joueur de la maison au poste de head coach. Il s’agit du hall of famer Turk Edwards. Après quatre matchs sans défaites, les Redskins s’inclinent cinq fois sur les sept derniers matchs. Ils affichent un bilan équilibré contre les Giants et Eagles.

            1947 ne fait que confirmer ce déclin, les Redskins finissant avec un bilan négatif (4-8) pour la première fois depuis leur installation à Washington. Pour la première fois aussi ils s’inclinent lors de leurs deux confrontations avec les Eagles. Paradoxalement Sammy Baugh est alors au sommet de son art, planant sur la ligue du haut de ses 25 touchdowns et 2938 yards à la passe. Dans ces deux aspects il domine la ligue. Il a aussi le meilleur tôt de passes complétées (59%). C’est d’ailleurs durant cette saison qu’est célébré un « Sammy Baugh Day » au Griffith Stadium. On lui offre une voiture et il saura être reconnaissant, lançant pour 355 yards et 6 touchdowns !

            La saison 1948 est un peu mieux puisque l’équipe finit avec un bilan positif de sept victoires pour cinq défaites, mais cela est insuffisant pour remporter la division. Les Redskins restent en effet derrière les Eagles contre qui ils ont dû s’incliner à deux reprises. Si Baugh a encore une fois des excellentes statistiques à la passe, un autre joueur se distingue cette année-là. Il s’agit du rookie Dan Sandifer. Excellent kick et punt-returner il se distingue aussi et surtout en défense avec un total de 13 interceptions. C’est à ce moment un record dans la ligue et encore aujourd’hui un record pour la franchise, malgré que les saisons se soient allongées. Il est aussi à égalité pour le record d’interceptions en un seul match avec quatre unités. Il partage notamment ce record avec un certain DeAngelo Hall.

Dan Sandifer et Hugh Taylor

Dan Sandifer et Hugh Taylor

            En 1949, Erman Ball est le nouveau head coach de l’équipe mais ses débuts sont difficiles puisque l’équipe ne remporte que quatre matchs et est encore bien loin de la course au championnat. Hugh Taylor, une valeur montante, est l’une des rares satisfactions de la saison.  Avec ses neuf touchdowns réceptionnés, il se place en effet en tête de la ligue dans ce domaine.

 


Focus sur… Sammy Baugh

            Sammy Baugh est sans doute le plus grand grand joueur ayant porté le maillot des Redskins et aussi un des plus grands joueurs de l’Histoire de la NFL. Performant en défense, un des meilleurs punters de son temps, il a aussi et surtout révolutionné le jeu de passe dans le football de l’époque.

Sammy Baugh

Sammy Baugh

            C’est le 27 mars 1914 que ce futur génie voit le jour au Texas. L’histoire ne dit pas si il portait déjà le casque de cuir. Toujours est-il qu’il va vite trouver sa voix, s’imposant comme un athlète complet à l’université de Texas Christian. Mais c’est bien dans le football qu’il se voit un avenir, et il est drafté au premier tour de la draft 1937 par des Redskins plein d’ambitions, qui viennent d’emménager à Washington. Preston Marshall accepte de lui donner le salaire de 8000$ qu’il demande, même si celui-ci est bien au dessus de ce qui se faisait à l’époque. Lui-même s’est dit gêné en apprenant que les meilleurs joueurs de l’équipe (Battles, Edwards et Millner notamment) ne gagnaient pas la moitié de ça.

            La franchise ne s’est pas trompée, Baugh va avoir une longue et prolifique carrière dans la capitale qu’il ne quittera pas. Quand il se retire en 1952, à 38 ans, il a lancé pour 21886 yards et 187 touchdowns.

Sammy Baugh

Sammy Baugh

            Avant lui, la forward pass, ou passe en avant, n’était utilisée que par nécessité absolue et souvent en désespoir de cause sur des third down. La défense et le jeu au sol étaient les pièces maîtresses du jeu. Avec Baugh la passe en avant est devenue un vrai élément du plan de jeu et une arme redoutable entre ses mains. Malgré le manque de médiatisation de l’époque, il est ainsi devenu en quelques sortes la première star au poste de quarterback, rendant ce rôle plus important que les autres.

            Son surnom de Sammy « Slingin’ » Baugh (le frondeur) rappelle ce geste qu’il a répété tant de fois avec succès pour faire de lui ce passeur de légende.

            Plus que des résultats et des statistiques, il a apporté de la passion au jeu, transformant les spectateurs en véritables fans. L’engouement autour des Redskins a réellement commencé avec lui. Pour la franchise, il détient encore le record de touchdowns lancés (187) et celui de la moyenne de punts (45.1 yards).

            Il est entré au Hall of Fame en 1963 à l’unanimité, ce qui est loin d’être toujours le cas. Il s’est éteint en 2008 à l’âge de 94 ans en laissant une empreinte indélébile sur la seule franchise pour laquelle il a joué.

Vous pouvez trouvez ci-après un mini-reportage intéressant sur Sammy Baugh :


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