Bilan de mi-saison

Un constat mitigé

Nous voilà arrivés à la moitié de la saison. 8 matchs joués, 8 matchs restants, le temps de faire un premier bilan. Sur le plan comptable, difficile de se satisfaire d’une fiche négative avec 3 victoires et 5 défaites. Les deux victoires consécutives qui viennent d’être alignées (de justesse) ne peuvent faire oublier les 5 défaites lors des 6 premières semaines. Beaucoup de choses restent donc à corriger, mais la dynamique semble aller dans le bon sens et laisse espérer, pourquoi pas, une deuxième partie de saison au bilan positif.

Bilan défensif

La défense a été la grosse surprise de l’été, particulièrement impressionnante en pré-saison. Cependant on a vite déchanter lors du début de la saison régulière. Malgré quelques moments intéressants, on s’est vite rendu compte que le chemin était encore très long.

Et quand on a vu la grave blessure de deAngelo Hall, on s’est bien dit que c’était la fin des haricots. Pourtant, malgré l’absence de leaders (Hall blessé, Fletcher retraité) la défense semble monter en régime au cours de ces dernières semaines. Les jeunes cornerbacks que sont David Amerson et Bashaud Breeland montrent qu’ils ont le niveau NFL et feraient presque passer notre secondary pour une bonne secondary. Brandon Meriweather est toujours sur courant alternatif et ne cessera jamais de penser avec ses muscles, mais quand il sort un match comme contre les Cowboys tout va bien. Ryan Clark quant à lui n’est plus au somment de sa carrière, mais il reste ce que nous avons de mieux à ce poste dans l’effectif. La secondary est donc un peu mieux que ce qu’elle a pu être dans le passé, même si elle continue de concéder certains plays embarrassants.

Une escouade qui m’a particulièrement impressionné est celle des linebackers. Keenan Robinson (huitième de la ligue en terme de placages réussis, avec 68) pour sa première année titulaire est très impressionnant, partout sur le terrain et Perry Riley montre qu’il a bien appris aux côtés de Fletcher. cerise sur le gateau, quand Will Compton a dû suppléer une blessure, on n’a pas remarqué de nette baisse de niveau. Certains se sont même posé la question d’un passage à une défense 4-3, vu les difficultés et blessures de la ligne intérieure, le profil des edge rushers et donc l’escouade de linebackers. Seul petit point noir, la couverture face aux tight ends qui reste un soucis.

Keenan Robinson, déjà taille patron

Keenan Robinson, déjà taille patron

Pour ce qui est du pass rush extérieur, Ryan Kerrigan s’est affirmé comme un leader non seulement dans ce domaine, mais aussi de toute la défense. Avec 7.5 sacks il est au quatrième rang de la ligue dans ce domaine. Ses performances ont fait passé Brian Orakpo (aligné face à des LT plus performants, il est vrai) au second plan. Orakpo qui s’est d’ailleurs blessé au muscle pectoral (encore) et qui ne rejouera plus de la saison. Trent Murphy a donc dû occuper un rôle de titulaire, et il a répondu présent face aux Cowboys.

A l’intérieur de la ligne, la blessure de Barry Cofield fait mal. Si Jason Hatcher est une belle addition et joue à un niveau régulier, la pression intérieur manque tout de même au pass rush.

D’une manière générale on observe deux tendances qui s’inversent, la défense au sol semblait solide à l’entame de la saison et la défense aérienne fragile. Mais plus on avance dans la saison, plus l’inverse semble être la réalité. Il faut toutefois se méfier des impressions laissées par les statistiques. Le match contre DeMarco Murray vient par exemple de faire grandement changer la moyenne de yards concédés contre la course. Les adversaires affrontés pèsent beaucoup.

Ryan Kerrigan continue de progresser

Ryan Kerrigan continue de progresser

En statistiques :

Yards par match : 331 (11e de la ligue, 1er de la division)

Yards par jeu : 5.4 (11e de la ligue, 1er de la division)

Yards par match au sol : 111.8 (17e de la ligue, 1er de la division)

Yards par match à la passe : 219.2 (7e de la ligue, 1er de la division)

Points concédés par match : 25 (22e de la ligue, 4e de la division)

Top 3 : Ryan Kerrigan, Keenan Robinson, Bashaud Breeland

Flop 3 : EJ Biggers, Brian Orakpo, Baccari Rambo (avant de partir) 


Bilan offensif

Difficile de juger correctement une attaque qui a dû composer avec trois quarterbacks différents. C’est d’ailleurs sans doute le niveau de cette attaque qui définira la fin de notre saison. Beaucoup repose sur les épaules de Robert Griffin III qui va sans doute revenir pour le match contre les Vikings. Après la blessure de ce dernier, le poste revenait à Kirk Cousins, sur qui tout le monde avait beaucoup d’espoirs, au point même de le voir discuter le job de RGIII, en difficulté. Mais après des débuts encourageants contre les Jaguars et Eagles, Cousins s’est effondré, lançant bien trop d’interceptions. Son bilan n’est pas si catastrophique (61.8%, 1710 yards, 10TDs, 9Ints) mais il a coûté trop cher à l’équipe. Colt McCoy, sans être flamboyant, et avec sans doute moins de talent pur que Cousins, comprend mieux les défenses, sans doute du fait de son expérience.

Colt McCoy a "fait le job"

Colt McCoy a « fait le job »

Mais la ligne offensive ne rend de toute façon pas la vie de ces quarterbacks facile. Trent Williams est toujours une référence, mais le reste de la ligne laisse à désirer. Tyler Polumbus a d’ailleurs été relégué sur le banc au profit de Tom Compton pour le poste de RT. Il était temps. Chris Chester est également souvent en difficulté depuis le début de la saison. Kory Lichtensteiger est juste correct mais il faut dire qu’il s’agit de sa première saison en temps que tackle. Enfin Shaun Lauvao alterne le bon et le moins bon, pas aidé par des pépins physiques. Une chose est sûre, la ligne sera encore l’un des chantiers de la prochaine intersaison. Que ce soit en passe protection ou pour la course, il y a encore beaucoup à améliorer.

Cette ligne offensive médiocre ne doit pas non plus complètement excuser le début de saison en demi teinte d’Alfred Morris. Rien de catastrophique, mais il nous a tellement habitué à mieux. Cette saison il ne court en moyenne que pour 3.9 yards par portée, ce qui est trop peu. Il est à 64.1 yards par match (14e de la ligue). Par contre, dans son rôle (third down, passing situation), Roy Helu continue de répondre présent. Moins attendu, il progresse davantage (5.4 yards par portée) et surtout se rend utile en pass protection et dans les airs (22 réceptions pour 263 yards). Le petit dernier Silas Redd n’a que trop peu vu le cuir pour qu’on puisse se faire une idée définitive. Quant au fullback Darrel Young il est fidèle à lui même, très utile sur des situations spéciales. A un poste de moins en moins mis en avant dans la ligue, il est surement l’un des meilleures. Il a des mains très sûres utiles en redzone ou pour convertir un 4th down comme contre les Cowboys. Et si vous avez besoin d’un ou deux yards au sol, vous pouvez compter sur lui pour passer en mode bulldozer.

Pour ce qui est des tight ends, nous avons surtout des joueurs qui ont prouvé qu’ils étaient de bons receveurs. Jordan Reed vient de revenir de blessure et même si il ne participe pas encore pleinement à l’attaque il nous a montré toute son utilité. En un contre un il est redoutable. En son absence, l’explosif Niles Paul s’est dévoilé. Il réalise sa meilleure saison puisqu’il est le joueur le plus productif en réception après le duo de receveurs vedette. Enfin Logan Paulsen se fait plus discret et a finalement été peu utilisé cette saison. Les points faibles de cette escouade restent les situations de block.

Jackson et Paul ont été jusque là deux armes importantes

Jackson et Paul ont été jusque là deux armes importantes

Enfin, les receveurs. Cela faisait bien longtemps que les Redskins n’avaient pas eu une escouade de receveurs si talentueuse. Pierre Garçon, deSean Jackson et Andre Roberts forment un trio redoutable. Jackson évidemment pèse par sa verticalité, avec 20.8 yards par réceptions, il n’a pas de rivaux dans la ligue dans ce domaine. Garçon est lui plus complet, très rapide il peut aussi opérer sur des tracés courts. Roberts enfin se retrouve très bien dans le slot. Et les remplaçants ne sont pas des manchots non plus. On ne présente plus Santana Moss, qui même sur la fin de sa carrière reste un joueur important et emblématique de la franchise. Le vétéran n’a cependant pas encore effectué la moindre réception cette saison. Ryan Grant, qui a été l’une des révélations de l’été, n’est pas encore trop utilisé, mais il s’agit d’un joyau protégé, et je place beaucoup d’espoir en lui pour les années futures. Enfin, Aldrick Robinson est un peu le Desean Jackson du pauvre et peu aussi apporter cette verticalité si on fait appel à lui.

En statistiques : 

Yards par match : 391.9 (7e de la ligue, 3e de la division)

Yards par jeu : 6.2 (2e de la ligue, 1er de la division)

Yards par match au sol : 102.4 (19e de la ligue, 4e de la division)

Yards par match à la passe : 289.5 (5e de la ligue, 1er de la division)

Points marqués par match : 21.4 (23e de la ligue, 4e de la division)

Top 3 : DeSean Jackson, Niles Paul, Trent Williams

Flop 3 : Tyler Polumbus, Chris Chester, Kirk Cousins


Bilan équipes spéciales

Je serais beaucoup plus rapide sur les équipes spéciales.

Ne nous mentons pas, le début a été très mauvais. L’arrivée de Ben Kotwica ne semblait finalement pas arranger les choses. Couverture de kickoff, protection des punts, rien ne semblait marcher. Depuis tout semble tout de même rentrer plus ou moins dans l’ordre. Et surtout le punter Tress Way et notre kicker Kai Forbath réalisent une saison très solide. Way domine la ligue en longueur moyenne de ses punts (49.7) et Kai Forbath n’a pour l’instant qu’un échec. Andre Roberts de son côté ne s’en sort pas trop mal pour retourner les coups de pied.


Conclusion

On peut remarquer que malgré une défense qui semble solide quand on regarde les yards accordés, on encaisse tout de même beaucoup (trop) de points. C’est quelque chose qu’il faut corriger car clairement cette défense n’est pas si horrible. En attaque on observe que malgré la valse des quarterbacks, l’attaque aérienne est l’une des plus productives de la ligne. Mais là encore c’est en terme de yards et cela ne se traduit pas forcément en points. cela est dû a une certaine inefficacité en redzone mais surtout à des turnovers trop nombreux. Pour aider cette attaque il faudra aussi retrouver un jeu au sol plus performant.

C'est un début mais il reste beaucoup de travail à Gruden

C’est un début mais il reste beaucoup de travail à Gruden

Le gros chantier pour Jay Gruden est donc de convertir les dominations en points et donc des défaites serrées en victoires. Après ce début de saison, je verrais bien un bilan final de 8-8. Difficile de croire aux playoffs, mais la construction pour l’année prochaine commence maintenant.

WEEK 8 : Redskins at Cowboys

Washington Redskins 2017 Dallas Cowboys

 

Ooooh qu’elle est belle ! Je ne vous cacherai pas que j’ai frôlé la crise cardiaque pendant ce match tant le suspense était insoutenable, mais la souffrance valait bien la délivrance ! Quoi de meilleur qu’une victoire aux tripes sur le terrain de Dallas ? Pas grand chose !

Un scénario digne des plus grands thrillers, de la crainte, de la joie, tous les ingrédients étaient réunis pour un grand match de football !

En première mi-temps, c’est la défense qui nous maintient dans le match, en provoquant deux fumbles sur les coureurs Murray et Randle, et en les recouvrant. Bashaud Breeland et Brandon Meriweather sont à l’origine de ces fumbles, les deux ont livré une prestation impressionnante, au sein d’une défense en net progrès. Le rookie a notamment totalement éteint un certain Dez Bryant (aucun yard en seconde mi-temps). Vous connaissez ?

Défense agressive des Redskins

Défense agressive des Redskins

Malgré tout, l’attaque patine en première mi-temps et ne parvient pas à mettre à profit ces exploits de la défense, seul un field goal est inscrit. Colt McCoy (25/30, 299 yards, 0TD, 1 Int, 7 courses pour 16 yards et 1TD) démarre difficilement et se fait même intercepté dans la endzone par Wilcox. Au sol, ce n’est pas non plus la joie, Alfred Morris (18 courses, 73 yards, 1TD) est dans la lignée de ses dernières prestations, en difficulté. Silas Redd (1 course, 5 yards) est même appelé pour une course, où il sera tout près du fumble. Et la défense finit par céder, Romo trouve Bryant dans la endzone. Les Redskins sont menés 7-3 quand ils rentrent au vestiaire.

Au retour des vestiaires, l’attaque répond enfin présent et livre un premier drive solide de plus de cinq minutes qui aboutit sur un touchdown de Morris au sol. Puis la défense continue d’être solide, Jim Haslett appelant énormément de blitz, provoquant 5 sacks. Sur l’un d’eux, Keenan Robinson heurte le dos de Romo avec son genou. Le quarterback des Cowboys est contraint de laisser sa place à Brandon Weeden pour quelques minutes.

Romo face aux blitz incessants des Redskins

Romo face aux blitz incessants des Redskins

Mais même sans son QB vedette, l’attaque texane ne manque pas de ressources, et Demarco Murray sort un gros run, on le croit d’ailleurs parti pour scorer un touchdown de plus de 50 yards, mais Breeland déboule telle une bombe du côté opposé pour sauvé le touchdown, une première fois. Weeden cherche ensuite Bryant dans la endzone, mais Breeland empêche la connexion et sauve le touchdown, une deuxième fois. Weeden retourne en third down sur Bryant mais vous devinez la suite. Breeland sauve les siens, une troisième fois ! Les Cowboys se contentent de trois points et le score est alors de 10 à 10.

Mais l’attaque des Redskins sort un nouveau drive solide, en parvenant enfin à convertir des troisième tentative. Le moment fort de la possession est comme souvent une passe en profondeur de près de 50 yards pour Desean Jackson (6 réceptions, 136 yards) qui place les Redskins en 1st and goal. Mais la défense des Cowboys tient bon et les Redskins se retrouvent en 3rd and goal sur les 6 yards. A la surprise général, un quarterback draw est appelé et McCoy se fraye un chemin jusqu’à la endzone pour donner un avantage de 7 points aux visiteurs.

Quand Gruden a eu l'idée du QB draw

Quand Gruden a eu l’idée du QB draw

Avec Romo toujours pas de retour, on se dit que le plus dur est fait et que la défense de la capitale, très bonne jusque là, va tenir bon. Mais c’est mal connaitre les Redskins qui choisissent ce moment critique dans le quatrième quart temps pour faire leur pire drive défensif. Les Cowboys avancent comme dans du beurre. Weeden trouve un Witten complètement libre pour conclure. 17-17.

La réaction des fans sur le TD "wide open" de Witten

La réaction des fans sur le TD « wide open » de Witten

Les Redskins ont tout de même encore une bonne chance de plier le match. Ils parviennent même à convertir une 4th and 1 au milieu du terrain. Mais alors qu’ils étaient en position de field goal, un retard de jeu puis un sack les forcent à recourir au punt. Les Cowboys repartent juste devant leur endzone avec le retour de Romo et ce n’est pas la fin des émotions fortes. Meriweather réussit son deuxième sack et deuxième fumble, et Ryan Kerrigan semble recouvrir le cuir, mais celui ci lui échappe et les Cowboys s’en sortent. Romo convertit ensuite miraculeusement le first down avec un gros holding de sa ligne oublié (dans la endzone, ce qui nous aurait offert un safety). Les Texans ne vont cependant pas plus loin et à la fin du quatrième quart-temps, le score est de parité, 17-17.

Place à l’over-time donc ! Les Redskins remportent le toss et choisissent d’attaquer en premier. L’attaque avance bien, avec notamment une superbe réception de Jordan Reed (7 réceptions, 40 yards) pour convertir un third down. Mais elle finit par être stoppée, à distance de field goal tout de même. Et Cobra Kai Forbath  (2/2) ne se manque pas !

Les Cowboys sont donc dans l’obligation de scorer au moins un field goal pour ne pas perdre le match. Mais ils se retrouvent très vite en 4th and 3. Romo sous pression cherche alors Bryant. Mais devinez qui est sur le chemin ? BASHAUD BREELAND FOR THE WIN LADIES AND GENTLEMEN !

Breeland dévie la passe de Romo, victoire !

Breeland dévie la passe de Romo, victoire !

Grosse victoire collective contre un rival de division, c’est toujours bon pour le moral même si la route reste très longue.

Bonne ambiance dans le vestiaire après le match

Bonne ambiance dans le vestiaire après le match

Prochain rendez-vous contre les Vikings du Minnesota.

Week 7 : Titans at Redskins

Tennessee Titans 1719 Washington Redskins

 

Heureusement, l’AFC South est là pour nous donner une deuxième victoire. Après les Jaguars, les Redskins sont venus à bout des Titans, mais beaucoup plus difficilement cette fois. Tout s’est en effet joué sur un field goal de Kai Forbath à la dernière seconde.  Mais le fait marquant de ce match reste le remplacement de Kirk Cousins (10/16, 139 yards, 1Int, 1 fumble perdu) par Colt McCoy (11/12, 128 yards, 1TD) à la mi-temps.

Au moment du premier turnover de Cousins

Au moment du premier turnover de Cousins

Cousins paye ses turnovers. Car si il a réussi quelques passes impressionnantes en première mi-temps, notamment pour Andre Roberts (2 réceptions, 18 yards) et deSean Jackson (3 réceptions, 49 yards), il a surtout rendu la balle deux fois avec un fumble et une interception, ce qui a permis aux Titans d’inscrire 10 points. Ces derniers, pourtant plutôt dominés rentrent donc au vestiaire avec un avantage de 10 à 6, les locaux n’ayant scoré que deux field goals.

Au moment du deuxième turnover de Cousins

Au moment du deuxième turnover de Cousins

A la sortie des vestiaires, l’ancien quarterback des Longhorns prend la place de Cousins. Sur son premier lancé, il trouve Pierre Garçon (5 réceptions, 87 yards) pour 70 yards et un touchdown. Si ces six points sont surtout dus à Pierre Garçon et la mauvaise défense des Titans, cela reste malgré très bon pour la confiance du quarterback et de son attaque, qui repart sur de bonnes bases. On note surtout un langage corporel différent entre McCoy et Cousins. Ce dernier semblait de plus en plus résigné et cela pouvait se refléter sur le reste de l’équipe, McCoy arrive avec plus d’enthousiasme et de volonté. Un peu comme Cousins quand il a récupéré le job après la blessure de Robert Griffin III en fait, donc ne nous enflammons pas.

McCoy n’a d’ailleurs rien réussi de plus compliqué que Cousins, mais il a su prendre soin du ballon, et ne jamais le rendre à l’adversaire. Il a notamment très bien géré le drive décisif, là où on peut très bien imaginer que Cousins se serait fait intercepter. Un meilleur game manager donc, pour faire la transition en attendant le retour de RGIII qui se rapproche un peu plus.

Gruden félicite McCoy

Gruden félicite McCoy

Du côté de la course la machine ne se relance toujours pas par contre. Alfred Morris (18 courses, 54 yards) est passé sous le seuil de 4 yards (3.8 désormais) par course en moyenne sur la saison.

Finalement toutes ces discussions autour de l’attaque ne doivent pas occulter la vraie performance du week end, qui revient à la défense. Si la secondary est encore loin d’être parfaite (elle coûte le touchdown qui fait passer les Titans devant dans le quatrième quart temps) elle a tout de même limité les dégâts. Brandon Meriweather, dont je ne suis pas le premier fan, a même réussit un bon match. C’est également le cas de Bashaud Breeland qui finit avec une interception et un placage pour perte. Will Compton réussit à nous faire oublier l’absence de Perry Riley. Pour sa première année titulaire, Keenan Robinson semble déjà endosser un rôle de leader. Enfin le pass rush a été correct. Si un seul sack a été enregistré (celui de Frank Kearse) deux autres ont été annulés (pour Ryan Kerrigan et Chris Baker) et Charlie Whitehurst a régulièrement été mis sous pression. On notera malheureusement dans ce secteur de jeu la sérieuse blessure de Brian Orakpo, qui ne rejouera plus cette saison et peut être plus jamais pour Washington.

On tape également assez souvent sur les équipes spéciales et il est normal de les féliciter cette fois. Forbath avec ses quatre field goal réussis, dont le dernier dans les ultimes secondes, a été un grand artisan de la victoire. Niles Paul a aussi recouvert un ballon relâché par McCluster en retour de punt. Et Tress Way continue d’être le meilleur punter de la ligue en terme de distance. Il est le seul à dépasser les 50 yards de moyenne.

Kai Forbath explique sa gestion du field goal décisif

Kai Forbath explique sa gestion du field goal décisif

Il reste encore beaucoup à corriger dans cette équipe mais on ne peut cracher sur une victoire. On ne s’enflammera pas non plus sur McCoy, il faut retenir les leçons, mais j’aime ce choix de Jay Gruden d’essayer de briser cette spirale négative, et l’ancien quarterback des Browns a amené ce nouveau souffle. Sa motivation est d’ailleurs apparente dans ses prises de paroles.

Maintenant il est temps de préparer au mieux le choc qui arrive lundi prochain, face à nos meilleurs ennemis, les Cowboys de Dallas, en grande forme en ce moment. Il faudra tout le monde au rendez-vous pour faire un résultat.

Destin Bourgogne et Or (1) – Ray Flaherty

Destin Bourgogne et Or

1 : Ray Flaherty, celui qui montra la voie

                Dans « Destin Bourgogne et Or », nous reviendrons à chaque fois sur quelqu’un qui a marqué la franchise ; joueur, coach ou autre. Pour ce premier épisode, zoom sur Ray Flaherty.

                Ray Flaherty est né le 1er septembre 1903 dans une ferme dans l’est de l’Etat de Washington. Il grandit dans la ville de Spokane. Il pratique de nombreux sports au lycée Gonzaga puis à l’université de Gonzaga après un court passage à l’université de Washington State. Dans cette université il joue notamment sous les ordres de Gus Dorais, futur coach des Lions de Detroit. Il est ensuite passé pro chez les Los Angeles Wildcats (équipe composée de joueurs exclusivement originaires de l’ouest des rocheuses) puis a joué deux ans pour les New York Yankees. C’est finalement chez les Giants de New York qu’il pose ses valises en 1928. Il joue pour les Giants jusqu’en 1935 avec seulement une interruption en 1930. Il occupait la position de « end », c’est-à-dire qu’il jouait ce qu’on appelle aujourd’hui tight end en attaque et defensive end en défense. Avec les Giants, il remporte le titre en 1934 lors du fameux « sneakers game » où il joue un rôle important puisqu’il a l’idée des baskets pour jouer sur ce sol gelé.  Pour plus de renseignements sur ce match, je vous renvoie notamment vers cet article de Big Blue Blog. Grand esprit du football, Flaherty était à la fois joueur, capitaine et coach assistant lors de ses dernières années avec les Giants.

Ray Flaherty, numéro 1 dans bien des domaines

Ray Flaherty, numéro 1 dans bien des domaines

                Après une dernière année à New York, le propriétaire des Boston Redskins, George Preston Marshall fait appel à lui pour prendre les rênes de son équipe. Et dès sa prise de fonction il se fait remarquer en assurant qu’avec la nouvelle recrue, Wayne Millner, il est assuré d’offrir le titre aux Redskins et que dans le cas contraire il présentera sa démission. Sélectionné seulement au huitième tour de la draft 1936, Millner évolue offensivement au même poste que Flaherty, qui a vu en lui beaucoup de talent, talent qui va se confirmer tout au long de la carrière de Millner, qui entre au Hall of Fame en 1965.

                Malgré tout, les Redskins enregistrent en 1936 une fiche de 7 victoires pour 5 défaites, et si ils remportent leur division, ils échouent sèchement en finale contre les Packers. Mais Flaherty reste en place, il ne quittera pas son poste avant que la guerre ne l’appelle, en 1942.

                Le titre, Flaherty le remporte finalement dès sa deuxième saison, saison charnière dans l’Histoire de cette franchise. L’année sans aucun doute la plus importante. Il s’agit en effet de la première année à Washington suite au déménagement de Boston et également la première année de Sammy Baugh, première grande star de la franchise. Et s’agit donc de l’année du premier titre. Pour la première et dernière année, Flaherty va avoir la chance d’être armé de Sammy Baugh, Cliff Battles et Wayne Millner à trois postes clés de l’attaque. Rien n’arrête l’attaque des Redskins, pas même les Bears – qui dominent la ligue durant ces années – en finale, battus 28 à 21 (pour plus de détails sur ce match voir l’article NFC Eastory : Années 1930). Ray Flaherty restera donc comme le premier coach à avoir offert le titre suprême à la franchise.

Ray Flaherty et George Preston Marshall

Ray Flaherty et George Preston Marshall

                Durant cette finale, avec son quarterback vedette Sammy Baugh, il invente aussi la screen pass, qui est aujourd’hui un jeu standard en NFL, mais qui est à l’époque complètement nouvelle et à laquelle les Bears n’ont pas de réponses. Si Flaherty met ce jeu en place ce n’est pas par hasard. Son quarterback rookie s’est révélé être le meilleur passeur que la ligue n’ai jamais vu. Pour contrer cela les Bears mettent en place un pass rush incessant afin d’asphyxier Baugh. Mais Flaherty songe alors à cette screen-pass pour prendre le blitz à contre-pied.

« Ils se cassaient le cou à essayer d’atteindre Baugh. C’est ce qui a fait marcher la passe écran » explique le coach de Washington.

                Wayne Millner cumule par exemple ce jour-là 160 yards en réceptions, énorme à une époque où le jeu de passe était marginal.

                En 1938 Ray perd deux fois face à son ancienne équipe, les Giants, et leur laisse le titre de division. Même chose l’année suivante, avec une défaite dramatique lors de la dernière journée qui coûte la première place de la division. A croire qu’il aime encore faire triompher New York.

                Finalement enfin en 1940 il remet les Redskins au somment de la division à l’issu d’une saison largement dominée. Mais lors de la finale face aux inévitables Bears, c’est la catastrophe, une défaite 73-0, qui reste un record à ce jour…

                Après une médiocre saison 1941, Flaherty redore finalement le blason de la franchise lors de sa dernière saison à Washington. Après avoir aisément remporté la division les Redskins affrontent (encore) les Bears qui ont tout écrasé sur leur passage (11 matchs, 11 victoires, 376 points marqués, 84 encaissés) et qui semblent encore plus intouchables que deux ans auparavant. Pourtant cette folle attaque des Bears ne marquera pas le moindre point, complètement étouffée par la défense de Flaherty. Là encore, pour davantage de détails sur ce match, vous pouvez consulter l’article NFC Eastory : Les années 1940.

Flaherty entouré de Dick Todd et Sammy Baugh

Flaherty entouré de Dick Todd et Sammy Baugh

                Le coach quitte la franchise sur ce brillant succès et s’engage dans l’armée américaine pour la seconde guerre mondiale. Malgré une proposition de Marshall, il ne reviendra pas ensuite. Ses relations avec le propriétaire au tempérament envahissant semblaient d’ailleurs parfois compliquées. Il précise un jour à propos de Marshall :

« Il est descendu sur le banc un jour et je l’ai renvoyé dans les tribunes. Il n’est plus jamais redescendu. »

                Flaherty reste donc aujourd’hui le seul coach avec Joe Gibbs à avoir fait triompher la franchise et bien sûr à jamais le premier. Charisme et esprit tactique, il a su laisser sa marque. Il est introduit au Hall of fame en 1976 et il décède en 1994, à l’âge de 90 ans.


 Sources

The Spokesman-Review – 20 juil. 1994. http://news.google.com/newspapers?id=XD8xAAAAIBAJ&sjid=cAoEAAAAIBAJ&pg=6341%2C5252985

Ellensburg Daily Record – 4 sept. 1980. http://news.google.com/newspapers?id=w4dUAAAAIBAJ&sjid=Qo8DAAAAIBAJ&pg=2931%2C4760806

THE COFFIN CORNER: Vol. 6, Nos. 5 & 6 (1984) par Don Smith. https://www.profootballresearchers.org/Coffin_Corner/06-06-186.pdf

Pro Football Reference. http://www.pro-football-reference.com/players/F/FlahRa20.htm

Hall of Famers : Ray Flaherty. http://www.profootballhof.com/hof/member.aspx?PLAYER_ID=68

WEEK 6 : Redskins at Cardinals

Washington Redskins 2030 Arizona Cardinals

En voilà une qui met sans doute un terme à notre saison. Evidemment plus grand monde ne se faisait d’illusions sur une éventuelle participation aux playoffs, mais maintenir l’espoir et le groupe concerné aurait quand même été une bonne chose. Avec une victoire et cinq défaites, la tâche semble désormais impossible, compte tenu des performances et de l’infirmerie. On notera particulièrement la blessure très tôt dans le match de David Amerson (commotion). Avec DeAngelo Hall et Tracy Porter déjà à l’infirmerie, les choses devenaient compliquées au sein de la secondary.

Quand ils ont annoncé une nouvelle blessure dans la secondary.

Quand ils ont annoncé une nouvelle blessure dans la secondary.

Le match a malgré tout longtemps été indécis, et les Redskins ne sont pas passés loin de la surprise. Malheureusement les trois interceptions de Kirk Cousins (24/38, 354 yards, 2 TDs, 3 Ints) en fin de match (un classique désormais) ont coûté très cher.

Les Cardinals ont été les premiers à frapper, après quelques minutes où les défenses prenaient nettement le dessus. Carlson Palmer – tout juste de retour de blessure – trouve Michael Floyd dans la endzone, 7-0 pour les locaux. On sent l’attaque des Redskins patiner, pourtant Cousins trouve Desean Jackson (3 réceptions, 115 yards, 1 TD) qui prend la défense de vitesse pour un touchdown de 64 yards. Puis rebelote, Cousins pour Djax et un gros gain, malheureusement le receveur trébuche peut avant la endzone, se heurtant à… Chris Chester. L’attaque ne parvient pas ensuite à convertir cela en touchdown et on se contente de trois points. Les Cards répliquent par un touchdown de l’inévitable Larry Fitzgerald, en balade dans une secondary en manque de leader.

Desean Jackson en action.

Desean Jackson en action.

Juste avant la pause les Redskins parviennent tout de même à assurer un drive rapide et efficace qui donne l’opportunité à Kai Forbath de ramener le score à 13-14, ce qu’il ne manque pas.

A la reprise, l’attaque de Washington est totalement amorphe et Arizona reprend le contrôle des débats. Il faut dire qu’en plus les Redskins ont très rarement une bonne position de départ sur le terrain, comme cela avait été le cas contre les Seahawks. La défense limite cependant les dégâts, ne concédant aucun touchdown en seconde mi-temps. Les joueurs de Phoenix accumulent tout de même les field goals et portent le score à 13-23 dans le dernier quart-temps. Cousins a alors une chance de retourner la situation, mais vous connaissez la fin de l’histoire. En plus des trois balles rendus par Cousins, Andre Roberts (5 réceptions, 55 yards) échappe la balle pour un fumble litigieux (son genou semblait au sol). Au milieu de ces quatre turnovers, Cousins parvient tout de même à trouver Pierre Garçon (4 réceptions, 31 yards, 1 TD) dans la endzone, ramenant alors le score à 20-23. Mais l’onside kick est manqué, et quand les visiteurs récupèrent une dernière fois le cuir avec quelques secondes à jouer, le quarterback lance sa troisième et dernière interception de la soirée, retournée pour 6 points. Le bouquet final.

Kirk Cousins a la tête dans le cul.

Kirk Cousins a la tête dans le cul.

Si Cousins n’a clairement pas été assez bon, il n’est pas le seul responsable. La ligne offensive a encore été à la peine, que ce soit en protection de passe ou pour la course. Alfred Morris (13 courses, 41 yards) a d’ailleurs une nouvelle fois été très discret. Et sans jeu au sol, Cousins n’a pas les épaules pour porter toute l’attaque.

Au niveau des bons points on notera quand même le retour très remarqué du prometteur Jordan Reed (8 réceptions, 92 yards) et le match encore très consistant de Ryan Kerrigan. Keenan Robinson a aussi fait son match et son compère Will Compton n’a pas semblé être très en dessous de Perry Riley, qu’il remplaçait.

Pour se donner de l’optimisme, on peut aussi remarquer qu’on a gagné plus de yards au total (407 contre 317) que nos adversaires. Si on parvient à faire pencher la balance des turnovers en notre faveur, les résultats pourraient être tout autre.

Prochain match à domicile face aux Titans, je ne pourrais pas voir le match en direct.

WEEK 5 : Seahawks at Redskins

Seattle Seahawks 2717 Washington Redskins

La dérouillée tant attendue n’a finalement pas eu lieu. Tout le monde s’attendait en effet à un match à sens unique, mais les Redskins ont offert une belle résistance. Jusque dans les dernières minutes, le suspense demeurait.

Pourtant le début de match laissait penser qu’on allait assister à une boucherie. Russell Wilson se baladait tranquillement sur les boulevards laissés par notre triste défense. En tout le quarterback de Seattle a couru pour 122 yards. Dites vous que McCoy et Sproles n’en avait même pas cumulé la moitié à eux deux avec les Eagles. Si bien qu’au milieu du deuxième quart-temps, les Seahawks sont devant par 17-0. Et encore, cela aurait pu être bien pire sans une grosse indiscipline des Seahawks. Percy Harvin se voir refuser deux touchdowns coup sur coup, il en aura même un troisième en seconde mi-temps.

Russel Wilson court au milieu de la défense de Washington

Russel Wilson court au milieu de la défense de Washington

L’attaque des Redskins se réveille alors quelque peu et grâce à un big play l’équipe relance le match peu avant la mi-temps. Kirk Cousins (21/36, 283 yards, 2TDs) trouve Desean Jackson (5 réceptions, 157 yards, 1TD) pour un touchdown de 60 yards. 17-7 donc à la mi-temps, et les Redskins seront les premiers à attaquer en seconde mi-temps.

Le premier drive est très bon, Cousins menant son attaque avec brio, malheureusement l’équipe échoue à convertir un 3rd and 1 en redzone. Field goal donc, et 17-10. Après cela, les deux défenses dominent les attaques respectives qui peinent à produire. Côté Redskins, on notera les lacunes dans le jeu au sol. Alfred Morris (13 courses, 29 yards) est en effet resté très discret sur ce match, ne parvenant pas réellement à peser. Roy Helu (5 réceptions, 59 yards) de son côté a joué son rôle, mais n’a été dangereux que par les airs.

Morgan Moses et sa vision de la protection du QB

Morgan Moses et sa vision de la protection du QB

Après des échanges de punts, les Seahawks se retrouvent en situation de field goal. Mais ils le feintent et parviennent à obtenir le first down puis à scorer un touchdown qui fait passer le score à 24-10. Au milieu du quatrième quart temps, le match semble plié. Cousins relance cependant la machine en réalisant un gros drive conclu par une passe dans la endzone pour Andre Roberts (5 réceptions 29 yards, 1TD) qui a sans sortir de grosses statistiques à su effectuer des catchs importants.

Il reste un peu plus de trois minutes à jouer. Les Redskins doivent vite stopper l’attaque de Seattle. C’est chose… presque faite. Seattle se retrouve en troisième tentative. Wilson est en situation de passe, le blitz de Washington a franchi la ligne et Ryan Kerrigan (5 tackles, 1 sack) est sur le point de sacker le quarterback mais celui-ci s’échappe par miracle et parvient à délivrer une passe à Lynch pour un gros gain qui condamne les Redskins. Seattle mange ensuite le reste du chrono et inscrit un field goal. Il reste moins de 30 secondes à jouer, trop peu pour scorer deux fois. Score final : 27-17.

Wilson esquive le rush puis achève les Redskins

Wilson esquive le rush puis achève les Redskins

Une deuxième mi-temps encourageante donc, même si la défense se perd encore parfois et que l’attaque ne semble pas en mesure de faire trembler les meilleurs défenses de la ligue sur un match complet.

Prochain rendez face aux Cardinals, en mal de quarterback mais qui réalisent un début de saison solide autrement.

WEEK 4 : Giants at Redskins

En terme de points :

New York Giants 4514 Washington Redskins

En terme de Cheerleaders :

New York Giants 037 Washington Redskins

(Je pense qu’on peut donc dire qu’il s’agit d’une victoire morale)

Bon… Par où commencer ? Grosse gueule de bois ce matin, difficile de se remettre d’une telle débâcle Je ne vais pas m’éterniser. Qu’est-ce qui a été ? Rien. Attaque qui rend la balle 6 fois, défense gruyère, équipes spéciales dignes d’elles même. Tout cela saupoudré de pénalités. Incapacité à défendre les third downs, incapacité à les convertir en attaque. Un Cousins ailleurs, une ligne dépassée (Comment Tyler Polumbus peut il être titulaire en NFL ?).

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Ci dessus, un meilleur Offensive Tackle que Tyler Polumbus.

Une catastrophe, une honte. Mais finalement si on sait prendre un peu de recul (essentiel lorsqu’on supporte cette franchise) ce match était assez drôle. Du grand n’importe quoi, un vrai cirque ! Quand on croyait avoir touché le fond, nos Redskins nous ressortaient une action improbable.

Juste avant la mi-temps, l’équipe avait pourtant l’occasion de relancer le match. le score est de 21-7. Kirk Cousins (19/33, 257 yards, 1TD, 4 Ints) trouve Niles Paul (3 réceptions, 60 yards) dans la redzone mais celui-ci est pris en sandwich et violemment heurté à la tête. Résultat : Commotion. Deux jeux plus tard, Cousins trouve son autre TE, Logan Paulsen (3 réceptions, 28 yards), qui se fait arracher la balle. Les Giants remontent le terrain et passent un FG in extremis. 24-7 à la mi-temps. Compliqué. C’est à ça que se joue le football.

Kirk Cousins tentant d'atteindre ses receveurs.

Kirk Cousins tentant d’atteindre ses receveurs.

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Cousins se surpassant pour atteindre ses receveurs.

 

Pourtant à la reprise, les Redskins semblent une nouvelle fois en mesure de revenir dans le match. Le premier drive est parfait. Alfred Morris (12 courses, 63 yards, 1TD) termine le travail avec une course de 20 yards. Dans la foulée, les Giants sont bloqués. Les Redskins sont donc en possession avec 10 points de retard. L’occasion rêvée de tout renverser. Seulement voilà, le show Kirk Cousins commence avec une première interception, puis une seconde, une troisième et enfin une quatrième. Impossible de revenir dans ces conditions. Les Giants eux, n’en demandaient pas temps, et menés par une attaque aérienne en pleine forme ils se gavent. Le TE Larry Donnell en particulier réceptionne 3 TDs. 

Moi devant les "coups d'éclat" des Redskins.

Moi devant les « coups d’éclat » des Redskins.

De notre côté si on devait sauver quelques joueurs du naufrage, Roy Helu (5 réceptions pour 78 yards, 2 courses pour 8 yards, 2 placages) en ferait partie. Il a une nouvelle fois montré qu’il était une menace aérienne en étant tout simplement le Redskin amassant le plus de yards dans ce domaine. Il a aussi réalisé deux placages suite aux interceptions, c’est un de plus que Brian Orakpo. Sans être flamboyant, Ryan Kerrigan a su sortir quelques belles actions, et notamment le seul sack à l’actif de Washington, son cinquième de la saison. On notera aussi le premier touchdown d’Andre Roberts (1 réception, 18 yards, 1TD). 

Bref la fin de match est anecdotique, Eli Manning parachevant l’humiliation avec un TD à la course.

En plus de Niles Paul, on notera également la blessure de Trent Williams, au genou. On attend d’en savoir plus. Jay Gruden expliquait blasé qu’il n’avait même plus assez de joueurs pour mener un entrainement.

Heureusement, Apollos Hester est là pour nous aider à relativiser, we’re gonna be alright !

Prochain rendez vous dans 10 jours contre Seattle, ouch !