WEEK 11 : Buccaneers at Redskins

Tampa Bay Buccaneers 277 Washington Redskins

 

Je n’ai pas pu voir le match, et je n’ai pas eu le courage de le regarder ensuite. Je me suis donc contenté d’un résumé et je ferais court. Cela semble être notre pire prestation de la saison. Robert Griffin III (23/32, 207 yards, 1TD, 2INTs) a livré ce qui ressemble à un mauvais match. Desean Jackson (4 réceptions, 35 yards) n’a pas été trouvé dans la profondeur. Les deux running back sont les deux avec le plus de yards à la réception. Roy Helu (6 réceptions, 57 yards, 1TD) aurait pu faire un bon match si il n’avait pas relâché le cuir. Alfred Morris (20 courses, 96 yards et 2 réceptions, 36 yards) s’en tire correctement.

Une fois de plus les turnovers font mal. Deux interceptions, un fumble contre un seul turnover pour les visiteurs.

La ligne offensive n’a pas aidé, concédant 6 sacks (même si certains semblent être davantage la responsabilité de RGIII). Trent Williams est même sorti blessé au genou.

La défense n’a quant à elle pas jugé nécessaire de couvrir Mike Evans qui n’a eu aucune difficulté à cumuler plus de 200 yards. Le pass rush n’est pas encore assez bon pour limiter les dégâts dans les lignes arrières de la défense.

En plus de cela le vestiaire semble se désunir, bien loin des images qu’on pouvait voir après la victoire face aux Cowboys.

On va désormais voir si Gruden a les épaules pour tenir cette équipe entre un propriétaire bornée et une équipe en pleine déconfiture. Va-t-il réussir à commencer à construire quelque chose sur les derniers matchs ou l’équipe va-t-elle tout simplement imploser ? On le saura dans les prochaines semaines.

Prochain match face aux 49ers, difficile d’imaginer autre chose qu’une défaite.

NFC Eastory : Les Années 1970 (5)

NFC Eastory : Les Années 1970

Retour vers les sommets avec Allen

                Avec ses franchises historiques, ses rivalités animées, ses fans acharnés et ses moments dramatiques, la NFC East est sans aucun doute la division la plus représentative de ce qui fait du football américain le sport le plus populaire des États-Unis. Pour cette raison, les blogueurs francophones de la NFC East vous invitent à découvrir les moments incroyables qui ont forgé la renommée de cette fantastique division.

               Tout au long de la saison, Gauthier de Big Blue Blog, Martin de Bourgogne et Or, Maxime & Hughes de Dallas Cowboys France et Aurélien de Philadelphia Eagles France publieront simultanément sur leurs blogs respectifs une série d’articles, chacun racontant en détails une décennie de l’histoire de leur franchise, des années 30 à maintenant.

                 La décennie 1970 est donc la première de l’après Preston-Marshall. C’est aussi, sur le plan sportif, un retour sur le devant de la scène.

                Mais l’année 1970 n’est pas encore dans cette dynamique, c’est tragiquement qu’elle commence. En effet, avant même le début de la saison, Vince Lombardi (qui avait ramené les Redskins à un bilan positif l’année précédente) décède. C’est le coach de la ligne offensive, Bill Austin, qui prend le relais. La saison est décevante, avec un bilan final de 6 victoires pour 8 défaites, la faute à un mois de novembre catastrophique. Après une éphémère séparation en 1969, les quatre équipes de la NFC East actuelle sont à nouveau rassemblées dans une division à cinq franchise qui comprend également les Cardinals de Saint Louis. Les Redskins perdent leurs rencontres contre les Cowboys et Giants mais s’imposent deux fois contre les Eagles. Il s’agit aussi de la dernière année où Sonny Jurgensen est titulaire sur une saison complète. Il lance pour 2323 yards et 23 touchdowns, soit le deuxième meilleur total de la ligue. Il domine également la ligue en pourcentage de passes complétées (59.9%). L’autre star de l’équipe, c’est le joueur de deuxième année Larry Brown, déjà très en vue lors de sa saison rookie. En 1970 il est tout simplement le meilleur coureur de la ligue en gain de yards (1125). Il devient aussi le premier running back à courir plus de 1000 yards dans l’Histoire de la franchise et remporte le titre de meilleur coureur de la NFL, que seul Cliff Battles avait remporté avant lui pour les Redskins. Dans les airs, WR Charley Taylor et TE Jerry Smith restent les meilleures armes de Jurgensen avec 17 touchdowns réceptionnés à eux deux.

Jerry Smith

Jerry Smith

                Cette année 1970 est donc dans la continuité de la dernière décennie, et c’est réellement en 1971 que la franchise va prendre un virage important. La franchise engage George Allen en tant que head coach et general manager. La philosophie de Allen est de faire joueur des joueurs confirmés plutôt que des jeunes. Il trade par exemple bon nombre de ses choix de draft. L’équipe devint donc sous son ère la plus vieille de la ligue. Celui-ci va redresser la franchise et en faire une des valeurs sûres des années 1970.

                En effet, dès la première saison, les Redskins se qualifient pour les playoffs. Allen débute avec cinq victoires consécutives. La deuxième moitié de saison est moins dominante et les Redskins laissent échapper de peu le titre de division à leurs meilleurs ennemis, les Cowboys de Tom Landry, futurs vainqueurs du Superbowl. Les Redskins échouent eux de peu        au premier tour des playoffs en s’inclinant 20-24 face aux 49ers. Washington avait pris le dessus en première mi-temps avant de se faire dépasser en seconde. Au poste de quarterback, Allen fait confiance à Billy Kilmer qui restera son quarterback titulaire durant sa présence à Washington. Sa meilleure cible durant cette année sera Roy Jefferson, receveur en provenance des voisins de Baltimore. Au sol, Brown amasse encore 948 yards. On notera aussi que le kicker Curt Knight mène la ligue en nombre de field goal réussis (29). Le defensive back Mike Bass réussit lui 8 interceptions (troisième total de la NFL).

Mike Bass (numéro 41)

Mike Bass (numéro 41)

                En 1972, au sommet de la rivalité, Redskins et Cowboys se disputent encore la tête de la division. Cette fois ci les Redskins prennent le meilleur, avec un bilan de 11 victoires pour 3 défaites. Au premier tour des playoffs, les Redskins affrontent les Packers et leur duo de running backs (Brockington et MacArthur) redoutable dans une saison déjà résolument tournée vers l’attaque au sol et le combat des tranchées. Pour stopper ce jeu de course, Allen aligne 5 joueurs sur sa ligne défensive, ce qui est une réussite puisque les Redskins éteignent l’attaque de Green Bay et s’imposent 16 à 3. La finale de conférence se joue alors… face aux Cowboys ! Un des matchs qui a marqué la rivalité. Les deux équipes l’ont emporté chacune à domicile lors de matchs serrés pendant la saison régulière. Mais cette fois ci, les Redskins ne laissent aucune chance aux Cowboys et s’imposent 26 à 3 au RFK stadium. Comme contre les Packers, le kicker Knight est parfait, à 4/4. Offensivement, le trio Kilmer, Taylor et Brown fonctionne à plein régime. Washington remporte surtout le duel physique, asphyxiant totalement l’attaque de Dallas. Retour sur match marquant dans la vidéo ci dessous. 

                La franchise tient donc sa première opportunité de remporter un Superbowl. Il s’agit du Superbowl VII qui se dispute à Los Angeles face aux Dolphins de Miami le 14 janvier 1973. Les Dolphins qui arrivent d’ailleurs invaincus à ce rendez-vous. Les Redskins n’arrêteront pas cette série, s’inclinant 14-7, dans un match où l’attaque a été complètement réduite au silence, le seul touchdown de Washington étant à mettre au crédit de Mike Bass, sur un fumble recouvert suivant un fieldgoal manqué par Miami. Il permet alors à l’équipe de revenir à 7-14 alors qu’il ne reste que quelques minutes à jouer dans le quatrième quart-temps.  Les Redskins récupèrent une dernière fois le cuir avec un peu moins de deux minutes à jouer, mais Billy Killmer ne trouve pas ses receveurs et finit par se faire sacker sur le 4th down.

             1             2             3             4             Total
MIA       7             7             0             0             14
WAS      0             0             0             7             7

                Sur le plan individuel, Larry Brown est tout de même élu MVP de la saison. Il cumule 1216 yards, soit son meilleur total en  carrière et le deuxième de la saison, derrière un certain OJ Simpson. Killmer domine quant à lui la NFL en touchdowns lancés, avec un total de 19. Le linebacker Chris Hanburger réalise lui une grosse saison du côté de la défense et se pose comme le successeur de Sam Huff. Il est d’ailleurs désormais entré au Hall of Fame.                La franchise manque donc le titre, qui revient à Don Shula, lui qui avait terminé sa carrière de joueur à washington.

                En 1973, Allen mène les Redskins en playoffs pour la troisième année consécutive. Encore une fois, les Cowboys sont les principaux rivaux. Les deux franchises terminent avec un bilan identique de 10 victoires pour 4 défaites et une nouvelle chaque équipe a remporté la confrontation à domicile. En playoffs, les Redskins se frottent aux Vikings, et ils s’y piquent. Défaite 27 à 20 face à Fran Tarkenton et ses compères. Au niveau individuel, pas de grosses révélations. Le kick-returner Herbert Felton Mul-Key est tout de même sélectionné pour le pro-bowl grâce à ses 1114 yards retournés.

Le look très funky de Herbert Felton Mul-Key

Le très funky Herb Mul-Key

                La saison 1974 est presque une copie conforme de la précédente, à l’exception que cette fois les Cowboys laissent filer les playoffs. Les Redskins terminent une nouvelle fois avec un bilan de 10 victoires et 4 défaites, soit le même que les Cardinals qui remportent toutefois la division grâce à leurs victoires sur les deux confrontations. En playoffs la franchise se déplace en Californie pour y affronter les Los Angeles Rams. Défaite 19-10 au bout d’un gros combat défensif ponctué par une interception retourné en touchdown de Isiah Robertson qui assoie la victoire de son équipe. A l’instar des Bengals ces dernières années, les Redskins se posent en losers des playoffs. Juste pour l’anecdote, un certain Joe Theismann menait les statistiques de l’équipe pour les retours de punt. Et à l’issu cette saison, Sonny Jurgensen prend sa retraite après 11 saison à Washington.

                Pour la première fois depuis son arrivée dans la capitale, Allen ne parvient pas à qualifier la franchise pour les playoffs en 1975, la faute à deux défaites pour conclure la saison. Les Redskins terminent troisième de la division avec une fiche de 8 victoires et 6 défaites. Cardinals et Cowboys vont en playoffs. Billy Kilmer réalise quand même une bonne saison avec 2440 yards et 23 touchdowns et fait ainsi partie du top 5 des quarterbacks de la NFL. Il fait notamment briller un jeune receveur, en la personne de Frank Grant qui cumule 776 yards et 8 touchdowns. Au sol un autre jeune s’illustre, le rookie Mike Thomas, sélectionné en 108ème position de la dernière draft, qui avec ses 919 yards remporte le titre de rookie offensif de l’année. Ces deux jeunes joueurs poussent doucement Larry Brown et Charley Taylor vers la sortie. Malgré tout, ce dernier devient le leader pour les réceptions en NFL lors du dernier match de la saison face aux Eagles. Il totalise alors 634 réceptions.

Mike Thomas

Mike Thomas, rookie offensif en 1975

                Malgré l’éclosion de jeunes talents comme Thomas, George Allen continue de compter sur des joueurs d’expériences et lors de l’inter-saison 1976 il fait signer le fullback John Riggins, 27 ans, en provenance des New York Jets. Il ne savait pas encore qu’il allait écrire les plus belles pages de l’Histoire de la franchise. Lors de cette saison 1976 on retrouve les trois franchises en forme de la NFC east, c’est-à-dire les Cowboys, Cardinals et Redskins. La première place revient aux Cowboys, alors que les Redskins et Cardinals sont à égalité avec un bilan de 10 victoires pour 4 défaites. C’est finalement la franchise de Washington qui retrouve les playoffs après une petite année d’abstinence, grâce à un meilleur bilan dans la division et notamment deux victoires contre Saint Louis. Mais comme à leur habitude, les protégés de George Allen se loupent en playoffs, éliminés 35 à 20 par les Vikings. A l’entrée du dernier quart-temps, le match était déjà plié avec un score de 35 à 6. L’ultime sursaut des Redskins n’y change rien. Foreman et McClanahan, deux running backs des Vikings ont largement contribué à la victoire des leurs avec chacun plus de 100 yards au compteur.

                A titre individuel, Frank Grant est le seul à se démarquer en tant que receveur. Il gagne en tout 818 yards. Il faut dire que le futur hall-of-famer Charley Taylor ne participe pas à cette saison. Au lancé, Billy Kilmer laisse progressivement sa place à Joe Theismann. Les deux quarterbacks se partagent les snaps. Au sol, Mike Thomas réalise encore une très bonne saison avec 1101 yards. John Riggins court quant à lui pour 572 yards. En défense, pour sa première saison dans l’équipe, Joe Lavender se distingue avec pas moins de 8 interceptions (troisième meilleur total de la ligue). Eddie Brown domine lui la NFL en punt returns, il y cumule 646 yards et un touchdown.

                L’année 1977 est la dernière de George Allen à la tête de l’équipe. Avec un bilan de 9 victoires pour 5 défaites, les Redskins manquent de peu les playoffs. Ils s’inclinent par deux fois contre les Cowboys, qui remportent la division. Le contrat du head coach ne sera alors pas renouvelé. Deux autres grandes figures de la franchise font leurs adieux cette année-là, il s’agit de Charley Taylor et Jerry Smith. Après une année sans jouer, Taylor revient pour une ultime saison discrète, avec seulement 18 yards. Il reste tout de même à ce moment le meilleur receveur de la NFL avec 649 réceptions pour 9110 yards et 79 touchdowns. 10 803 yards combinés et 540 points inscrits en tout. Jerry Smith aussi est très peu utilisé pour sa dernière saison, mais il quitte la ligue en tant que meilleur tight en end au niveau des touchdowns réceptionnés, avec 60 au total.  Ils doivent leurs statistiques monstrueuses à la longévité de leur carrière ainsi qu’à un passeur comme Sonny Jurgensen qui a su les gaver de bons ballons. Témoignage d’une attaque en manque de solutions, la meilleure arme des Redskins se trouvait en 1977 au sein de l’équipe spéciale, avec Eddie Brown qui réalise encore une grosse saison avec 1304 yards en punt et kick return.

Eddie Brown

Eddie Brown

                Un nouveau coach débarque donc en 1978, en la personne de Jack Pardee qui entrainait jusque-là les Bears. Il est bien connu de la franchise puisqu’il y a joué en tant que linebacker entre 1971 et 1973. Il s’agit de la première saison à 16 matchs. Il mène l’équipe à un début de saison canon avec 6 victoires et aucune défaite, puis c’est la dégringolade. Cinq défaites consécutives pour terminer, un bilan neutre de 8-8 et pas de playoffs. Ce sont les Cowboys et Eagles qui se qualifient. L’arrive de Pardee correspond aussi à l’avènement de Joe Theismann qui devient définitivement le quarterback titulaire de la franchise à 29 ans, poste qu’il ne lâchera plus  pendant huit ans. Cette année-là, l’équipe reste tout de même davantage tournée vers la course, avec une grosse saison de John Riggins, qui court pour 1014 yards. Et toujours dans cette grande tradition à Washington, un grand kick et punt returner sévit dans l’équipe. Il s’agit cette fois du rookie Tony Green qui cumule en tout 1484 yards. En défense, le vétéran safety de 33 ans Jake Scott termine sa carrière en réussissant 7 interceptions. Une sortie réussie.

Jack Pardee, joueur puis coach des Redskins

Jack Pardee, joueur puis coach des Redskins

                L’ultime saison de la décennie sera cruelle pour les Redskins. La NFC East s’affirme encore une fois comme l’une des plus relevées. Les Cowboys sont toujours au rendez-vous et les Eagles confirment leur saison précédente. Avant la dernière journée les Redskins affichent un bilan de 10 victoires et 5 défaites. Le même que les Eagles et Cowboys, ces derniers chez qui ils se déplacent pour cette dernière journée aux allures de playoffs. Encore un match historique plein de rebondissements qui a renforcé cette rivalité.

                Les Redskins démarrent fort avec un 17-0. Joe Theismann inscrit un touchdown à la course et en lance un autre pour Benny Malone, tout cela après que le kicker Mark Poseley a montré la voie avec un field goal en début de match. Mais les Cowboys se relancent totalement dans le deuxième quart-temps en inscrivant deux touchdowns et rentrent aux vestiaires avec seulement trois petits points de retard. Au retour des vestiaires, l’attaque des Redskins n’avance plus et ce sont les Cowboys qui reprennent la tête. 21-17 c’est le score à l’entrée du dernier quart temps, qui va être totalement fou. Washington se réveille, un field goal d’abord, puis deux touchdowns au sol par Riggins, dont un de 66 yards. Le score est alors de 34-21 à quelques minutes de la fin de la partie. Mais Roger Staubach n’a pas dit son dernier mot. Il trouve la endzone avec encore un peu plus de deux minutes à jouer. 34-28. Les Redskins doivent grignoter ce qu’il reste du chrono, mais leur attaque, si performante jusque-là, n’y parvient pas. Staubach récupère le cuire avec plus d’une minute et parvient à faire passer son équipe devant avec un nouveau touchdown. Theismann a une dernière chance avec une trentaine de seconde à jouer. Il pense pouvoir donner une opportunité à son kicker, mais après un moment de confusion les arbitres décident que l’ultime time-out a été appelé après que le chrono ait expiré. Les Redskins s’inclinent 35-34. Les Eagles l’emportent aussi, et dans la NFC Central les Bears écrasent leurs adversaires, ce qui leur permet d’atteindre les playoffs (grâce au tie-breaker de l’époque qui privilégie la différence de point) au dépend des Redskins avec le même bilan. Un énorme coup dur résumé dans la vidéo qui suit.

                Personne ne voyait vraiment les Redskins réussir une grande saison cette année-là, mais ils sont passés tout près de l’exploit. Jack Pardee reçoit d’ailleurs le titre de coach de l’année. Ceci notamment grâce aux progrès de Theismann qui a grandement limité ses interceptions, jusque-là son point faible. Il lance pour 2797 yards et 20 touchdowns malgré l’absence de cibles de prestige, la franchise n’ayant toujours pas trouvé le successeur de Charley Taylor. Le patron de l’attaque, c’est John Riggins, qui dépasse encore les 1000 yards. 1153 et 9 touchdowns (ainsi que 3 par les airs) pour être précis.

Theismann confie le cuir à Riggins

Theismann confie le cuir à Riggins

                C’est ainsi que s’achève cette décennie des années 1970, profondément marqué par George Allen et la rivalité avec les Cowboys. Après deux décennies plutôt médiocres, les Redskins ont retrouvé le devant de la scène. Il y aurait de quoi en écrire des pages. Seul manque un titre pour couronner le travail d’Allen. Mais Theismann et Riggins sont les nouveaux leaders d’une franchise qui ne compte pas s’arrêter en si  bon chemin.


 

Focus sur… George Allen

                Beaucoup de joueurs ont marqué les années 1970 des Redskins. On pourrait parler des defensive back comme Pat Fischer ou Mike Bass, des linebackers Chris Hanburger,  Harold McLinton ou Rusty Tillman. On pourrait aussi parler des joueurs de ligne offensive comme George Stark ou Len Hauss ou de ligne défensive comme Bill Brundige ou Diron Talbert. En attaque Larry Brown a également marqué cette décennie, et comment ne pas mentionner l’immense Charley Taylor. Mais c’est finalement sur le coach George Allen que j’ai décidé de m’arrêter, tant cette décennie ne peut être dissociée de lui.

George Allen

George Allen

                George Allen est né le 29 avril 1918 en Virginie. Il n’a pas eu une carrière de joueur de football de haut niveau, il a par contre passé des diplômes d’éducateur physique et a commencé à coacher des équipes  universitaires mineures. Il entre dans le monde de la NFL en 1957 avec les Rams de Los Angeles. Puis dès 1958 il rejoint les Bears de Chicago, en tant que scout, coordinateur défensif.

                Très populaire et plein de succès à Chicago, il aspire à un poste de head coach, mais pour cela il doit aller voir ailleurs. Il revient alors chez les Rams en 1966 avec qui il aura toujours un bilan nettement positif, mais il ne parvient pas à remporter le moindre match de playoffs (deux apparitions en cinq ans). En 1967 il est élu coach de l’année mais il est viré après la saison 1968 suite à des désaccords avec le propriétaire de la franchise, Dan Reeves. Mais les joueurs font pression sur ce dernier, et Reeves finit par céder, proposant à Allen un nouveau contrat de deux ans. Il ne parvient pas à donner le titre tant espéré aux Rams mais il quitte tout de même la franchise avec un meilleur bilan que n’importe quel autre head coach avant lui ici.

Allen en discussion avec ses cadres, Pardee et Hanburger

Allen en discussion avec ses cadres, Pardee et Hanburger

                C’est donc chez les Redskins qu’il rebondit. Après le décès soudain de Lombardi, la franchise cherchait un head coach de gros calibre, et c’est vers Allen qu’ils se sont tournés. On ne reviendra pas en détail sur son parcours à Washington, nous l’avons détaillé plus haut. Allen est un coach qui a maintenu la franchise à un haut niveau pendant toute sa présence, n’ayant jamais un bilan négatif. Seul lui manque ce titre. Il reste aujourd’hui le coach le plus influent que la franchise a connu derrière les deux titrés que sont Ray Flaherty et Joe Gibbs. Son mandat est aussi marqué par une très forte rivalité avec les Cowboys de Landry.

                Après son départ de la capitale, Allen n’occupera plus de fonction importante dans la ligue. Il décède en 1990 à l’âge de 72 ans et est introduit au Hall of Fame en 2002. L’actuel general manager des Redskins, Bruce Allen, est son fils. 


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Statistiques via http://www.pro-football-reference.com/

WEEK 9 : Redskins at Vikings

Washington Redskins 2629 Minnesota Vikings 

 

Oooooh qu’elle est moche ! Et oui c’est une habitude pour les supporters de la franchise, les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Après une excellente performance collective contre les Cowboys, les Redskins ont livré une de leurs pires prestations de la saison. Et le plus frustrant dans cette histoire c’est que même malgré cela la victoire était proche…

Si l’attaque a manqué à plusieurs reprises d’enfoncer le clou (interception de Griffin juste avant la mi-temps, drive qui échoue dans les 10 yards…) la défense semble tout de même être le principal responsable. Le niveau de jeu affiché, surtout en seconde mi-temps, a été inadmissible, et Jay Gruden n’a pas manqué de le rappeler.

Face à la prestation des Redskins, boire ou prier sont les seuls choix

Face à la prestation des Redskins, boire ou prier sont les seuls choix

Le match a plutôt bien démarré. Robert Griffin III (18/28, 251 yards, 1TD, 1Int) était mis en confiance avec des passes-écran et des passes courtes et Alfred Morris (19 courses, 92 yards) prouvait qu’il était une menace plus importante associé à RGIII. Les Redskins mènent 10-0 avec notamment une course de 14 yards de Morris et on se dit que c’est reparti comme en 2012 ! La défense jusque là est correcte. Mais c’est c’est dans cette fin de deuxième quart temps que Griffin lance une sale interception et à partir de là la défense n’y est plus. Les receveurs des Vikings ont des boulevards et Bridgewater peut s’amuser. Ceci dit quand les équipes rentrent aux vestiaires à la pause, les Redskins sont toujours devant (10-7) et les espoirs restent entier. Mais la défense ne ressortira jamais des vestiaires. Et si notre attaque continue à marquer des points, avec notamment une nouvelle grosse performance de Desean Jackson (4 réceptions, 120 yards, 1 TD), la défense elle ne ralentit à aucun moment l’attaque des Vikings.  Ces derniers avancent comme dans du beurre, ou comme un drakar porté par le vent sur la mer du nord !

DJax a encore fait parler son accélération !

DJax a encore fait parler son explosivité et sa vitesse !

La défense ne parvient pas à mettre suffisamment de pression sur le quarterback rookie du Minnesota et la couverture aérienne est horrible, alors que la secondary sortait d’un gros match. Ryan Clark a particulièrement été en difficulté. Au niveau du pass rush, Trent Murphy a tout de même réussi son premier sack en NFL, et Jason Hatcher en a ajouté un à sa collection. Aucun turnover provoqué par cette défense, ce qui a plusieurs moment aurait vraiment pu soulager l’équipe. Félicitons tout de même les Vikings, qui sans être flamboyants, ont su prendre soin du ballon et prendre tout ce qu’on leur donnait.

La deuxième mi-temps a donc été un échange de coups, les Vikings frappant simplement un peu plus fort et plus souvent. Avec trois touchdowns et une conversion à deux points, Matt Asiata nous aura fait très mal. Il inscrit 20 des 29 points des locaux, alors qu’il n’a couru que 26 yards (57 yards cumulé) !

Notre attaque livre un match correct, mais insuffisant pour contre-balancer les points encaissés par la défense. RGIII réalise un retour honnête, mais son interception, ainsi que la passe manqué sur une quatrième tentative en fin de match coûtent chers. C’est sur cette dernière passe que les visiteurs laissent échapper le match, rendant la balle aux Vikings avec très peu de temps. Les médias nous redisent que RGIII ne fait pas l’unanimité dans le vestiaire. Je pense que c’est le cas pour très peu de joueurs et je pense surtout que c’est du blabla de journaliste.

A chaque fois  que le pass rush atteignait RGIII (souvent)

A chaque fois que le pass rush atteignait RGIII (souvent)

L’attaque pourra aussi se mordre les doigts pour cette possession dans le troisième quart temps où elle se retrouve sur les 6 yards adverses en 2e & 1. Mais les deux tentatives sont mal exécutées et les Redskins se contente de 3 points pour mener 20 à 14. Avec 10 points d’avance à c moment, les choses auraient pu être différentes. La ligne offensive ne cesse quant à elle de confirmer qu’elle est le principal point faible de cette équipe. Griffin a été sacké pas moins de cinq fois et on a déjà eu peur pour sa santé.

Gruden s'adresse à Zimmer à la fin du match

Gruden s’adresse à Zimmer à la fin du match

Au final il s’agit donc d’une piètre prestation collective. Le seul motif d’espoir étant que malgré cette piètre prestation on ne passe pas loin de la victoire. Les retrouvailles l’ancien coordinateur offensif des Bengals (Gruden) et l’ancien coordinateur défensif de cette même franchise (Zimmer) auront tourné à l’avantage du second. Maintenant l’équipe va avoir tout le temps de réfléchir à ses défauts puisque c’est une bye week qui arrive. Puis un match contre Tampa Bay, où une défaite serait inexcusable.

Bilan de mi-saison

Un constat mitigé

Nous voilà arrivés à la moitié de la saison. 8 matchs joués, 8 matchs restants, le temps de faire un premier bilan. Sur le plan comptable, difficile de se satisfaire d’une fiche négative avec 3 victoires et 5 défaites. Les deux victoires consécutives qui viennent d’être alignées (de justesse) ne peuvent faire oublier les 5 défaites lors des 6 premières semaines. Beaucoup de choses restent donc à corriger, mais la dynamique semble aller dans le bon sens et laisse espérer, pourquoi pas, une deuxième partie de saison au bilan positif.

Bilan défensif

La défense a été la grosse surprise de l’été, particulièrement impressionnante en pré-saison. Cependant on a vite déchanter lors du début de la saison régulière. Malgré quelques moments intéressants, on s’est vite rendu compte que le chemin était encore très long.

Et quand on a vu la grave blessure de deAngelo Hall, on s’est bien dit que c’était la fin des haricots. Pourtant, malgré l’absence de leaders (Hall blessé, Fletcher retraité) la défense semble monter en régime au cours de ces dernières semaines. Les jeunes cornerbacks que sont David Amerson et Bashaud Breeland montrent qu’ils ont le niveau NFL et feraient presque passer notre secondary pour une bonne secondary. Brandon Meriweather est toujours sur courant alternatif et ne cessera jamais de penser avec ses muscles, mais quand il sort un match comme contre les Cowboys tout va bien. Ryan Clark quant à lui n’est plus au somment de sa carrière, mais il reste ce que nous avons de mieux à ce poste dans l’effectif. La secondary est donc un peu mieux que ce qu’elle a pu être dans le passé, même si elle continue de concéder certains plays embarrassants.

Une escouade qui m’a particulièrement impressionné est celle des linebackers. Keenan Robinson (huitième de la ligue en terme de placages réussis, avec 68) pour sa première année titulaire est très impressionnant, partout sur le terrain et Perry Riley montre qu’il a bien appris aux côtés de Fletcher. cerise sur le gateau, quand Will Compton a dû suppléer une blessure, on n’a pas remarqué de nette baisse de niveau. Certains se sont même posé la question d’un passage à une défense 4-3, vu les difficultés et blessures de la ligne intérieure, le profil des edge rushers et donc l’escouade de linebackers. Seul petit point noir, la couverture face aux tight ends qui reste un soucis.

Keenan Robinson, déjà taille patron

Keenan Robinson, déjà taille patron

Pour ce qui est du pass rush extérieur, Ryan Kerrigan s’est affirmé comme un leader non seulement dans ce domaine, mais aussi de toute la défense. Avec 7.5 sacks il est au quatrième rang de la ligue dans ce domaine. Ses performances ont fait passé Brian Orakpo (aligné face à des LT plus performants, il est vrai) au second plan. Orakpo qui s’est d’ailleurs blessé au muscle pectoral (encore) et qui ne rejouera plus de la saison. Trent Murphy a donc dû occuper un rôle de titulaire, et il a répondu présent face aux Cowboys.

A l’intérieur de la ligne, la blessure de Barry Cofield fait mal. Si Jason Hatcher est une belle addition et joue à un niveau régulier, la pression intérieur manque tout de même au pass rush.

D’une manière générale on observe deux tendances qui s’inversent, la défense au sol semblait solide à l’entame de la saison et la défense aérienne fragile. Mais plus on avance dans la saison, plus l’inverse semble être la réalité. Il faut toutefois se méfier des impressions laissées par les statistiques. Le match contre DeMarco Murray vient par exemple de faire grandement changer la moyenne de yards concédés contre la course. Les adversaires affrontés pèsent beaucoup.

Ryan Kerrigan continue de progresser

Ryan Kerrigan continue de progresser

En statistiques :

Yards par match : 331 (11e de la ligue, 1er de la division)

Yards par jeu : 5.4 (11e de la ligue, 1er de la division)

Yards par match au sol : 111.8 (17e de la ligue, 1er de la division)

Yards par match à la passe : 219.2 (7e de la ligue, 1er de la division)

Points concédés par match : 25 (22e de la ligue, 4e de la division)

Top 3 : Ryan Kerrigan, Keenan Robinson, Bashaud Breeland

Flop 3 : EJ Biggers, Brian Orakpo, Baccari Rambo (avant de partir) 


Bilan offensif

Difficile de juger correctement une attaque qui a dû composer avec trois quarterbacks différents. C’est d’ailleurs sans doute le niveau de cette attaque qui définira la fin de notre saison. Beaucoup repose sur les épaules de Robert Griffin III qui va sans doute revenir pour le match contre les Vikings. Après la blessure de ce dernier, le poste revenait à Kirk Cousins, sur qui tout le monde avait beaucoup d’espoirs, au point même de le voir discuter le job de RGIII, en difficulté. Mais après des débuts encourageants contre les Jaguars et Eagles, Cousins s’est effondré, lançant bien trop d’interceptions. Son bilan n’est pas si catastrophique (61.8%, 1710 yards, 10TDs, 9Ints) mais il a coûté trop cher à l’équipe. Colt McCoy, sans être flamboyant, et avec sans doute moins de talent pur que Cousins, comprend mieux les défenses, sans doute du fait de son expérience.

Colt McCoy a "fait le job"

Colt McCoy a « fait le job »

Mais la ligne offensive ne rend de toute façon pas la vie de ces quarterbacks facile. Trent Williams est toujours une référence, mais le reste de la ligne laisse à désirer. Tyler Polumbus a d’ailleurs été relégué sur le banc au profit de Tom Compton pour le poste de RT. Il était temps. Chris Chester est également souvent en difficulté depuis le début de la saison. Kory Lichtensteiger est juste correct mais il faut dire qu’il s’agit de sa première saison en temps que center. Enfin Shaun Lauvao alterne le bon et le moins bon, pas aidé par des pépins physiques. Une chose est sûre, la ligne sera encore l’un des chantiers de la prochaine intersaison. Que ce soit en passe protection ou pour la course, il y a encore beaucoup à améliorer.

Cette ligne offensive médiocre ne doit pas non plus complètement excuser le début de saison en demi teinte d’Alfred Morris. Rien de catastrophique, mais il nous a tellement habitué à mieux. Cette saison il ne court en moyenne que pour 3.9 yards par portée, ce qui est trop peu. Il est à 64.1 yards par match (14e de la ligue). Par contre, dans son rôle (third down, passing situation), Roy Helu continue de répondre présent. Moins attendu, il progresse davantage (5.4 yards par portée) et surtout se rend utile en pass protection et dans les airs (22 réceptions pour 263 yards). Le petit dernier Silas Redd n’a que trop peu vu le cuir pour qu’on puisse se faire une idée définitive. Quant au fullback Darrel Young il est fidèle à lui même, très utile sur des situations spéciales. A un poste de moins en moins mis en avant dans la ligue, il est surement l’un des meilleures. Il a des mains très sûres utiles en redzone ou pour convertir un 4th down comme contre les Cowboys. Et si vous avez besoin d’un ou deux yards au sol, vous pouvez compter sur lui pour passer en mode bulldozer.

Pour ce qui est des tight ends, nous avons surtout des joueurs qui ont prouvé qu’ils étaient de bons receveurs. Jordan Reed vient de revenir de blessure et même si il ne participe pas encore pleinement à l’attaque il nous a montré toute son utilité. En un contre un il est redoutable. En son absence, l’explosif Niles Paul s’est dévoilé. Il réalise sa meilleure saison puisqu’il est le joueur le plus productif en réception après le duo de receveurs vedette. Enfin Logan Paulsen se fait plus discret et a finalement été peu utilisé cette saison. Les points faibles de cette escouade restent les situations de block.

Jackson et Paul ont été jusque là deux armes importantes

Jackson et Paul ont été jusque là deux armes importantes

Enfin, les receveurs. Cela faisait bien longtemps que les Redskins n’avaient pas eu une escouade de receveurs si talentueuse. Pierre Garçon, deSean Jackson et Andre Roberts forment un trio redoutable. Jackson évidemment pèse par sa verticalité, avec 20.8 yards par réceptions, il n’a pas de rivaux dans la ligue dans ce domaine. Garçon est lui plus complet, très rapide il peut aussi opérer sur des tracés courts. Roberts enfin se retrouve très bien dans le slot. Et les remplaçants ne sont pas des manchots non plus. On ne présente plus Santana Moss, qui même sur la fin de sa carrière reste un joueur important et emblématique de la franchise. Le vétéran n’a cependant pas encore effectué la moindre réception cette saison. Ryan Grant, qui a été l’une des révélations de l’été, n’est pas encore trop utilisé, mais il s’agit d’un joyau protégé, et je place beaucoup d’espoir en lui pour les années futures. Enfin, Aldrick Robinson est un peu le Desean Jackson du pauvre et peu aussi apporter cette verticalité si on fait appel à lui.

En statistiques : 

Yards par match : 391.9 (7e de la ligue, 3e de la division)

Yards par jeu : 6.2 (2e de la ligue, 1er de la division)

Yards par match au sol : 102.4 (19e de la ligue, 4e de la division)

Yards par match à la passe : 289.5 (5e de la ligue, 1er de la division)

Points marqués par match : 21.4 (23e de la ligue, 4e de la division)

Top 3 : DeSean Jackson, Niles Paul, Trent Williams

Flop 3 : Tyler Polumbus, Chris Chester, Kirk Cousins


Bilan équipes spéciales

Je serais beaucoup plus rapide sur les équipes spéciales.

Ne nous mentons pas, le début a été très mauvais. L’arrivée de Ben Kotwica ne semblait finalement pas arranger les choses. Couverture de kickoff, protection des punts, rien ne semblait marcher. Depuis tout semble tout de même rentrer plus ou moins dans l’ordre. Et surtout le punter Tress Way et notre kicker Kai Forbath réalisent une saison très solide. Way domine la ligue en longueur moyenne de ses punts (49.7) et Kai Forbath n’a pour l’instant qu’un échec. Andre Roberts de son côté ne s’en sort pas trop mal pour retourner les coups de pied.


Conclusion

On peut remarquer que malgré une défense qui semble solide quand on regarde les yards accordés, on encaisse tout de même beaucoup (trop) de points. C’est quelque chose qu’il faut corriger car clairement cette défense n’est pas si horrible. En attaque on observe que malgré la valse des quarterbacks, l’attaque aérienne est l’une des plus productives de la ligne. Mais là encore c’est en terme de yards et cela ne se traduit pas forcément en points. cela est dû a une certaine inefficacité en redzone mais surtout à des turnovers trop nombreux. Pour aider cette attaque il faudra aussi retrouver un jeu au sol plus performant.

C'est un début mais il reste beaucoup de travail à Gruden

C’est un début mais il reste beaucoup de travail à Gruden

Le gros chantier pour Jay Gruden est donc de convertir les dominations en points et donc des défaites serrées en victoires. Après ce début de saison, je verrais bien un bilan final de 8-8. Difficile de croire aux playoffs, mais la construction pour l’année prochaine commence maintenant.

WEEK 8 : Redskins at Cowboys

Washington Redskins 2017 Dallas Cowboys

 

Ooooh qu’elle est belle ! Je ne vous cacherai pas que j’ai frôlé la crise cardiaque pendant ce match tant le suspense était insoutenable, mais la souffrance valait bien la délivrance ! Quoi de meilleur qu’une victoire aux tripes sur le terrain de Dallas ? Pas grand chose !

Un scénario digne des plus grands thrillers, de la crainte, de la joie, tous les ingrédients étaient réunis pour un grand match de football !

En première mi-temps, c’est la défense qui nous maintient dans le match, en provoquant deux fumbles sur les coureurs Murray et Randle, et en les recouvrant. Bashaud Breeland et Brandon Meriweather sont à l’origine de ces fumbles, les deux ont livré une prestation impressionnante, au sein d’une défense en net progrès. Le rookie a notamment totalement éteint un certain Dez Bryant (aucun yard en seconde mi-temps). Vous connaissez ?

Défense agressive des Redskins

Défense agressive des Redskins

Malgré tout, l’attaque patine en première mi-temps et ne parvient pas à mettre à profit ces exploits de la défense, seul un field goal est inscrit. Colt McCoy (25/30, 299 yards, 0TD, 1 Int, 7 courses pour 16 yards et 1TD) démarre difficilement et se fait même intercepté dans la endzone par Wilcox. Au sol, ce n’est pas non plus la joie, Alfred Morris (18 courses, 73 yards, 1TD) est dans la lignée de ses dernières prestations, en difficulté. Silas Redd (1 course, 5 yards) est même appelé pour une course, où il sera tout près du fumble. Et la défense finit par céder, Romo trouve Bryant dans la endzone. Les Redskins sont menés 7-3 quand ils rentrent au vestiaire.

Au retour des vestiaires, l’attaque répond enfin présent et livre un premier drive solide de plus de cinq minutes qui aboutit sur un touchdown de Morris au sol. Puis la défense continue d’être solide, Jim Haslett appelant énormément de blitz, provoquant 5 sacks. Sur l’un d’eux, Keenan Robinson heurte le dos de Romo avec son genou. Le quarterback des Cowboys est contraint de laisser sa place à Brandon Weeden pour quelques minutes.

Romo face aux blitz incessants des Redskins

Romo face aux blitz incessants des Redskins

Mais même sans son QB vedette, l’attaque texane ne manque pas de ressources, et Demarco Murray sort un gros run, on le croit d’ailleurs parti pour scorer un touchdown de plus de 50 yards, mais Breeland déboule telle une bombe du côté opposé pour sauvé le touchdown, une première fois. Weeden cherche ensuite Bryant dans la endzone, mais Breeland empêche la connexion et sauve le touchdown, une deuxième fois. Weeden retourne en third down sur Bryant mais vous devinez la suite. Breeland sauve les siens, une troisième fois ! Les Cowboys se contentent de trois points et le score est alors de 10 à 10.

Mais l’attaque des Redskins sort un nouveau drive solide, en parvenant enfin à convertir des troisième tentative. Le moment fort de la possession est comme souvent une passe en profondeur de près de 50 yards pour Desean Jackson (6 réceptions, 136 yards) qui place les Redskins en 1st and goal. Mais la défense des Cowboys tient bon et les Redskins se retrouvent en 3rd and goal sur les 6 yards. A la surprise général, un quarterback draw est appelé et McCoy se fraye un chemin jusqu’à la endzone pour donner un avantage de 7 points aux visiteurs.

Quand Gruden a eu l'idée du QB draw

Quand Gruden a eu l’idée du QB draw

Avec Romo toujours pas de retour, on se dit que le plus dur est fait et que la défense de la capitale, très bonne jusque là, va tenir bon. Mais c’est mal connaitre les Redskins qui choisissent ce moment critique dans le quatrième quart temps pour faire leur pire drive défensif. Les Cowboys avancent comme dans du beurre. Weeden trouve un Witten complètement libre pour conclure. 17-17.

La réaction des fans sur le TD "wide open" de Witten

La réaction des fans sur le TD « wide open » de Witten

Les Redskins ont tout de même encore une bonne chance de plier le match. Ils parviennent même à convertir une 4th and 1 au milieu du terrain. Mais alors qu’ils étaient en position de field goal, un retard de jeu puis un sack les forcent à recourir au punt. Les Cowboys repartent juste devant leur endzone avec le retour de Romo et ce n’est pas la fin des émotions fortes. Meriweather réussit son deuxième sack et deuxième fumble, et Ryan Kerrigan semble recouvrir le cuir, mais celui ci lui échappe et les Cowboys s’en sortent. Romo convertit ensuite miraculeusement le first down avec un gros holding de sa ligne oublié (dans la endzone, ce qui nous aurait offert un safety). Les Texans ne vont cependant pas plus loin et à la fin du quatrième quart-temps, le score est de parité, 17-17.

Place à l’over-time donc ! Les Redskins remportent le toss et choisissent d’attaquer en premier. L’attaque avance bien, avec notamment une superbe réception de Jordan Reed (7 réceptions, 40 yards) pour convertir un third down. Mais elle finit par être stoppée, à distance de field goal tout de même. Et Cobra Kai Forbath  (2/2) ne se manque pas !

Les Cowboys sont donc dans l’obligation de scorer au moins un field goal pour ne pas perdre le match. Mais ils se retrouvent très vite en 4th and 3. Romo sous pression cherche alors Bryant. Mais devinez qui est sur le chemin ? BASHAUD BREELAND FOR THE WIN LADIES AND GENTLEMEN !

Breeland dévie la passe de Romo, victoire !

Breeland dévie la passe de Romo, victoire !

Grosse victoire collective contre un rival de division, c’est toujours bon pour le moral même si la route reste très longue.

Bonne ambiance dans le vestiaire après le match

Bonne ambiance dans le vestiaire après le match

Prochain rendez-vous contre les Vikings du Minnesota.

Week 7 : Titans at Redskins

Tennessee Titans 1719 Washington Redskins

 

Heureusement, l’AFC South est là pour nous donner une deuxième victoire. Après les Jaguars, les Redskins sont venus à bout des Titans, mais beaucoup plus difficilement cette fois. Tout s’est en effet joué sur un field goal de Kai Forbath à la dernière seconde.  Mais le fait marquant de ce match reste le remplacement de Kirk Cousins (10/16, 139 yards, 1Int, 1 fumble perdu) par Colt McCoy (11/12, 128 yards, 1TD) à la mi-temps.

Au moment du premier turnover de Cousins

Au moment du premier turnover de Cousins

Cousins paye ses turnovers. Car si il a réussi quelques passes impressionnantes en première mi-temps, notamment pour Andre Roberts (2 réceptions, 18 yards) et deSean Jackson (3 réceptions, 49 yards), il a surtout rendu la balle deux fois avec un fumble et une interception, ce qui a permis aux Titans d’inscrire 10 points. Ces derniers, pourtant plutôt dominés rentrent donc au vestiaire avec un avantage de 10 à 6, les locaux n’ayant scoré que deux field goals.

Au moment du deuxième turnover de Cousins

Au moment du deuxième turnover de Cousins

A la sortie des vestiaires, l’ancien quarterback des Longhorns prend la place de Cousins. Sur son premier lancé, il trouve Pierre Garçon (5 réceptions, 87 yards) pour 70 yards et un touchdown. Si ces six points sont surtout dus à Pierre Garçon et la mauvaise défense des Titans, cela reste malgré très bon pour la confiance du quarterback et de son attaque, qui repart sur de bonnes bases. On note surtout un langage corporel différent entre McCoy et Cousins. Ce dernier semblait de plus en plus résigné et cela pouvait se refléter sur le reste de l’équipe, McCoy arrive avec plus d’enthousiasme et de volonté. Un peu comme Cousins quand il a récupéré le job après la blessure de Robert Griffin III en fait, donc ne nous enflammons pas.

McCoy n’a d’ailleurs rien réussi de plus compliqué que Cousins, mais il a su prendre soin du ballon, et ne jamais le rendre à l’adversaire. Il a notamment très bien géré le drive décisif, là où on peut très bien imaginer que Cousins se serait fait intercepter. Un meilleur game manager donc, pour faire la transition en attendant le retour de RGIII qui se rapproche un peu plus.

Gruden félicite McCoy

Gruden félicite McCoy

Du côté de la course la machine ne se relance toujours pas par contre. Alfred Morris (18 courses, 54 yards) est passé sous le seuil de 4 yards (3.8 désormais) par course en moyenne sur la saison.

Finalement toutes ces discussions autour de l’attaque ne doivent pas occulter la vraie performance du week end, qui revient à la défense. Si la secondary est encore loin d’être parfaite (elle coûte le touchdown qui fait passer les Titans devant dans le quatrième quart temps) elle a tout de même limité les dégâts. Brandon Meriweather, dont je ne suis pas le premier fan, a même réussit un bon match. C’est également le cas de Bashaud Breeland qui finit avec une interception et un placage pour perte. Will Compton réussit à nous faire oublier l’absence de Perry Riley. Pour sa première année titulaire, Keenan Robinson semble déjà endosser un rôle de leader. Enfin le pass rush a été correct. Si un seul sack a été enregistré (celui de Frank Kearse) deux autres ont été annulés (pour Ryan Kerrigan et Chris Baker) et Charlie Whitehurst a régulièrement été mis sous pression. On notera malheureusement dans ce secteur de jeu la sérieuse blessure de Brian Orakpo, qui ne rejouera plus cette saison et peut être plus jamais pour Washington.

On tape également assez souvent sur les équipes spéciales et il est normal de les féliciter cette fois. Forbath avec ses quatre field goal réussis, dont le dernier dans les ultimes secondes, a été un grand artisan de la victoire. Niles Paul a aussi recouvert un ballon relâché par McCluster en retour de punt. Et Tress Way continue d’être le meilleur punter de la ligue en terme de distance. Il est le seul à dépasser les 50 yards de moyenne.

Kai Forbath explique sa gestion du field goal décisif

Kai Forbath explique sa gestion du field goal décisif

Il reste encore beaucoup à corriger dans cette équipe mais on ne peut cracher sur une victoire. On ne s’enflammera pas non plus sur McCoy, il faut retenir les leçons, mais j’aime ce choix de Jay Gruden d’essayer de briser cette spirale négative, et l’ancien quarterback des Browns a amené ce nouveau souffle. Sa motivation est d’ailleurs apparente dans ses prises de paroles.

Maintenant il est temps de préparer au mieux le choc qui arrive lundi prochain, face à nos meilleurs ennemis, les Cowboys de Dallas, en grande forme en ce moment. Il faudra tout le monde au rendez-vous pour faire un résultat.

Destin Bourgogne et Or (1) – Ray Flaherty

Destin Bourgogne et Or

1 : Ray Flaherty, celui qui montra la voie

                Dans « Destin Bourgogne et Or », nous reviendrons à chaque fois sur quelqu’un qui a marqué la franchise ; joueur, coach ou autre. Pour ce premier épisode, zoom sur Ray Flaherty.

                Ray Flaherty est né le 1er septembre 1903 dans une ferme dans l’est de l’Etat de Washington. Il grandit dans la ville de Spokane. Il pratique de nombreux sports au lycée Gonzaga puis à l’université de Gonzaga après un court passage à l’université de Washington State. Dans cette université il joue notamment sous les ordres de Gus Dorais, futur coach des Lions de Detroit. Il est ensuite passé pro chez les Los Angeles Wildcats (équipe composée de joueurs exclusivement originaires de l’ouest des rocheuses) puis a joué deux ans pour les New York Yankees. C’est finalement chez les Giants de New York qu’il pose ses valises en 1928. Il joue pour les Giants jusqu’en 1935 avec seulement une interruption en 1930. Il occupait la position de « end », c’est-à-dire qu’il jouait ce qu’on appelle aujourd’hui tight end en attaque et defensive end en défense. Avec les Giants, il remporte le titre en 1934 lors du fameux « sneakers game » où il joue un rôle important puisqu’il a l’idée des baskets pour jouer sur ce sol gelé.  Pour plus de renseignements sur ce match, je vous renvoie notamment vers cet article de Big Blue Blog. Grand esprit du football, Flaherty était à la fois joueur, capitaine et coach assistant lors de ses dernières années avec les Giants.

Ray Flaherty, numéro 1 dans bien des domaines

Ray Flaherty, numéro 1 dans bien des domaines

                Après une dernière année à New York, le propriétaire des Boston Redskins, George Preston Marshall fait appel à lui pour prendre les rênes de son équipe. Et dès sa prise de fonction il se fait remarquer en assurant qu’avec la nouvelle recrue, Wayne Millner, il est assuré d’offrir le titre aux Redskins et que dans le cas contraire il présentera sa démission. Sélectionné seulement au huitième tour de la draft 1936, Millner évolue offensivement au même poste que Flaherty, qui a vu en lui beaucoup de talent, talent qui va se confirmer tout au long de la carrière de Millner, qui entre au Hall of Fame en 1965.

                Malgré tout, les Redskins enregistrent en 1936 une fiche de 7 victoires pour 5 défaites, et si ils remportent leur division, ils échouent sèchement en finale contre les Packers. Mais Flaherty reste en place, il ne quittera pas son poste avant que la guerre ne l’appelle, en 1942.

                Le titre, Flaherty le remporte finalement dès sa deuxième saison, saison charnière dans l’Histoire de cette franchise. L’année sans aucun doute la plus importante. Il s’agit en effet de la première année à Washington suite au déménagement de Boston et également la première année de Sammy Baugh, première grande star de la franchise. Et s’agit donc de l’année du premier titre. Pour la première et dernière année, Flaherty va avoir la chance d’être armé de Sammy Baugh, Cliff Battles et Wayne Millner à trois postes clés de l’attaque. Rien n’arrête l’attaque des Redskins, pas même les Bears – qui dominent la ligue durant ces années – en finale, battus 28 à 21 (pour plus de détails sur ce match voir l’article NFC Eastory : Années 1930). Ray Flaherty restera donc comme le premier coach à avoir offert le titre suprême à la franchise.

Ray Flaherty et George Preston Marshall

Ray Flaherty et George Preston Marshall

                Durant cette finale, avec son quarterback vedette Sammy Baugh, il invente aussi la screen pass, qui est aujourd’hui un jeu standard en NFL, mais qui est à l’époque complètement nouvelle et à laquelle les Bears n’ont pas de réponses. Si Flaherty met ce jeu en place ce n’est pas par hasard. Son quarterback rookie s’est révélé être le meilleur passeur que la ligue n’ai jamais vu. Pour contrer cela les Bears mettent en place un pass rush incessant afin d’asphyxier Baugh. Mais Flaherty songe alors à cette screen-pass pour prendre le blitz à contre-pied.

« Ils se cassaient le cou à essayer d’atteindre Baugh. C’est ce qui a fait marcher la passe écran » explique le coach de Washington.

                Wayne Millner cumule par exemple ce jour-là 160 yards en réceptions, énorme à une époque où le jeu de passe était marginal.

                En 1938 Ray perd deux fois face à son ancienne équipe, les Giants, et leur laisse le titre de division. Même chose l’année suivante, avec une défaite dramatique lors de la dernière journée qui coûte la première place de la division. A croire qu’il aime encore faire triompher New York.

                Finalement enfin en 1940 il remet les Redskins au somment de la division à l’issu d’une saison largement dominée. Mais lors de la finale face aux inévitables Bears, c’est la catastrophe, une défaite 73-0, qui reste un record à ce jour…

                Après une médiocre saison 1941, Flaherty redore finalement le blason de la franchise lors de sa dernière saison à Washington. Après avoir aisément remporté la division les Redskins affrontent (encore) les Bears qui ont tout écrasé sur leur passage (11 matchs, 11 victoires, 376 points marqués, 84 encaissés) et qui semblent encore plus intouchables que deux ans auparavant. Pourtant cette folle attaque des Bears ne marquera pas le moindre point, complètement étouffée par la défense de Flaherty. Là encore, pour davantage de détails sur ce match, vous pouvez consulter l’article NFC Eastory : Les années 1940.

Flaherty entouré de Dick Todd et Sammy Baugh

Flaherty entouré de Dick Todd et Sammy Baugh

                Le coach quitte la franchise sur ce brillant succès et s’engage dans l’armée américaine pour la seconde guerre mondiale. Malgré une proposition de Marshall, il ne reviendra pas ensuite. Ses relations avec le propriétaire au tempérament envahissant semblaient d’ailleurs parfois compliquées. Il précise un jour à propos de Marshall :

« Il est descendu sur le banc un jour et je l’ai renvoyé dans les tribunes. Il n’est plus jamais redescendu. »

                Flaherty reste donc aujourd’hui le seul coach avec Joe Gibbs à avoir fait triompher la franchise et bien sûr à jamais le premier. Charisme et esprit tactique, il a su laisser sa marque. Il est introduit au Hall of fame en 1976 et il décède en 1994, à l’âge de 90 ans.


 Sources

The Spokesman-Review – 20 juil. 1994. http://news.google.com/newspapers?id=XD8xAAAAIBAJ&sjid=cAoEAAAAIBAJ&pg=6341%2C5252985

Ellensburg Daily Record – 4 sept. 1980. http://news.google.com/newspapers?id=w4dUAAAAIBAJ&sjid=Qo8DAAAAIBAJ&pg=2931%2C4760806

THE COFFIN CORNER: Vol. 6, Nos. 5 & 6 (1984) par Don Smith. https://www.profootballresearchers.org/Coffin_Corner/06-06-186.pdf

Pro Football Reference. http://www.pro-football-reference.com/players/F/FlahRa20.htm

Hall of Famers : Ray Flaherty. http://www.profootballhof.com/hof/member.aspx?PLAYER_ID=68