Week 7 : Titans at Redskins

Tennessee Titans 1719 Washington Redskins

 

Heureusement, l’AFC South est là pour nous donner une deuxième victoire. Après les Jaguars, les Redskins sont venus à bout des Titans, mais beaucoup plus difficilement cette fois. Tout s’est en effet joué sur un field goal de Kai Forbath à la dernière seconde.  Mais le fait marquant de ce match reste le remplacement de Kirk Cousins (10/16, 139 yards, 1Int, 1 fumble perdu) par Colt McCoy (11/12, 128 yards, 1TD) à la mi-temps.

Au moment du premier turnover de Cousins

Au moment du premier turnover de Cousins

Cousins paye ses turnovers. Car si il a réussi quelques passes impressionnantes en première mi-temps, notamment pour Andre Roberts (2 réceptions, 18 yards) et deSean Jackson (3 réceptions, 49 yards), il a surtout rendu la balle deux fois avec un fumble et une interception, ce qui a permis aux Titans d’inscrire 10 points. Ces derniers, pourtant plutôt dominés rentrent donc au vestiaire avec un avantage de 10 à 6, les locaux n’ayant scoré que deux field goals.

Au moment du deuxième turnover de Cousins

Au moment du deuxième turnover de Cousins

A la sortie des vestiaires, l’ancien quarterback des Longhorns prend la place de Cousins. Sur son premier lancé, il trouve Pierre Garçon (5 réceptions, 87 yards) pour 70 yards et un touchdown. Si ces six points sont surtout dus à Pierre Garçon et la mauvaise défense des Titans, cela reste malgré très bon pour la confiance du quarterback et de son attaque, qui repart sur de bonnes bases. On note surtout un langage corporel différent entre McCoy et Cousins. Ce dernier semblait de plus en plus résigné et cela pouvait se refléter sur le reste de l’équipe, McCoy arrive avec plus d’enthousiasme et de volonté. Un peu comme Cousins quand il a récupéré le job après la blessure de Robert Griffin III en fait, donc ne nous enflammons pas.

McCoy n’a d’ailleurs rien réussi de plus compliqué que Cousins, mais il a su prendre soin du ballon, et ne jamais le rendre à l’adversaire. Il a notamment très bien géré le drive décisif, là où on peut très bien imaginer que Cousins se serait fait intercepter. Un meilleur game manager donc, pour faire la transition en attendant le retour de RGIII qui se rapproche un peu plus.

Gruden félicite McCoy

Gruden félicite McCoy

Du côté de la course la machine ne se relance toujours pas par contre. Alfred Morris (18 courses, 54 yards) est passé sous le seuil de 4 yards (3.8 désormais) par course en moyenne sur la saison.

Finalement toutes ces discussions autour de l’attaque ne doivent pas occulter la vraie performance du week end, qui revient à la défense. Si la secondary est encore loin d’être parfaite (elle coûte le touchdown qui fait passer les Titans devant dans le quatrième quart temps) elle a tout de même limité les dégâts. Brandon Meriweather, dont je ne suis pas le premier fan, a même réussit un bon match. C’est également le cas de Bashaud Breeland qui finit avec une interception et un placage pour perte. Will Compton réussit à nous faire oublier l’absence de Perry Riley. Pour sa première année titulaire, Keenan Robinson semble déjà endosser un rôle de leader. Enfin le pass rush a été correct. Si un seul sack a été enregistré (celui de Frank Kearse) deux autres ont été annulés (pour Ryan Kerrigan et Chris Baker) et Charlie Whitehurst a régulièrement été mis sous pression. On notera malheureusement dans ce secteur de jeu la sérieuse blessure de Brian Orakpo, qui ne rejouera plus cette saison et peut être plus jamais pour Washington.

On tape également assez souvent sur les équipes spéciales et il est normal de les féliciter cette fois. Forbath avec ses quatre field goal réussis, dont le dernier dans les ultimes secondes, a été un grand artisan de la victoire. Niles Paul a aussi recouvert un ballon relâché par McCluster en retour de punt. Et Tress Way continue d’être le meilleur punter de la ligue en terme de distance. Il est le seul à dépasser les 50 yards de moyenne.

Kai Forbath explique sa gestion du field goal décisif

Kai Forbath explique sa gestion du field goal décisif

Il reste encore beaucoup à corriger dans cette équipe mais on ne peut cracher sur une victoire. On ne s’enflammera pas non plus sur McCoy, il faut retenir les leçons, mais j’aime ce choix de Jay Gruden d’essayer de briser cette spirale négative, et l’ancien quarterback des Browns a amené ce nouveau souffle. Sa motivation est d’ailleurs apparente dans ses prises de paroles.

Maintenant il est temps de préparer au mieux le choc qui arrive lundi prochain, face à nos meilleurs ennemis, les Cowboys de Dallas, en grande forme en ce moment. Il faudra tout le monde au rendez-vous pour faire un résultat.

Destin Bourgogne et Or (1) – Ray Flaherty

Destin Bourgogne et Or

1 : Ray Flaherty, celui qui montra la voie

                Dans « Destin Bourgogne et Or », nous reviendrons à chaque fois sur quelqu’un qui a marqué la franchise ; joueur, coach ou autre. Pour ce premier épisode, zoom sur Ray Flaherty.

                Ray Flaherty est né le 1er septembre 1903 dans une ferme dans l’est de l’Etat de Washington. Il grandit dans la ville de Spokane. Il pratique de nombreux sports au lycée Gonzaga puis à l’université de Gonzaga après un court passage à l’université de Washington State. Dans cette université il joue notamment sous les ordres de Gus Dorais, futur coach des Lions de Detroit. Il est ensuite passé pro chez les Los Angeles Wildcats (équipe composée de joueurs exclusivement originaires de l’ouest des rocheuses) puis a joué deux ans pour les New York Yankees. C’est finalement chez les Giants de New York qu’il pose ses valises en 1928. Il joue pour les Giants jusqu’en 1935 avec seulement une interruption en 1930. Il occupait la position de « end », c’est-à-dire qu’il jouait ce qu’on appelle aujourd’hui tight end en attaque et defensive end en défense. Avec les Giants, il remporte le titre en 1934 lors du fameux « sneakers game » où il joue un rôle important puisqu’il a l’idée des baskets pour jouer sur ce sol gelé.  Pour plus de renseignements sur ce match, je vous renvoie notamment vers cet article de Big Blue Blog. Grand esprit du football, Flaherty était à la fois joueur, capitaine et coach assistant lors de ses dernières années avec les Giants.

Ray Flaherty, numéro 1 dans bien des domaines

Ray Flaherty, numéro 1 dans bien des domaines

                Après une dernière année à New York, le propriétaire des Boston Redskins, George Preston Marshall fait appel à lui pour prendre les rênes de son équipe. Et dès sa prise de fonction il se fait remarquer en assurant qu’avec la nouvelle recrue, Wayne Millner, il est assuré d’offrir le titre aux Redskins et que dans le cas contraire il présentera sa démission. Sélectionné seulement au huitième tour de la draft 1936, Millner évolue offensivement au même poste que Flaherty, qui a vu en lui beaucoup de talent, talent qui va se confirmer tout au long de la carrière de Millner, qui entre au Hall of Fame en 1965.

                Malgré tout, les Redskins enregistrent en 1936 une fiche de 7 victoires pour 5 défaites, et si ils remportent leur division, ils échouent sèchement en finale contre les Packers. Mais Flaherty reste en place, il ne quittera pas son poste avant que la guerre ne l’appelle, en 1942.

                Le titre, Flaherty le remporte finalement dès sa deuxième saison, saison charnière dans l’Histoire de cette franchise. L’année sans aucun doute la plus importante. Il s’agit en effet de la première année à Washington suite au déménagement de Boston et également la première année de Sammy Baugh, première grande star de la franchise. Et s’agit donc de l’année du premier titre. Pour la première et dernière année, Flaherty va avoir la chance d’être armé de Sammy Baugh, Cliff Battles et Wayne Millner à trois postes clés de l’attaque. Rien n’arrête l’attaque des Redskins, pas même les Bears – qui dominent la ligue durant ces années – en finale, battus 28 à 21 (pour plus de détails sur ce match voir l’article NFC Eastory : Années 1930). Ray Flaherty restera donc comme le premier coach à avoir offert le titre suprême à la franchise.

Ray Flaherty et George Preston Marshall

Ray Flaherty et George Preston Marshall

                Durant cette finale, avec son quarterback vedette Sammy Baugh, il invente aussi la screen pass, qui est aujourd’hui un jeu standard en NFL, mais qui est à l’époque complètement nouvelle et à laquelle les Bears n’ont pas de réponses. Si Flaherty met ce jeu en place ce n’est pas par hasard. Son quarterback rookie s’est révélé être le meilleur passeur que la ligue n’ai jamais vu. Pour contrer cela les Bears mettent en place un pass rush incessant afin d’asphyxier Baugh. Mais Flaherty songe alors à cette screen-pass pour prendre le blitz à contre-pied.

« Ils se cassaient le cou à essayer d’atteindre Baugh. C’est ce qui a fait marcher la passe écran » explique le coach de Washington.

                Wayne Millner cumule par exemple ce jour-là 160 yards en réceptions, énorme à une époque où le jeu de passe était marginal.

                En 1938 Ray perd deux fois face à son ancienne équipe, les Giants, et leur laisse le titre de division. Même chose l’année suivante, avec une défaite dramatique lors de la dernière journée qui coûte la première place de la division. A croire qu’il aime encore faire triompher New York.

                Finalement enfin en 1940 il remet les Redskins au somment de la division à l’issu d’une saison largement dominée. Mais lors de la finale face aux inévitables Bears, c’est la catastrophe, une défaite 73-0, qui reste un record à ce jour…

                Après une médiocre saison 1941, Flaherty redore finalement le blason de la franchise lors de sa dernière saison à Washington. Après avoir aisément remporté la division les Redskins affrontent (encore) les Bears qui ont tout écrasé sur leur passage (11 matchs, 11 victoires, 376 points marqués, 84 encaissés) et qui semblent encore plus intouchables que deux ans auparavant. Pourtant cette folle attaque des Bears ne marquera pas le moindre point, complètement étouffée par la défense de Flaherty. Là encore, pour davantage de détails sur ce match, vous pouvez consulter l’article NFC Eastory : Les années 1940.

Flaherty entouré de Dick Todd et Sammy Baugh

Flaherty entouré de Dick Todd et Sammy Baugh

                Le coach quitte la franchise sur ce brillant succès et s’engage dans l’armée américaine pour la seconde guerre mondiale. Malgré une proposition de Marshall, il ne reviendra pas ensuite. Ses relations avec le propriétaire au tempérament envahissant semblaient d’ailleurs parfois compliquées. Il précise un jour à propos de Marshall :

« Il est descendu sur le banc un jour et je l’ai renvoyé dans les tribunes. Il n’est plus jamais redescendu. »

                Flaherty reste donc aujourd’hui le seul coach avec Joe Gibbs à avoir fait triompher la franchise et bien sûr à jamais le premier. Charisme et esprit tactique, il a su laisser sa marque. Il est introduit au Hall of fame en 1976 et il décède en 1994, à l’âge de 90 ans.


 Sources

The Spokesman-Review – 20 juil. 1994. http://news.google.com/newspapers?id=XD8xAAAAIBAJ&sjid=cAoEAAAAIBAJ&pg=6341%2C5252985

Ellensburg Daily Record – 4 sept. 1980. http://news.google.com/newspapers?id=w4dUAAAAIBAJ&sjid=Qo8DAAAAIBAJ&pg=2931%2C4760806

THE COFFIN CORNER: Vol. 6, Nos. 5 & 6 (1984) par Don Smith. https://www.profootballresearchers.org/Coffin_Corner/06-06-186.pdf

Pro Football Reference. http://www.pro-football-reference.com/players/F/FlahRa20.htm

Hall of Famers : Ray Flaherty. http://www.profootballhof.com/hof/member.aspx?PLAYER_ID=68

WEEK 6 : Redskins at Cardinals

Washington Redskins 2030 Arizona Cardinals

En voilà une qui met sans doute un terme à notre saison. Evidemment plus grand monde ne se faisait d’illusions sur une éventuelle participation aux playoffs, mais maintenir l’espoir et le groupe concerné aurait quand même été une bonne chose. Avec une victoire et cinq défaites, la tâche semble désormais impossible, compte tenu des performances et de l’infirmerie. On notera particulièrement la blessure très tôt dans le match de David Amerson (commotion). Avec DeAngelo Hall et Tracy Porter déjà à l’infirmerie, les choses devenaient compliquées au sein de la secondary.

Quand ils ont annoncé une nouvelle blessure dans la secondary.

Quand ils ont annoncé une nouvelle blessure dans la secondary.

Le match a malgré tout longtemps été indécis, et les Redskins ne sont pas passés loin de la surprise. Malheureusement les trois interceptions de Kirk Cousins (24/38, 354 yards, 2 TDs, 3 Ints) en fin de match (un classique désormais) ont coûté très cher.

Les Cardinals ont été les premiers à frapper, après quelques minutes où les défenses prenaient nettement le dessus. Carlson Palmer – tout juste de retour de blessure – trouve Michael Floyd dans la endzone, 7-0 pour les locaux. On sent l’attaque des Redskins patiner, pourtant Cousins trouve Desean Jackson (3 réceptions, 115 yards, 1 TD) qui prend la défense de vitesse pour un touchdown de 64 yards. Puis rebelote, Cousins pour Djax et un gros gain, malheureusement le receveur trébuche peut avant la endzone, se heurtant à… Chris Chester. L’attaque ne parvient pas ensuite à convertir cela en touchdown et on se contente de trois points. Les Cards répliquent par un touchdown de l’inévitable Larry Fitzgerald, en balade dans une secondary en manque de leader.

Desean Jackson en action.

Desean Jackson en action.

Juste avant la pause les Redskins parviennent tout de même à assurer un drive rapide et efficace qui donne l’opportunité à Kai Forbath de ramener le score à 13-14, ce qu’il ne manque pas.

A la reprise, l’attaque de Washington est totalement amorphe et Arizona reprend le contrôle des débats. Il faut dire qu’en plus les Redskins ont très rarement une bonne position de départ sur le terrain, comme cela avait été le cas contre les Seahawks. La défense limite cependant les dégâts, ne concédant aucun touchdown en seconde mi-temps. Les joueurs de Phoenix accumulent tout de même les field goals et portent le score à 13-23 dans le dernier quart-temps. Cousins a alors une chance de retourner la situation, mais vous connaissez la fin de l’histoire. En plus des trois balles rendus par Cousins, Andre Roberts (5 réceptions, 55 yards) échappe la balle pour un fumble litigieux (son genou semblait au sol). Au milieu de ces quatre turnovers, Cousins parvient tout de même à trouver Pierre Garçon (4 réceptions, 31 yards, 1 TD) dans la endzone, ramenant alors le score à 20-23. Mais l’onside kick est manqué, et quand les visiteurs récupèrent une dernière fois le cuir avec quelques secondes à jouer, le quarterback lance sa troisième et dernière interception de la soirée, retournée pour 6 points. Le bouquet final.

Kirk Cousins a la tête dans le cul.

Kirk Cousins a la tête dans le cul.

Si Cousins n’a clairement pas été assez bon, il n’est pas le seul responsable. La ligne offensive a encore été à la peine, que ce soit en protection de passe ou pour la course. Alfred Morris (13 courses, 41 yards) a d’ailleurs une nouvelle fois été très discret. Et sans jeu au sol, Cousins n’a pas les épaules pour porter toute l’attaque.

Au niveau des bons points on notera quand même le retour très remarqué du prometteur Jordan Reed (8 réceptions, 92 yards) et le match encore très consistant de Ryan Kerrigan. Keenan Robinson a aussi fait son match et son compère Will Compton n’a pas semblé être très en dessous de Perry Riley, qu’il remplaçait.

Pour se donner de l’optimisme, on peut aussi remarquer qu’on a gagné plus de yards au total (407 contre 317) que nos adversaires. Si on parvient à faire pencher la balance des turnovers en notre faveur, les résultats pourraient être tout autre.

Prochain match à domicile face aux Titans, je ne pourrais pas voir le match en direct.

WEEK 5 : Seahawks at Redskins

Seattle Seahawks 2717 Washington Redskins

La dérouillée tant attendue n’a finalement pas eu lieu. Tout le monde s’attendait en effet à un match à sens unique, mais les Redskins ont offert une belle résistance. Jusque dans les dernières minutes, le suspense demeurait.

Pourtant le début de match laissait penser qu’on allait assister à une boucherie. Russell Wilson se baladait tranquillement sur les boulevards laissés par notre triste défense. En tout le quarterback de Seattle a couru pour 122 yards. Dites vous que McCoy et Sproles n’en avait même pas cumulé la moitié à eux deux avec les Eagles. Si bien qu’au milieu du deuxième quart-temps, les Seahawks sont devant par 17-0. Et encore, cela aurait pu être bien pire sans une grosse indiscipline des Seahawks. Percy Harvin se voir refuser deux touchdowns coup sur coup, il en aura même un troisième en seconde mi-temps.

Russel Wilson court au milieu de la défense de Washington

Russel Wilson court au milieu de la défense de Washington

L’attaque des Redskins se réveille alors quelque peu et grâce à un big play l’équipe relance le match peu avant la mi-temps. Kirk Cousins (21/36, 283 yards, 2TDs) trouve Desean Jackson (5 réceptions, 157 yards, 1TD) pour un touchdown de 60 yards. 17-7 donc à la mi-temps, et les Redskins seront les premiers à attaquer en seconde mi-temps.

Le premier drive est très bon, Cousins menant son attaque avec brio, malheureusement l’équipe échoue à convertir un 3rd and 1 en redzone. Field goal donc, et 17-10. Après cela, les deux défenses dominent les attaques respectives qui peinent à produire. Côté Redskins, on notera les lacunes dans le jeu au sol. Alfred Morris (13 courses, 29 yards) est en effet resté très discret sur ce match, ne parvenant pas réellement à peser. Roy Helu (5 réceptions, 59 yards) de son côté a joué son rôle, mais n’a été dangereux que par les airs.

Morgan Moses et sa vision de la protection du QB

Morgan Moses et sa vision de la protection du QB

Après des échanges de punts, les Seahawks se retrouvent en situation de field goal. Mais ils le feintent et parviennent à obtenir le first down puis à scorer un touchdown qui fait passer le score à 24-10. Au milieu du quatrième quart temps, le match semble plié. Cousins relance cependant la machine en réalisant un gros drive conclu par une passe dans la endzone pour Andre Roberts (5 réceptions 29 yards, 1TD) qui a sans sortir de grosses statistiques à su effectuer des catchs importants.

Il reste un peu plus de trois minutes à jouer. Les Redskins doivent vite stopper l’attaque de Seattle. C’est chose… presque faite. Seattle se retrouve en troisième tentative. Wilson est en situation de passe, le blitz de Washington a franchi la ligne et Ryan Kerrigan (5 tackles, 1 sack) est sur le point de sacker le quarterback mais celui-ci s’échappe par miracle et parvient à délivrer une passe à Lynch pour un gros gain qui condamne les Redskins. Seattle mange ensuite le reste du chrono et inscrit un field goal. Il reste moins de 30 secondes à jouer, trop peu pour scorer deux fois. Score final : 27-17.

Wilson esquive le rush puis achève les Redskins

Wilson esquive le rush puis achève les Redskins

Une deuxième mi-temps encourageante donc, même si la défense se perd encore parfois et que l’attaque ne semble pas en mesure de faire trembler les meilleurs défenses de la ligue sur un match complet.

Prochain rendez face aux Cardinals, en mal de quarterback mais qui réalisent un début de saison solide autrement.

WEEK 4 : Giants at Redskins

En terme de points :

New York Giants 4514 Washington Redskins

En terme de Cheerleaders :

New York Giants 037 Washington Redskins

(Je pense qu’on peut donc dire qu’il s’agit d’une victoire morale)

Bon… Par où commencer ? Grosse gueule de bois ce matin, difficile de se remettre d’une telle débâcle Je ne vais pas m’éterniser. Qu’est-ce qui a été ? Rien. Attaque qui rend la balle 6 fois, défense gruyère, équipes spéciales dignes d’elles même. Tout cela saupoudré de pénalités. Incapacité à défendre les third downs, incapacité à les convertir en attaque. Un Cousins ailleurs, une ligne dépassée (Comment Tyler Polumbus peut il être titulaire en NFL ?).

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Ci dessus, un meilleur Offensive Tackle que Tyler Polumbus.

Une catastrophe, une honte. Mais finalement si on sait prendre un peu de recul (essentiel lorsqu’on supporte cette franchise) ce match était assez drôle. Du grand n’importe quoi, un vrai cirque ! Quand on croyait avoir touché le fond, nos Redskins nous ressortaient une action improbable.

Juste avant la mi-temps, l’équipe avait pourtant l’occasion de relancer le match. le score est de 21-7. Kirk Cousins (19/33, 257 yards, 1TD, 4 Ints) trouve Niles Paul (3 réceptions, 60 yards) dans la redzone mais celui-ci est pris en sandwich et violemment heurté à la tête. Résultat : Commotion. Deux jeux plus tard, Cousins trouve son autre TE, Logan Paulsen (3 réceptions, 28 yards), qui se fait arracher la balle. Les Giants remontent le terrain et passent un FG in extremis. 24-7 à la mi-temps. Compliqué. C’est à ça que se joue le football.

Kirk Cousins tentant d'atteindre ses receveurs.

Kirk Cousins tentant d’atteindre ses receveurs.

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Cousins se surpassant pour atteindre ses receveurs.

 

Pourtant à la reprise, les Redskins semblent une nouvelle fois en mesure de revenir dans le match. Le premier drive est parfait. Alfred Morris (12 courses, 63 yards, 1TD) termine le travail avec une course de 20 yards. Dans la foulée, les Giants sont bloqués. Les Redskins sont donc en possession avec 10 points de retard. L’occasion rêvée de tout renverser. Seulement voilà, le show Kirk Cousins commence avec une première interception, puis une seconde, une troisième et enfin une quatrième. Impossible de revenir dans ces conditions. Les Giants eux, n’en demandaient pas temps, et menés par une attaque aérienne en pleine forme ils se gavent. Le TE Larry Donnell en particulier réceptionne 3 TDs. 

Moi devant les "coups d'éclat" des Redskins.

Moi devant les « coups d’éclat » des Redskins.

De notre côté si on devait sauver quelques joueurs du naufrage, Roy Helu (5 réceptions pour 78 yards, 2 courses pour 8 yards, 2 placages) en ferait partie. Il a une nouvelle fois montré qu’il était une menace aérienne en étant tout simplement le Redskin amassant le plus de yards dans ce domaine. Il a aussi réalisé deux placages suite aux interceptions, c’est un de plus que Brian Orakpo. Sans être flamboyant, Ryan Kerrigan a su sortir quelques belles actions, et notamment le seul sack à l’actif de Washington, son cinquième de la saison. On notera aussi le premier touchdown d’Andre Roberts (1 réception, 18 yards, 1TD). 

Bref la fin de match est anecdotique, Eli Manning parachevant l’humiliation avec un TD à la course.

En plus de Niles Paul, on notera également la blessure de Trent Williams, au genou. On attend d’en savoir plus. Jay Gruden expliquait blasé qu’il n’avait même plus assez de joueurs pour mener un entrainement.

Heureusement, Apollos Hester est là pour nous aider à relativiser, we’re gonna be alright !

Prochain rendez vous dans 10 jours contre Seattle, ouch !

Podcast Big Blue Blog

Oyé jeunes (et moins jeunes) gens ! Un nouveau match de division arrive ce soir (cette nuit) contre les Giants et pour l’occasion, j’ai eu le plaisir de participer au podcast de mes confrères de Big Blue Blog. J’ai répondu aux questions de Baptiste aussi bien que j’ai pu. Vous pouvez donc écouter ma voix lente, blasée et monocorde (quelle horreur de s’écouter) sur le lien suivant : Big Blue Blog podcast #4.

Le Big Blue Blog podcast, également connu sous le nom de Radio Smurfs.

Le Big Blue Blog podcast, également connu sous le nom de Radio Smurfs.

Et vous pouvez de toute façon retrouver le blog (très complet, pas comme le travail d’amateur réalisé ici, non mais franchement !) à tout moment, notamment via le lien que vous avez sur la colonne de droite.

Voilà voilà merci à eux,  but tonight we beat the smurfs !

WEEK 3 : Redskins at Eagles

Washington Redskins 3437 Philadelphia Eagles

Premier match de division, et quel match ! Des bigs plays, de la tension, du suspense, un vrai match de NFC East. Malheureusement, la victoire n’est pas au bout. Mais face au grand favori de la division, les Redskins ont fait mieux que de la figuration. C’est donc tout de même un sentiment étrange de fierté qui prédomine aujourd’hui. Les blessures, principalement celle de DeAngelo Hall, sont le point noir de la soirée. Mais comme dirait PPDA, nous y reviendrons.

Le match a parfaitement commencé, les Redskins débutent en attaque et Kirk Cousins (30/48, 427 yards, 3TDs, 1 Int) est parfait lors de ce premier drive qui aboutit à un touchdown de Darrel Young, son troisième de la saison. L’arme magique de redzone a encore frappé. Cousins réalisera dans l’ensemble un bon match, fléchissant juste légèrement dans le quatrième quart temps. On sait dès ce premier drive que le match va être spectaculaire, car l’attaque de Chip Kelly ne va évidemment pas rester muette. 

Kirk Cousins, serein

Kirk Cousins, en contrôle.

Mais il ne faut même pas attendre que l’attaque des Eagles entre en piste. Dès le retour de kickoff, l’équipe spéciale de couverture nous montre qu’elle est encore et toujours à la ramasse et concède le touchdown. Les équipes spéciales qui ne seront d’ailleurs pas non plus à leur avantage quand Kai Forbath va manquer un fieldgoal a priori facile en seconde mi-temps. Il frappe un poteau. Ce sont trois points en moins. Et quand on voit le score…

Car pendant le reste du match les équipes se sont rendus coup sur coup, avec deux quarterbacks en forme qui ont fait briller leurs receveurs, et inversement. Ainsi Pierre Garçon (11 réceptions, 138 yards, 1TD) a réalisé son plus gros match de ce début de saison. Niles Paul (6 réceptions, 68 yards) a continué sur sa lancée du dernier match et livré un match tout à fait correct. Mais bien sûr l’événement de ce match c’était le retour de Desean Jackson (5 réceptions, 117 yards, 1TD) à Philadelphie. Comme prévu, le joueur s’est fait huer dès qu’il touchait le cuir. Ce la ne lui a pas empêché de réaliser un gros match, avec notamment une réception de 79 yards pour un touchdown qui remet à ce moment là les deux équipes à égalité (27-27).

Le TD de Jackson avec la célébration qui va bien.

Le TD de Jackson avec la célébration qui va bien.

La réaction des fans des Eagles au TD de DJax

La réaction des fans des Eagles au TD de DJax.

La réaction des fans des Redskins au TD de DJax.

La réaction des fans des Redskins au TD de DJax.

Le jeu au sol a été un peu moins performant, mais Alfred Morris (23 courses, 77 yards) réalise tout de même un match honnête. Pour sa seule course, Roy Helu (1 course, 1 yard, 1 TD) a quant à lui trouvé la endzone. Mais il s’est surtout fait remarquer pour une réception de screen pass avec un gain de 55 yards, qui relançait à ce moment complètement le match.

Pourtant malgré tous ces points positifs, les Redskins n’ont pas réussi à l’emporter. A qui la faute ? En premier lieu les équipes spéciales, comme dit précédemment. Mais la défense a également sa part de responsabilité. La défense au sol n’a rien à se reprocher, au contraire ils ont limité McCoy à 22 yards et Sproles à 20 yards, excusez du peu ! C’est la défense aérienne qui est à blâmer, tant elle était sans solution face au jeu de passes des Eagles. Maclin et le rookie Matthews se sont particulièrement mis en évidence. Et bien  sûr la blessure de Hall au tendon d’achille n’a pas arrangé les choses. le cornerback voit d’ailleurs sa saison se terminer, si ce n’est pas plus… Il s’agit d’une blessure pour laquelle il est compliqué de revenir à 100%, surtout quand on arrive à l’âge de 31 ans et dans un poste exigeant comme celui ci. On est de tout coeur avec celui qui est l’âme de cette équipe, mais aussi son plus grand supporter. Les jeunes David Amerson, Bashaud Breeland et Chase Minnifield (qui remplace numériquement Hall) vont devoir répondre présent pour suppléer le vétéran.

Quand DHall est sorti gravement blessé.

Quand DHall est sorti gravement blessé.

Les Redskins finissent donc par s’incliner quand Cousins échoue à convertir une quatrième tentative peu avant la fin du match. Mais ce fut très serré, dans un match où les Redskins ont dominé en terme de yards et de first downs, mais qu’ils n’ont pas su convertir en points.

Comme tout bon match de NFC East qui se respecte, on notera également la bagarre qui a résulté du block de Chris Baker sur Foles. Peters a tenté de venger son quarterback. Résultat les deux joueurs ont été exclu du match.

Scène habituelle d'un match de division en NFC East

Scène habituelle d’un match de division en NFC East

Une défaite donc, mais encourageante en plusieurs points.

Prochain match contre les Giants récents vainqueurs des Texans. Nouveau match de division, qu’il ne faudra pas perdre ! Et ça vient très vite puisque le match aura lieu jeudi soir.